Friday, July 28, 2006

le concept freudo-marxiste censure de l'oedipe societal

LE CONCEPT FREUDO-MARXISTE CENSURE
DE
L'ŒDIPE SOCIETAL

Nots Christian


Dans le cadre d'une interprétation sexuelle et œdipienne de l'histoire des civilisations, de l'Etatisme et de la (dé)subjectivité civique, nous allons adapter le complexe d'Œdipe, concept élaboré essentiellement pour analyser les modes de fonctionnement identitaire individuel, à l'analyse critique des processus d'évolution des civilisations préhistoriques, théocratiques puis technocratiques.

Nous allons donc définir la notion nouvelle d'Œdipe sociétal en transposant par facilité méthodologique, la notion traditionnelle de mère à la subjectivité interne, au narcissisme ou à l'identité symbolique (consciente ou inconsciente) des citoyens (subjectivité-mère des citoyens) et la notion traditionnelle de père aux environnements institutionnels, étatiques, fédéraux ou impériaux (Institutions-père, Etats Unifiés-père, Fédérations-père, Communautés-père, Empires-père, etc.).

Dans ce nouveau recadrage politico-psychanalytique précis, nous étudierons les différentes phases identificatoires et œdipiennes des civilisations en développant successivement l'embryogenèse de la conscience subjective ou la naissance de la subjectivité-mère chez l'homme de Neandertal (stade de l'antéœdipe paléolithique), la notion d'inceste (ou de surinvestissement pathologique) de la subjectivité-mère des citoyens (ou inceste maternel dans l’œdipe sociétal) à la fin du paléolithique, au mésolithique et au néolithique (stade de l'Œdipe théocratique), la naissance de l’Etat-père avec les débuts du menticide/matricide narcissique des citoyens à la fin du néolithique (stade de l'interœdipe prophétique et messianique correspondant aux naissances de l'Etat et du pouvoir politique et au début de la mortification progressive du Self - ou du narcissisme - des citoyens dans les anciennes théocraties) et la notion d'inceste à l’Etat-père (ou inceste paternel dans l’œdipe sociétal) et de menticide/matricide avancée du narcissisme des citoyens qui correspond à nos civilisations technocratiques contemporaines (stade de l'Œdipe néolibéral contemporain). Puis, nous étudierons l’interœdipe terroriste contemporain qui correspond aux premiers signes agonistiques d’essouflement de notre civilisation technocratique occidentale avec les dégradations caricaturales et très violentes (terroristes et méga-terroristes) des contre-pouvoirs civiques.

Pour finir, nous envisagerons, dans le cadre d’une théorie purement expérimentale et prospective, un stade civilisationnel bicaméralocratique ou dialectique futur (dans le sens bien évidemment marxiste, lukacsien ou encore dans le cadre des études post-marxistes du lumineux Joseph Gabel) de type méta-œdipien avec une hypothétique répartition bicamérale du pouvoir politique où une authentique gouvernance civique (pouvoir charismatique ou pouvoir narcissique effectif de l’ensemble des citoyens) serait améliorée par un système d’Etats fédéraux judicieusement tempéré par une Constitution des droits de l’Etat et de l’Institution où seraient clairement définies des lois anti-hégémoniques, anti-impériales et anti-autoritaires qui encadreraient millimétriquement et définitivement l’Etat fédéral, la Fédération étatique (notamment les actuelles Fédérations autoritaires Européennes et américaines) et ou encore l’Empire (notamment le nouvel Empire de Re-colonisation euro-américain contemporain) [stade du méta-œdipe bicaméralocratique].

L'antéœdipe paléolithique

L’antéœdipe paléolithique correspond à la naissance de la subjectivité-mère de l’être humain. Pour approfondir ce concept cardinal et avant de définir la synergie des deux grands phénomènes contextuel et religieux qui ont permis à la conscience symbolique de naître il y a - 600 000 ans puis qui lui ont permis de s’embraser exponentiellement il y a - 80 000 ans, nous allons essayer de comprendre comment ont débuté les premiers embryons de subjectivité narcissique et de conscience symbolique au cours de l'hominisation.

Le plus vieil hominidé découvert à ce jour est vieux de six millions d'années (25 octobre 2000, Lac Baringo, Kenya) ; celui-ci a une structure osseuse bien adaptée à la station debout, il a donc acquis la bipédie, issue d'un processus d'adaptation génotypique très lent qui lui a permis de se déplacer plus longtemps, plus vite et plus loin dans un environnement devenu très sec et moins riche alimentairement (consécutif à un réchauffement climatique). La verticalisation libère la main et permet des praxies plus fines et beaucoup plus précises ; il commence à fabriquer des outils et des armes pour chasser et pour pêcher… Le surplus d'adaptation provoque un surplus d'encodage génotypique, qui va entraîner l'expansion de la boite crânienne.
Vers - 3 ou - 2,5 millions d'années apparaît l'Homo habilis : « l'homme habile » peaufine ses outils et arrive à fabriquer des armes beaucoup plus performantes ; il sait aussi très bien tailler la pierre et notamment le silex, ce qui va lui permettre de déchiqueter les aliments, libérant ainsi les muscles masticateurs. L'encodage génotypique de ce nouvel apprentissage va provoquer une modification plus esthétique de son identité faciale.
L'Homo érectus est apparu, il y a environ - 1,6 millions d'années. Il marche parfaitement droit et emploie des armes artisanales très performantes telles que des lances massives, des javelots et des masses adaptées pour chasser les gros mammifères ; il apprend aussi à installer les premiers pièges. Il vit en groupes socialisés et pacifiques, construit des petites cabanes, commence à se vêtir et n'a pas encore inventé la guerre et le meurtre intra-spécifique.
Vers - 500 000 ans, il découvre et domestique le feu qui l’aide à se chauffer, à cuire la viande, à s'éclairer et accessoirement à éloigner les prédateurs. De plus, grâce à la cuisson des différentes viandes, son régime alimentaire devient de plus en plus riche en protéines, ce qui permet à son volume crânien d'augmenter et à sa dentition de régresser.

Du point de vue de la conscience cognitive, on peut dire que l'Homo erectus a commencé à développer très lentement sur une échelle de temporalité qui a duré plusieurs centaines de milliers d'années, des îlots cognitifs de pré-conscience symbolique embryonnaire de lui-même et du monde, qui correspondent aux toutes premières représentations mentales préconscientes
(proto-représentations mentales) de la corporéité, de la cognition, de la socialisation et de l'environnement écologique ; d'ailleurs, on retrouve encore aujourd'hui systématiquement et transitoirement, dans la psychogenèse naturelle des bébés et des très jeunes enfants, ces proto-représentations mentales préconscientes pendant les stades embryonnaires de développement des enveloppes archaïques de leur Soi (Self facial, Self du regard, Self cutané, Self olfactif, Self tactile, Self gustatif, Self auditif, Self visuel, Self haptique, etc.).

Un premier embrasement de la conscience symbolique a lieu aux alentours de - 600 000 ans : ce phénomène a été provoqué par des variations climatiques considérables (notamment avec des sécheresses majeures), obligeant l'Homo érectus de l'Afrique à migrer massivement vers les climats plus tempérés de L'Europe et de l'Asie et à se pré-sédentariser pour lutter contre la faim, contre la soif et contre la rareté du gibier ; il va s'installer alors plus au Nord, autour de fleuves, de lacs et de rivières.
Les apprentissages issus de ces premiers phénomènes de sédentarisation de survie vont provoquer ainsi une mutation rapide et inhabituelle des encodages phénotypiques, génotypiques et proto-représentationnels (conscients et préconscients) : ces nouveaux encodages identitaires jusqu'alors en friche concerneront particulièrement la territorialité, la spatialité, la motricité, l'alimentation, la sensorialité (régression partielle progressive du sens visuel au profit de l'ouïe), la socialisation interpersonnelle, la groupalité et la mort ; les notions de couple et d'attachement affectif sont nées durant cette période de pré-sédentarisation de l'Homo érectus. Il est probable aussi que les prémisses des interdits de l'inceste et des interdits du meurtre sont nées à cette période... Enfin le feu, sécurisant, a permis de libérer le sommeil paradoxal et donc le rêve, activité cognitive de pré-symbolisation restée résiduelle chez les autres animaux.

Mais un deuxième élément, de loin le plus important, va littéralement « booster » la conscience symbolique de l’homme de Neandertal aux alentours de - 100 000 ans environ, avec l'apparition des premiers dispositifs rituels de régulation de la conscience symbolique naissante inventés par l'homme de Neandertal, comme l'enterrement des morts, accompagné d'offrandes.
Avec ces premiers dispositifs funéraires, apparaissent aussi les premières traces de graphisme rituel remontant aux alentours de - 80 000 ans avant notre ère ; ces premiers graphismes qui resteront inchangés pendant 60 000 ans (jusqu'à la fin de paléolithique supérieur) sont des lignes de cupules, des séries de petites entailles parallèles et équidistantes ou des alignements de points colorés et de traits peints de différentes couleurs gravés sur de l'os, sur de l'ivoire, sur des plaquettes de bois, sur des tablettes de pierre ou sur les murs des grottes. Ils atteindront leur quintessence artistique et sémantique avec la réalisation des peintures pariétales à l'ocre et au bois carbonisé des grands sanctuaires « initiatiques » rupestres qui apparaîtront à partir de - 30 000 ans (grottes Cosquer, grottes de Lascaux, etc.).

Ces plaquettes pictographiques (comme par exemple le disque de Phaïstos qui est particulièrement significatif pour notre propos) ont permis, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, de concentrer sur des supports facilement déplaçables et facilement transmissibles, un ensemble de pictogrammes qui mémorisaient analogiquement, point par point, chaque séquence rituelle et chaque atelier d’identisation narcissique ; du même coup, la transmission transgénérationnelle et inter-groupale des connaissances rituelles et identitaires antédiluviennes a été sur-multipliée.

Les hommes de la préhistoire et de la protohistoire tournaient donc le dos à la technologie et au monde extérieur pour explorer leur esprit et leur identité profonde. Ce cheminement introspectif, qui a duré plusieurs centaines de millénaires (et non quelques millénaires !) les a emmenés à découvrir un véritable monde à l'intérieur d'eux-mêmes, fait de reliefs identitaires sauvages et inexplorés.

C'est pour cela d'ailleurs que ces dispositifs religieux et identitaires anté-historiques n'ont quasiment pas été étudiés car cela risquerait de remettre profondément en question les théories contemporaines obsolètes, voire débiles sur l'archéogenèse des religions, les thèmes occultés du sens identitaire des rituels religieux et la censure scientifique au sujet de l’ex-mentalisation symbolique (aujourd’hui fossilisée) des premiers Homo sapiens...
En étudiant ces thèmes "scientifiquement et éthiquement incorrects", il en résulterait le "risque" de décrypter notamment que l'ensemble des monuments religieux trans-millénaires et trans-géographiques, qui reposent énigmatiquement sur toute la planète, avaient spécifiquement des fonctions d'initiation narcissique et des fonctions de conscientisation symbolico-identitaire... pour les peuples !

Pour finir, le sur-développement cérébral dû à l'embrasement des encodages phénotypiques et proto-représentationnels et la migration progressive en position basse du larynx (mutation laryngée qui s'est développée pendant plusieurs centaines de millénaires) due à l'embrasement des encodages génotypiques, va donner à l'homme de Neandertal la possibilité mécanique d'émettre des sons articulés, puis progressivement (dans sa dernière période entre - 150 000 et - 40 000 ans) le langage.

L'œdipe théocratique

L’œdipe théocratique correspond au surinvestissement incestueux de la subjectivité-mère des citoyens. L'inceste maternel peut être assimilé - d'un point de vue psychanalytique - à la « religion de la mère » des théocraties. Ces sociétés matriarcales étaient donc excessivement concentrées sur la quête rituelle du Soi ou du Self, sur la quête de l'identité et sur l'individuation.
En tant que représentation symbolique, on peut dire que l’Etat-père n'existe encore qu’embryonnairement dans le réel comme système socio-écologique, politique ou simplement rationnel.
Les anciennes civilisations de la fin du paléolithique, du mésolithique et du néolithique étaient donc des théocraties qui fondaient leur but sociétal sur l'exploration identitaire et sur la quête intérieure. Les hommes de la protohistoire avaient ainsi une connaissance approfondie de l'identité humaine et la conscience intérieure (que nous appelons aujourd'hui le ça ou le soi). Ils concentraient leurs moyens communautaires à la construction de plus en plus perfectionnée de dispositifs psycho-religieux gigantesques pour transmettre à travers le temps, la quintessence de leurs découvertes identitaires et cognitives qu'ils avaient décryptées au cours de leurs recherches psychiques et rituelles.

Dans ce sens, les monuments archéologiques des anciennes civilisations disparues étaient en réalité des systèmes psychothérapiques ou initiatiques gigantesques et… démocratiques qui, par le biais de topologies rituelles antédiluviennes extrêmement sophistiquées, permettaient de conscientiser et de structurer la topologie identitaire interne et le soi des hommes du paléolithique, du mésolithique et du néolithique.

De cette religion de la mère, aujourd'hui fossilisée, il nous reste encore les résidus des dispositifs mégalithiques de Stonehenge en Grande Bretagne, des alignements de Carnac, des Kourganes des Scythes, des pyramides égyptiennes, des labyrinthes de Cnossos en Crête, des géoglyphes de Nazcas au Pérou, des centre cérémoniels Mayas et Incas, des Ziggourats de Sumer et plus récemment de nos cathédrales construites au Moyen-Age.

Mais notre mentalisation dyssynchronique actuelle, hyper-rationnelle et désymbolisée, nous empêche de sentir et de déchiffrer ce méta-message, humainement très avancé et rationnellement incompréhensible, contenu implicitement dans ces monuments intemporels et indestructibles ; le message central des théocraties primitives n'est donc pas vide, mais nos structures mentales actuelles nous empêchent de le saisir.

L'interœdipe prophétique et messianique

L’interœdipe prophétique et messianique correspond aux prodromes (ou aux signes précurseurs) de la future hyper-puissance actuelle des Etats-pères (et à court terme de l’Empire-père mondialisé des occidentaux furtivement néo-colonialistes) et du futur processus de destruction identitaire de masse qui a commencé à étriller la subjectivité-mère des citoyens – processus très actuelle et caricaturalement visible aaujourd’hui.

D'un point de vue psychanalytique, le prophétisme et le messianisme renvoient en fait à des questions centrales encore non analysées (des parties inconscientes de la recherche psychanalytique pourtant non encore étatisée...) sur les questions de la souffrance identitaire des peuples opprimés, sur les origines énigmatiques de l'Etat et sur la définition psychanalytique du pouvoir politique. D’ailleurs, les thèmes du prophétisme et du messianisme ont été très importants pour Freud à la fin de sa vie notamment avec ses questionnements complexes et très avancés dans « Moïse et le monothéisme ».

Nous pouvons analyser le prophétisme de Moïse et le messianisme de Jésus-Christ de la manière suivante : à partir de la fin du néolithique, alors que les civilisations théocratiques et matriarcales (religion de la mère) avaient atteint l'apothéose des connaissances rituelles et des connaissances identitaires grâce notamment à la construction des gigantesques centres cérémoniels qui leur servaient de dispositifs topologico-rituels, les premières formes embryonnaires d'organisation étatiques et institutionnelles (naissance de l’Etat-père) ont commencé à s'approprier indûment cette proto-science antédiluvienne de l'identité et ces proto-méthodologies de l'identisation, originellement destinée au bien-être, à la génitalisation et à l'individuation des peuples.

On peut faire ainsi un petit détour sur la notion mystérieuse de pouvoir politique pour comprendre pourquoi la naissance de l’Etat-père, à la fin des théocraties, est restée cachée et non analysée parce qu'illégitime ; en effet, il est intéressant d'analyser sous quelles modalités subtiles, indélicates et infracliniques, le père étatique actuel (l'Etat et/ou les pouvoirs techno-politiques contemporains), pérennise depuis plusieurs milliers d'années sa puissance phalloïde ascendante.
Pour instrumentaliser ce processus qui est resté longtemps secret, l'Etat a interdit tout au long de la période historique et interdit toujours aujourd'hui plus que jamais, intentionnellement et furtivement, la conscientisation symbolique avancée (ou prescrit la non-conscientisation) de certains secteurs identitaires stratégiques des citoyens (de leur identité mortuaire, de leur identité temporelle, de leur identité sexuelle, de leur identité politique, de leur identité patrimoniale, de leur identité guerrière, de leur identité sacrificielle, de leur identité incestueuse, de leur identité amoureuse et conjugale, de leur identité coloniale, de leur identité criminelle...), tout en contrôlant totalitairement l'ensemble de leurs pulsions à la fois en hyperbolisant les avatars pulsionnels dérivés de la pulsion générique de mort et à la fois en inhibant les pulsions d'évolution et de sublimation dérivées de la pulsion générique de vie (pulsions de dégagement en psychanalyse, pulsions de résilience en psychologie sociale, pulsions de coping en psychiatrie, etc.).

Alors que la raison d'être de la politique est l'humanisation des citoyens et que son champ d'application est la liberté et le bonheur du peuple, la plupart des politiques étatiques contemporaines cherchent systématiquement à raccourcir et à « virtualiser » chimiquement, médiatiquement, culturellement et numériquement le chemin qui mène d’un ça chaotique, creux et inconscient à un Self conscient et actualisé et à une structure identitaire et symbolique évolutive pour chaque citoyen...
Ces phénomènes politico-furtifs d'usinage étatique de la cognition symbolique des citoyens visent essentiellement à empêcher industriellement, au niveau pan-sociétal, la métamorphose autonomisante et démocratogénique de leur relief symbolique embryonnaire et inconscient (de leur ça) en relief de représentations mentales conscientes et évolutives (en Self ou en énergie liée et régulée) afin de pétrifier intentionnellement leur relief identitaire interne (ou accessoirement de le maintenir sciemment en relief çaïque non structuré et chaotique dés l’enfance) en zones psychiques plus ou moins psychotiques, dépersonnalisées, inconscientes et suractives sur le plan pulsionnel...

On peut donc affirmer ici, à ce niveau d'analyse, que l'agonie cognitive du peuple est donc bien la monnaie furtive principale des pouvoirs étatiques hyper-politiques contemporains. On peut aussi en déduire facilement que les citoyens actuels, qui n'ont plus accès aux rites de conscientisation de leur identité profonde et aux rites de régulation de leurs pulsions les plus noires (comme cela a été le cas d'ailleurs pour les « citoyens anesthésiés » de la Rome impériale ou pour le peuple-esclave de l'Egypte pharaonique) vont inéluctablement se déshumaniser de plus en plus (c’est déjà très, très visible !) et devenir à terme, dans une sorte d'auto-répression inconsciente prescrite en boucles par les néo-pouvoirs étatiques, les esclaves d'eux-mêmes en perdant progressivement à la fois leur conscience autoscopique (Conscience structurale de Soi et du Self ou plus simplement conscience spectrale et profonde d’eux-mêmes) et leurs consciences critiques psycho-politiques (Forclusion de leur Self constitutionel, de leur self électoral, de leur self syndicale, de leeur Self démocrtaique, de leur Self indformationel, etc.).

Les nouveaux citoyens occidentaux contemporains - de plus en plus dépersonnalisés narcissiquement et de plus en plus grandioses egoïquement peuvent ainsi constituer une masse anonyme et aveugle de sous-citoyens méta-républicains assujettis, normalisés et anesthésiées obéissant aux nouveaux processus étatiques ultra-modernes de massification civique mondialisée et de domestication généralisée des peuples ; pour finir, dans un assentiment béat, dans une inconscience totale et dans une servitude "obséquieuse", ils adhèreront (enfin !) intégralement, tout en étant complices par passivité cognitive subtilement forcée et corollairement par confusion électorale, aux « diktats » psychotiques, voire schizophrénogéniques des gouvernements occidentaux contemporains : ainsi, da,ss cette ambiance maréchalesque et maccarthiste, les gouvernements fédéraux aaoocidentaux peuvent sereinment et sans auxcune critique engager - généralement sans consulter leurs parlements et le plus souvent dans l’encadrement illégitime et abusif de lois d’exception [notamment du « Secret Défense »] -, des norias de guerres néo-coloniales, de sacrifices coloniaux collectifs, d’expériences "scientifiques" effrayantes, de ventes d’armes de destruction massive, de ventes de centrales nucléaires plutonigènes, d’expérmentations industrielles désastreuses et d’expérientences technologiques hyper-létales, etc.).
Parralaalememnt, au niveau sociétal, ils prescriront - dans leurs citoyennetés fédérales pré-mondialisées - un éventail de comportements normopathiques obligatoires (normo-pulsionnels, ortho-pulsionnels, stochastico-pulsionnels, schizo-pulsionnels, etc.) profondément déshumanisés, anti-écologiques et totalement anti-démocratiques (par exemple dans l’intimité domestique comme au niveau collectif/sociétal, collectivisations et massifications technocratiques de comportements micro-sacrificiels et macro-sacrificiels, de comportements guerriers, de comportements auto-suicidaires, auto-mutilatoires, para-suicidaires, poly-addictifs et sociopathiques, de comportements de pouvoir et de harcèlements pervers, de comportements de consommation délirants, de comportements voyeuristes, de comportements écocidaires...).

Le spécialisation clivée, voire le dédoublement schizoïde de notre cognition (notre schizo-mentalisation contemporaine !) et la complexité de nos vies modernes nous empêchent de voir l'évidence et l'intensité de ces questions de pouvoir politique et d’ « Etatisation Cognitive Avancée » (ou de « Formatage Cognitif Avancé d’Etat ») de l'ensemble des citoyens.

Cependant, avec l'évolution récente des connaissances psychanalytiques, freudo-marxistes (Fromm, Gabel, Reich, etc.) et socio-psychanalytiques concernant les mécanismes cognitifs qui permettent d’instrumentaliser et d’usiner des processus de soumission de masse et de domestication politique des peuples (grâce essentiellement aux découvertes de quelques chercheurs non institutionnalisés et surtout non étatisés…), les citoyens qui veulent s'immuniser contre les pouvoirs systémiques et politiques (mais aussi contre leurs propres pulsions de pouvoir), ont aujourd'hui ré-accés à ces méta-connaissances (Méta-informations en polémologie !) « impérialement incorrects ».

Ces méta-connaissances plus ou moins censurées(censures rampantes) peuvent les aider à décrypter ces mécanismes d’auto-aliénation implantés au plus profond de leur cognition ; le décryptage interne de ces aiguillons politico-cognitifs oeuvre ainsi au « réarmement » progressif d’une nouvelle souveraineté civique plus participative et plus authentique et d’un nouveau libre-arbitre cognitif plus démocratique (en non comme actuellement, d’un pseudo-libre-arbitre - notamment électoral - plus… fascistogénique !).

Dans le même sens, l'histoire nous a montré, et nous montre encore, que dans les civilisations répressives où les Etats-pères deviennent omnipotents et violents (visiblement ou infra-cliniquement), il y a et il y aura toujours un fils (un prophète, un messie, un rebelle, un scribe, un esclave, un survivant, un syndicaliste, un philosophe, un citoyen révolté...) - qui sentira et qui analysera ces phénomènes circulaires -, par qui les scandales de la révélation symbolique ou méta-informationnelle, de la prise de conscience profonde et de la rébellion collective arriveront.

Le prophétisme de Moïse, le messianisme du Christ ou les kyrielles de guerres révolutionnaires antéchrétiennes (comme par exemple les guerres transmillénaires du peuple juif) correspondent en fait à une religion du fils, religion transitoire et agonistique, avant l'avènement des pseudo-religions post-christiques (ou des pseudo-religions progressivement laïcisées par le père étatique).

Ces phénomènes collectifs sur-compensatoires sont donc des tentatives de contre-pouvoir des fils-citoyens contre le père ; les fils-citoyens essaient ainsi de se réapproprier les dettes du sens et les dettes symboliques contractées indûment, totalitairement et secrètement par l'Etat-père contre leur identité profonde. C'est ce que nous avons appelé le « cryptage intentionnel par le père étatique des codes rituels antédiluviens et de leurs codes de signification identitaire ».

Dans les sociétés répressives, les livres sacrés (et aujourd’hui les livres de résistance humaniste - sous-classés comme subversifs - ou encore les textes méta-informationnels de combat et de résistance sur le Net – que les Rois et Les Empereurs contemporains qui nous gouvernent n’arrivent pas totalment à contrôler et à… censurer ! – qui font le lien entre l’aliénation identitaire furtive des peuples et la domestication socio-politique des masses civiques contemporaines…) ont donc un rôle de « contre-pouvoir » : n'oublions pas que l'église catholique a interdit, pendant très longtemps, l'accès direct des fidèles à la Bible, exigeant qu'ils passent par des clercs, ce qui fut l'une des causes de la Réforme et de la première traduction en langue moderne de la Bible, exécutée par Luther. Plus avant, dans le sens de ce cryptage récurrent par le père, certains écrits issus du judaïsme primitif et du christianisme qui en disaient trop ou qui mettaient à nu des connaissances sacrées, étaient cachés ou détruits (Apocryphes et Pseudo-épigraphes de l'Ancien et du Nouveau Testament, Autodafés récents du IIIème Reich et e nombreuses dictatures militaires contemporaines, censures "rampantes" actuelles autour de certains écrits et notamment autour des thèses doctorales généralement trop « sur-informées » qui ne peuvent très subtilement être médiatisées et commercialisées sur le réseau national et international Electre - réseau numérique et informationnel essentiel des librairies et des éditeurs - par le fait que l’ISBN - International Standard Book Number - attribué par notre minutieuse AFNIL parisienne - Agence Francophone - et surtout gouvernementale ! - de Numérotation Internationale du Livre - ne peut être attribué qu’aux livres imprimés et non aux livres photocopiés numériquement ou aux thèses doctorales reprographiées numériquement, même en grande quantité !!!).(…)

Heureusement, tout cryptage présente des fuites symptomatiques et certains textes cachés par les Pères de l'Eglise et par les Conciles sont réapparus pro-activement par "erreur" : par exemple, pensons au magnifique texte du Banquet des Thérapeutes de Philon d'Alexandrie qui dévoilent certaines séquences rituelles des premiers Pères de L'Eglise et qui a échappé à la classification implacable du « Secret Théocratique Anté-chrétien » (et incroyablement, qui a aussi échappé à l’implacable et très puissante classification du Secret Technocratique et/ou du Secret Pseudo-théocratique du Vatican).

Ces phénomènes récurrents à travers l'histoire correspondent au retour du refoulé et au retour du forclos, issus du matricide subjectif ou du menticide de masse perpétré progressivement contre la subjectivité des citoyens par les sociétés patriarcales pré-totalitaires, féodales puis technocratiques qui ont toujours cherché à clôturer et à manipuler systématiquement et arbitrairement le désir symbolique et le relief pulsionnel des citoyens.

Pour finir, il est intéressant de rappeler que l'Etat-père, face à ses contre-pouvoirs puissants, récurrents et inéluctables (parce que d'origines pulsionnelles...) dans l'histoire de l'humanité, va chercher systématiquement à gripper leur émergence par notamment le meurtre politique (pensons simplement à Moïse, à Socrate, à Jésus Christ, et plus récemment à Martin Luther King, à Che Guevara, à Gandhi et à tous les autres leaders qui ont été assassinés… ou encore au mouvement populaire de mai 68 en tant que négation du « père étatique omnipotent » (à l‘époque - pour la France - de Charles qui était [rappelons –le] Général, qui présidait une dictature militaire, qui avait un sulfureux préfet de police appelé Maurice [du métro Charonne], etc. ). Même Freud, qui était éminemment subversif et lucide, a évité de justesse sa neutralisation physique par la Gestapo en mars 1938 grâce aux interventions diplomatiques de Roosevelt et de Mussolini auprès d'Adolf Hitler.

L'œdipe néolibéral contemporain

L’œdipe néolibéral contemporain correspond à l’hégémonie illégitime et incestueuse de l’Etat-père couplé au menticide avancé - ou au matricide avancé - de la subjectivité-mère des citoyens (avec notamment son avatar culturellement très intéressant mais totalement occulté d’œdipe méta-colonial contemporain qui peut être défini par le menticide avancé des identités nationales-mères de chaque citoyen néo-colonialisé ou mondialisée actuel [Self territorial ou identité territoriale, Self linguistique et identité linguistique, Self culturel ou identité culturelle, Self religieux ou identité religieuse, Self financier ou identité financière, etc.] - via notamment l’imposition « inconsciemment consentie » de la nouvelle pseudo-néo-citoyenneté mondiale-mère - et par l’hégémonie incestueuse progressive du futur « gouvernement mondial-père » ou du futur « Empire planétaire-père »).

La problématique sidérante de nos sociétés actuelles hyper-patriarcales et matricidaires pourrait se conceptualiser par le questionnement suivant : "Du concept du père et du concept de dieu après Auschwitz, Hiroshima et le syndrome immuno-dépressif..." Ces trois crimes contre l'humanité, qui ont la spécificité d'être des meurtres de masse, ont la particularité d'être aussi des crimes d'Etat ; ils sont l'illustration la plus abjecte de la criminalisation exponentielle des Etats au XX e siècle qui se perpétue encore aujourd'hui sous le couvert des institutions internationales largement "sous contrôle", pour appuyer nos assertions sur la fonction brisée et sadisante du père étatique et sur le pourrissement exponentielle de la fonction paternelle des nouvelles fédérations impériales de l’Europe et des Etats-Unis ou des récentes communautés pluri-étatiques imposées aux… peuples.

Ce pourrissement exponentiel de la fonction paternelle équivaut, d'un point de vue freudo-marxiste, à la validation collective inconsciente d’une position incestueuse de l’Etat fédéral autoritaire contemporain (à l’Occidental) et de ses institutions néo-impérialogéniques d’auto-reproduction, d’auto-légitimation et d’auto-charismatisation (via la scientolâtrie, la technolâtrie ou l’aberrante idolâtrie des masses occidentales face aux multiples et pourtant « grossières » formes de guerre géo-fiancières et néo-coloniales, via un Cry Wolf Syndrom hyper-médiatique mondial {11-semptembre 200…} ou via l’hyper-rationnel et caricatural Cheval de Troie de la mondialisation économique néo-libérale qui introduit totalitairement et furtivement un « Plan Unique d’Américanisation Mondialisée » décliné en de nombreuses sous-phases cumulatives et à rebours(Black Programs émanant essentiellement de la topographie matricielle du Très Secret Defense du Pentagone) et idéologiquement et médiaquement « habillé » afin d’atteindre inexorablement l’objectif final du « Projet de Dictature Planétaire Américaine » et de « Gouvernement Américanisé Mondial ».

Succinctement, ces « Black Programs matriciels » de la mondialisation sont caractérisés notamment par :

la mondialisation forcée des économies nationales,
la mondialisation numérique imposée (Internet - ou l’ex-Arpanet -, qui est loin d’être démilitarisé),
la mondialisation gouvernementale imposée,
la mondialisation atomique feutrée,
la mondialisation financière « souterraine »,
la mondialisation militaire secrète (mondialisation de l’OTAN et du Pentagone),
la mondialisation pseudo-narcissique indolore des peuples (mondialisation psychotropique et pharmaceutique),
la mondialisation culturelle imposée,
la mondialisation des « hyper-terrorismes contemporains d’Etat » prescrite furtivement par « l’Axe Technocratique du Bien » pour servir d’alibi et légitimer la préemption coloniale définitive des ¾ des pays pauvres- notamment pétrolifères et minéralifères,
la mondialisation gouvernementale (gouvernement mondial),
la mondialisation présidentielle,
la mondialisation ministérielle,
la mondialisation électorale,
la mondialisation des services secrets,
la mondialisation fiscale,
la mondialisation pseudo-informationnelle et pseudo-culturelle (Internet !),
la mondialisation de l’espionnage scientifique… américain,
mondialisation des « gaps » technologiques et scientifiques entre les Etats-Unis et le reste du monde – et notamment de l’Europe qui sera bientôt prête à re-subir un « 6-juin-2014 [« ennemi » pour le coup], etc.),
etc.

Les meurtres de masse de la Shoah, l'atomisation volontaire de plusieurs villes civiles (jamais jugée devant un tribunal pénal ou une Cour Pénale Internationale...), des guerres coloniales gigantesques et infondées, des transferts contre-natures de très hautes technologies militaro-nucléaires orchestrés par des grands Etats-voyous technocratiques de l’Europe et des Etats-Unis ou la construction de l'Europe (véritable méga-machine de guerre économique, industrielle et financière, équivalente au plus grand des empires fédéraux jamais égalés que voulaient d'ailleurs réaliser Adolf et Napoléon Bonaparte...) représentent les exemples emblématiques d’une macro-sémiologie matricidaire et fascistoïde à la fois gigantesque et abjecte sur laquelle les systèmes patriarcalo-étatiques et fédéraux contemporains s'appuient pour augmenter leur puissance phalloïde exponentielle et criminogénique.

Dans ce sens, la désubjectivation croissante des individus et la déresponsabilisation pulsionnelle et narcissique de plus en plus millimétrique des citoyens du XXIème siècle (pensons là simplement pour l'exemple à certaines friandises médiatiques délicieuses et bêtifiantes, diffusées aux heures de grandes écoutes) semblent correspondre à l'émergence de nouvelles armes à tropisme symbolique (armes schizo-narcissiques furtives et non létales de masse, armes anti-narcissiques furtives et non létales de masse, armes pseudo-narcissiques furtives et non létales de masse qui visent à désensibiliser ou à hyper-sensibiliser poly-topiquement certains secteurs identitaires des citoyens…) et de nouvelles armes à tropismes narcissiques et pulsionnels qui ont pour but d'amplifier scientifiquement et indolorement les puissances schizophrénogéniques du père étatique fédéral (et à terme du père impérial) sur les citoyens et à moyen terme sa domination mondialisée sur les collectivités humaines.

L’INTERŒDIPE TERRORISTE CONTEMPORAIN OU LA DEGENERESCENCE ACTUELLE DES CONTRE-POUVOIRS

L’interœdipe terroriste contemporain, de part son évolution depuis deux siècles, se définit suivant deux axes typologiques différents :

L’interœdipe terroriste standard qui a commencé au début du XIXème siècle, correspond à une forme récente d’évolution violente et pré-martiale des contre-pouvoirs révolutionnaires et subversifs. Curieusement pourtant, les spécialistes contemporains du terrorisme n’y voient normativement et ineptement - dans une vue extrêmement subjective (censurée ?, simpliste ?) et étatisée - qu’une dégradation de la guerre alors qu’il s’agit là fondamentalement et objectivement d’une dégénérescence très mortifère des contre-pouvoirs civiques !
Dans ce sens, pour revenir à notre cadre strictement freudo-marxiste au sujet des déclinaisons de l’œdipe sociétal, l’interœdipe terroriste standard contemporain s’apparente donc structurellement - dans cette herméneutique tangentielle -, à un processus d’agonie identitaire avancée (ou à un processus menticidaire avancée) de la subjectivité (subjectivité-mère) de l’ensemble des citoyens de la planète (agonies identitaires individuelle, linguistique, régionale, insulaire, nationale, économique, ethnique, territoriale, culturelle, religieuse, etc.) provoqué par la mutation rapide (en moins de deux siècles) des Etats-pères post-royalistes et pré-républicains occidentaux en Etats-pères autoritaires et pré-impériaux contemporains.

L’interœdipe hyper-terroriste contemporain (avec notamment les évènements dramatiques du 11-septembre-2001), complémentairement, se définit comme une dérive méta-martiale et hyper-violente des contre-pouvoirs révolutionnaires et subversifs par le fait que leurs anciens aspects pré-martiaux ou para-martiaux sont devenus très récemment martiaux et ouvertement hyper-criminels par rapport notamment à la très forte augmentation du nombre de victimes (attentats de très haute technologie, criminalité de masse sur des milliers de civils, voire des dizaines de milliers de civils, etc.) et par le fait aussi que leurs champs opérationnels qui jusqu’alors étaient restrictivement anti-systémiques, anti-gouvernementaux ou anti-institutionnels, se sont massivement étendus à des attaques multi-cibles inhabituelles et rigoureusement focalisées contre de nombreux civils, contre les sphères symboliques et identitaires des techno-citoyens mais aussi - bien évidemment - contre les institutions « stratégiques » (notamment liées à la mondialisation) des Etats occidentaux (attaques massives et manipulations millimétriques des cultures technocratiques, des médias occidentaux, des idéologies capitalistes, libérales et néo-libérales, des valeurs sociétales euro-américaines, des élites anglo-saxones, des méga-institutions expérimentales du futur gouvernement mondial euraméricain telles que l’ONU ou l’OMC, etc.).

Etiologiquement, cette mutation très récente du terrorisme (notamment aprés la fin de la guerre froide où le monde est sorti de la bipolarité URSS-USA pour rentrer dans la « monopolarité américaine ») correspond contextuellement et en miroir aux récentes mutations hyperboliques et exponentielles des Etats-pères (notamment des Etats-Unis mais aussi résiduellement de l’Europe…) qui sont en train de se transformer - dans un processus actuel de néo-impérialisation et de re-colonisation - en Empires-pères plus ou moins ouvertement totalitaires et... fascistes.

Ces nouvelles formes de « terrorisme noire », « d’hyperterrorisme », de « méta-terrorisme total » ou de « méga-terrorisme de masse » ont donc la spécificité d’attaquer - bien au-delà des attaques militaires habituelles - les talons d’Achille identitaires des hyper-puissances dominantes occidentales : attaques hyper-technologiques, attaques boursières, attaques informatiques, attaques aéronautiques, attaques médiatiques, attaques religieuses, attaques architecturales…

Ainsi, les sphères symboliques ou identitaires essentielles des Etats contemporains commencent à être minutieusement et furtivement infiltrées, détournées et… sabotées dans le cadre de ces nouvelles techniques méta-terroristes atypiques pour essayer de pousser l’ensemble du système technocratique occidental à s’autoliquider dans la toute-puissance délirante de son hyper-matérialisme et dans le déni de sa propre ultra-violence symbolique (contre lui-même, contre l’ensemble de ses propres citoyens mauis aussi contre l’ensemble des citoyens de la planète) – toute-puissance perverse et déni de ses « folies totalitaires » que les institutions totalitaires d’Etat occidentales refusent d’assumer.

Ce récent déplacement du combat vers la sphère symbolique est utilisé par les terroristes pour eux-mêmes : il leur permet ainsi de pratiquer, à l’intérieur de leur propre personnalité, une panoplie inattendue et imprévisible de techniques conscientes de restrictions cognitives, de facticités symboliques (faux-selfs), de facticités professionnelles (faux-moi, ego grandioses et ego factices), de dissimulations sociétales (ego de façade), de manœuvres sociales tangentielles et de sur-activations symboliques sulfureuses et totalement furtives (sur-activations méta-martiales et hyper-létales de leur Self sacrificiel, de leur Self révolutionnaire, de leur Self messianique, de leur Self eschatologique, de leur Self théocratique, de leur Self millénariste, de leur Self séparatiste, etc.).
D’ailleurs, ces techniques, très connues en Orient mais peu étudiées par les analystes militaires et policiers occidentaux, s’appellent la « Takiya » chez les Chiites, chez les Alaouites ou chez les Druzes.

Les hyper-terroristes atteignent ainsi moléculairement un niveau de clandestinité maximum qui leur permet de déjouer, de brouiller et de disqualifier - notamment par furtivité identitaire maximum, par « contre-signatures identitaires factices » ou par « contre-signatures expérientielles de brouillage » (pour les puristes de la Polémologie et des Ecoles de Guerre !) - les investigations micro-sémiologiques et micro-identitaires des meilleurs analystes et des meilleurs enquêteurs de la CIA, du FBI, de la Sécurité Extérieure (DGSE pour nos amis français) ou de la Surveillance Territoriale (DST toujours pour nos amis français).

Ainsi, dans le contexte actuel de la mondialisation - qui correspond en fait à une pré-troisième guerre mondiale furtive -, bien peu de citoyens (à part quelques éléments très cultivés de l’ultra-gauche humaniste, quelques hauts gradés avant-gardistes, et quelques hauts fonctionnaires éclairés et initiés aux secrets matriciels de la Défense Nationale) savent que derrière le cheval de Troie de la mondialisation économique se cachent un vrai programme ultra-militarisé (dans le jargon des spécialistes des « Secrets d’Empire matriciels », des « M.K. » et des « Black Programs ») de mondialisations néo-coloniales tous azimuts qui est appelé secrètement au plus haut niveau des administrations impériales :

« PHASE PREPARATOIRE FURTIVE & A REBOURS DE LA TROISIEME GUERRE MONDIALE ».

Cette pré-troisième guerre mondiale furtive consiste à matérialiser opérationnellement et furtivement une déclinaison d’avatars très subtils de mondialisations pro-américaines et pro-occidentales sans que les peuples néo-colonisés s’en aperçoivent : mondialisation de la pauvreté, mondialisation de l’endettement des Etats pétroliers, minéraliers et islamiques (trop conscients identitairement et mal-colonisés antérieurement), mondialisation des guérillas pro-américaines, mondialisation culturelle pro-américaine, mondialisation satellitaire pro-américaine, mondialisation médiatique pro-américaine, mondialisation policière pro-américaine, mondialisation méga-institutionnelle pro-américaine, mondialisation des « escadrons de la mort » pro-américains…

Ce merveilleux programme planétaire impérial orchestré essentiellement par les faucons ou plutôt par les aigles national-mondialistes et national-libéralistes des Etats-Unis d’Amérique n’inquiète malheureusement pas encore les autruches des Etats-Désunis d’Europe qui n’envisagent même pas encore intelligemment le risque proactif et fort probable d’un nouveau 6 juin 1944 versus 2014 sur toute la zone eurasiatique (débarquements « amis », mini-tirs nucléaires et neutroniques « amis », pilonnages et appuis-feu de milliers d’avions d’assaut F 35 « amis »et F 22 « amis », etc…) ou encore d’un cauchemardesque et potentiel Pearl Harbour à hydrogène sur Pékin.

Pensons par exemple que nos amis américains ont depuis peu une frontière commune avec la Chine via l’Afghanistan… Pensons aussi (pour aider un peu nos analystes militaires à l’intelligence bien peu bicamérale) que le funeste et très inquiétant programme américain JSF (Joint Strike Fighter ou F 35) avec sa commande ferme et définitive de 3000 chasseurs-bombardiers F-35 à la firme Lockheed Martin correspond militairement, en terme d’avionique de mission, exactement aux besoins opérationnels de telles invasions « coloniales » et … littorales futures. Accessoirement, ce programme vise à détruire par « méta-concurrence » l’aéronautique militaire de l’Europe (3000 « F 35 » prévus à l’export), tout en stimulant judicieusement des « liens organiques incestueux » avec certaines armées européennes (avant l’invasion territoriale globale probable de la « vieille Europe » aveuglée par…).(…)

L’Amérique, dont le budget annuel de la Défense avoisinera les 650 Milliards de dollars en 2008, est donc en train d’orchestrer sous l’égide de ses funestes institutions fédérales, de ses multinationales incestueuses et de « ses » méga-institutions pseudo-internationales, une série de protocoles mondiaux pour aider l’ensemble des peuples de la planète à œuvrer altruistement au bonheur intégral de son messianique peuple et accessoirement pendant quelques temps, avant son invasion, au bonheur « partiel » de « l’eschatologique peuple européen » (qui pourra appartenir alors à « l’étonnante histoire impérialement et furtivement correcte du XXIème siècle »).

Depuis peu, les Etats-Unis mondialisent ainsi :

l’américanisation des cultures et des modes de vie (alimentation versus Mac D…, cinéma versus Hollywood, loisirs versus Disne…, psychotropes versus Novart… pour la Ritalin… qui est une merveilleuse « amphétamine » que des millions d’enfants euro-américains apprécient déjà tout particulièrement ou versus Eli Lilly pour le fabuleux et paradisiaque Proza…, informations de masse versus CNN, aéronautiques civile et militaire versus Boeing ou versus Loockeed Martin, etc.) ;
le décloisonnement et… l’instabilité de l’ensemble des marchés boursiers, financiers et bancaires pour pérenniser la haute finance américaine, - hyper-létale pour les économies nationales et pour… les peuples -, fondée sur « l’hyper-capitalisation mafieuse des capitaux » (et non fondé ortho-économiquement sur la financiarisation des marchandises et des services) ;
le transfert messianique et eschatologique de l’ensemble des richesses de la planète vers une « oligarchie méta-patride » composée essentiellement de quelques milliers d’américains et de quelques centaines d’européens au détriment des 7 milliards de « Zombies Insuffisamment Civilisés à l’Occidentale», considérés fascistement comme des « gueux obsolètes » (Rappelons ici pour les naïfs encore romantiques qu’actuellement, - et ce chiffre est en progression constante ! - 3 milliards de « pré-humains » contemporains « sous-vivent » avec moins de trois euro par jour) ;
la suppression des frontières économiques et la libéralisation générale des marchés tout en revenant subrepticement et progressivement à de nouvelles formes de « protectionnisme furtif » pour eux-mêmes (collusion entre les autorités fédérales américaines - qui fournissent opportunément des renseignements stratégiques sur les concurrents étrangers - et les firmes américaines multinationales notamment de l’énergie, de l’armement et de l’aéronautique ; retour progressif à la technique des sur-taxes pour les importations vers les Etats-Unis ; réactivation par le gouvernement américain des subventionnements massifs notamment pour son agriculture ; union souterraine des industriels américains pour diluer la concurrence européenne ; soutiens économiques camouflés aux entreprises américaines par le gouvernement fédéral ; « défiscalisation déloyale » de nombreuses entreprises américaines, via leurs délocalisations « off shore » vers des paradis fiscaux « anglophones », occultés volontairement par l’administration américaine…;
le méga-fichage ouvert du spectre identitaire complet de l’ensemble des individus de la planète, sous couvert de l’alibi du terrorisme transnational (notamment avec les programmes actuels de la DARPA « Total Information Awareness », « Terrorism Information Awareness », avec le très lumineux programme « Novel Intelligence from Massive Data » de la National Security Agency et de l’Avanced Research and Development Activity, etc.) ;
l’infiltration et l’implantation massive de ses « chevaux de Troie humains » dans la plupart des institutions stratégiques des autres Etats étrangers notamment européens (infiltration dans les structures internationales de personnes « favorables » aux Etats-Unis ; « noyautage » des élites nationales de chaque pays et « exfiltration » de grande ampleur des « cerveaux scientifiques » de la planète vers les Etats-Unis ; engouement récent pour des « retraites actives » en France et en Europe depuis une quinzaine d’années pour de nombreux hauts fonctionnaires américains de la Défense, des Affaires étrangères ou des Corps diplomatiques ; recrutements massifs d’agents étrangers par les Etats-Unis ; parrainage de terroristes « peu fréquentables » tel que Ben Laden longtemps armé par le Pentagone et la CIA contre les soviétiques ; implantations étrangères massives d’ « antennes » et de « troisièmes bureaux » d’espionnages technologiques, commerciaux et culturels qui servent de têtes de pont opérationnelles à des actions « grises » et « noires » ; mise en place transgénérationnelle de réseaux planétaires de « relais influents », d’experts et « d’initiés » pro-américains tels que les réseaux Rhodes, tels que les réseaux du « Council of Foreign Relations », telles que les « Conférences du Bilderberg », telles que les sessions de la « Trilatérale », telles que les sessions du « Word Economic Forum » - populairement appélées Conférences de Davos -, telles les loges post-maçonniques et hyper-oligarchiques du « B’naï B’rith », tel que le lobby « American Israeli Public Affairs Committee », tels que de nombreux groupes pseudo-religieux de type Moon, Scientologie et autres Ordre du Temple Solaire… parrainés par la CIA et spécialisés dans le recrutement d’ingénieurs, de médecins, de chefs d’entreprises « sensibles » et de hauts fonctionnaires « empathiques », telles que certaines organisations apparemment non gouvernementales ou pseudo-associatives qui servent d’écrans à des structures para-impériales pro-américaines de « colonisation offensive multi-rôle » ; implantation d’une base géante dite « d’enkistage » de réseaux islamistes « dormants » pro-américains au cœur de l’Europe via la Bosnie, l’Albanie et le Kosovo préparant « intelligemment » les futurs protocoles de destabilisation anti-européens ; etc.
la sous-traitance « extérieure » systématique - pour protéger la « crédibilité » de son Empire - de ses missions para-martiales les plus illégales, de ses complots d’Etat les plus risqués et de ses « méga-opérations les plus noires »(Les sites noires de la CIA) ;
l’insécurité volontaire des nations, le mal-être de ses « alliés », l’instabilité des peuples et l’installation et/ou la désinstallation de « pouvoirs politiques chaotiques ou fantoches » dans les régions géopolitiquement stratégiques ;
la « préemption militaro-impériale » directe ou furtive des marchés-clés, des ressources stratégiques, des eaux internationales, de l’air, de l’espace, des lignes de communication, de l’information et de la recherche scientifique ;
une logique pseudo-actionnariale (comme avec les faillites d’Enron, de Worldcom, etc.) d’hyper-fructification/pseudo-volatilisation des principaux patrimoines financiers publiques et privés de la planète ;
l’éclatement et la « re-centralisation furtive » des centres de pouvoir de la plupart des Etats étrangers vers les sphères méta-étatiques et… « américanisées » de la finance internationale et vers les méga-firmes américaines de l’armement et de l’énergie ;
la prospérite virtuelle de façade et le pseudo-bonheur économique de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud (notamment de l’Argentine, du Brésil, de la Colombie, du Mexique…) ;
de gigantesques campagnes continentales de vaccinations hautement iatrogéniques (notamment pour les peuples d’Afrique) ;
la vente supra-parlementaire de ses armes « high-tech » les plus destructrices et de ses hyper-technologies les plus létales au travers d’une noria de « transferts sulfureux de très haute technologie », utilisables pour usiner des armes de destruction massive (transferts récurrents et massifs de technologies nucléaires, d’armements hyper-sophistiqués, d’unités de recherches chimiques au parfum… militaire, d’unités de production de bio-technologies facilement militarisables, etc) ;
le surendettement des Etats en difficultés et des pays du tiers-monde afin de les aider à s’impliquer irréversiblement et sociocidairement dans l’économie de marché « à l’occidentale » ;
l’interception des communications privées, commerciales, gouvernementales et internationales via ses systèmes d’espionnage COMSAT, CARBOY, ECHELON II, etc ;
ses bombardements stratégiques de populations civiles étrangères pour aider de petits Etats théocratiques autoritaires ou totalitaires (souvent d’ailleurs antérieurement sponsorisées militairement ou nucléairement toujours par les Etats-Unis elles-mêmes) à revenir au modèle technocratique d’Import / Export « made in USA » (cas du Vietnam, de l’Afghanistan, de l’Irak, etc.) ;
Liste des items non exhaustives.

En mondialisant leurs fonctionnements pervers-schizophrènes (pervers dans leurs façades diplomatiques et juridiques et schizophrènes dans leurs intentionnalités pseudo-humanistes et pseudo-démocratiques) à l’intérieur de l’ensemble des secteurs internationaux, les Etats-Unis - et accessoirement l’Europe - ont surtout réussi à diluer définitivement les objectifs pan-démocratiques et pan-humanistes initiaux de la Banque Mondiale, du FMI, du GATT-OMC, de l’OMS, de l’UNESCO et surtout de l’ONU.

Ainsi, quand on se donne la peine d’étudier l’objet du « terrorisme » ainsi que ses étonnantes évolutions hyperboliques contemporaines, on se rend compte abruptement que la majorité des recherches occultent les conséquences identitaires agonistiques et ultra-violentes des mondialisations « euroméricaines » sur les peuples non-occidentaux comme sur de nombreux segments des citoyennetés planétaires (effets deshumanisants de la mondialisation sur la plupart des peuples, effets géo-financiers et géo-économiques criminels de la mondialisation, conséquences désastreuses de la mondialisation sur les cultures, sur les traditions autochtones ou sur les religions…).
Tous ces chercheurs qui ont curieusement des vues restrictivement ethno-centristes, géo-centristes, sur-idéologisées et surtout particulièrement deshumanisées se permettent incestueusement d’analyser le terrorisme qu’en termes descriptifs, sans jamais approfondir ses étiogenèses légitimement réactionnelles anti-impériales, anti-césaristes et identitaires.

De plus, dans leurs remarques volontairement bêtifiées au sujet de l’évolution récente du terrorisme en hyper-terrorisme (avec la transformation récente du terrorisme « traditionnel » en hyper-terrorismes protéiformes planétaires) - que nous préférons pour notre part appeler plus lumineusement « terrorisme noire » -, ils évitent minutieusement et anti-scientifiquement d’analyser l‘étiologie principale de ce « saut mutationnel énigmatique », qui est la montée en puissance totalitaire des Etats occidentaux actuels en Empires mondialisateurs panoptiquement hyper-violents.
Pour être plus explicite, nous voulons faire intégrer au lecteur que les phénomènes schizoïdes d’hyper-terrorismes contemporains (notamment avec les très récents attentats de masse qui ont fait dramatiquement plusieurs milliers de victimes aux USA) ne sont que la partie contre-réactionnelle identitaire agonistique, débutante et graduelle de la plupart des pays très pauvres de l’Asie et de l’hémisphère sud et de la plupart des petits Etats qui sont tous en grande difficulté global au niveau de leur économie interne face à l’étrillage économico-exterminationnaire, géo-commercial et géo-financier provoqué par les mondialisations néolibérales contemporaines des Empires pervers d’Amérique et de l’Europe.

La mondialisation techno-économique imposée perversement par les Occidentaux induit donc très directement la mondialisation terroriste qui est elle-même en train de se transformer sous nos yeux très progressivement en mondialisation hyper-terroriste !

Pour conclure, il nous faut donc admettre que les Occidentaux préparent, derrière la mondialisation économique actuelle apparente, une série « noire » et intentionnelle de mondialisations désastreuses et structurellement anti-démocratiques. Ces « hyper-mondialisations noires et secrètes des américains et des Européens vont ainsi provoquer inéluctablement et réactionnellement une hyper-mondialisation terroriste noire et extrêmement violente – car agonistique pour des dizaines de pays très pauvres en phase d’extinction, voire d’extermination géo-économique et géo-financière. Il suffit pour notre lecteur-autruche (désinformé ou tout simplement « collaborateur d’Etat inconscient » du système occidental…) de méditer philanthropiquement (sans parler d’humanisme, car l’espèce humaine a perdu depuis quelques millénaires l’intelligence symbolique et / ou narcissique requise pour cela) sur le fait qu’actuellement 3 milliards d’habitants vivent avec moins de trois dollars par jour et que 1% de la population étatsuniennne detient actuellement 45 % des richesses mondiales en 2006…

Il ne s’agit pas d’affirmer dans cet article de recherche (polémique ?) que la mondialisation n’est qu’une forme novatrice de « fascisme feutré », de « totalitarisme mou » ou encore que les citoyens du monde devraient commencer à organiser une « charte de la contestation mondiale » (c’est cependant hautement conseillé), mais il s’agit de démontrer que l’hyper-terrorisme contemporain est l’antidote schizophrénique, réactionnel et incompressible (Rassurons ici nos nouveaux minitres-Robespierre français et américains qui prônent l’alibi de l’Insécurité Suprême !) aux hyper-létales mondialisations pro-occidentales actuelles qui ne visent sulfureusement qu’à schizophréniser globalement l’ensemble des citoyens des pays hyper-pauvres (souvent musulmans…) et des peuples spécifiquement non occidentaux.

D’ailleurs, dans la répétitive et sanglante histoire martiale et sacrificielle des peuples, il faut observer que nous revivons toujours transhistoriquement ces cycles populaires de « réveil identitaire sidérant » qui délient hyper-violemment des masses d’individus dépersonnalisés et des « blocs » de groupes nationaux colonisés de l’hyper-puissance phalloïde et autoliquidante d’Empires éphémères. Ainsi, comme cela s’est déjà produit à la fin de l’antiquité classique avec l’Empire Romain, l’Empire Américain actuel risque différentiellement une faillite économique et boursière inéluctable par sur-militarisation et par sur-armement, une lente putréfaction diplomatique internationale par suractivité guerrière impériale illégale et une lente auto-liquidation démocratique par schizophrénisation pandémique de ses propres citoyens (de plus en plus « obésifiés » et drogués).

Les Etats-mondialisateurs pré-impériaux de l’Occident contemporain sont donc en train d’essayer à nouveau de « religaturer » subrepticement l’ensemble des citoyens planétaires à l’Empire (le vieux rêve d’implantation planétaire finale, historiquement récurrent, d’un « Non-Self Impérial Inconscient » – sorte de « Self-Reich Intérieur Secret » dans chaque citoyen…) par la prescription furtive et abjecte d’une nouvelle inter-structuration (et d’une nouvelle ossification métastasique…) symbiotique Empire-citoyens ultra-violente et mondialisée qu’ils tentent de légitimer par des guerres préventives (et préemptives…) généralisées, par des génocides tropicaux déguisés, par des famines coloniales continentalisées et par des poly-addictions d’Etat planétarisées et démocidaires.

LE METAŒDIPE BICAMERALOCRATIQUE A VENIR

Le métaœdipe bicaméralocratique peut être défini comme un nouveau type de civilisation future de type humaniste - c’est à dire beaucoup plus humanisée par rapport à notre décivilisation technocratique actuelle -, où la subjectivité-mère des citoyens serait consciemment et harmonieusement investie en corrélation avec un investissement « pondéré » de l’Etat-père - ou de l’Empire-père - et de ses avatars techniques, scientifiques, économiques et martiaux sulfureux.

Cette bicaméralocratie métaœdipienne correspondrait à un système de pouvoir bicaméral ou dialectique où le « kratos » (pouvoir en grec) serait constitutionnellement et équitablement partagé par les citoyens et par l’Etat dans le cadre à la fois d’un respect avancé de leur subjectivité et d’une pondération minutieuse et chronique des activités institutionnelles « totalitaires » de l’Etat fédéral.
Cette bicaméralocratie future dépasserait donc doublement le piège des anciennes théocraties où tout le pouvoir était concentré exclusivement et géo-cidairement (suicide géopolitique !) sur le quête de la subjectivité-Dieu (ou du Self-dieu) des citoyens et le piège contemporain des technocraties actuelles où tout le pouvoir est actuellement concentré exclusivement, démocidairement (suicide démo-politique !) et sociocidairement sur la pérennisation exclusive des Etats et de leurs moyens hyper-techniques et schizo-scientifiques de légitimation civilisationnelle.

L'avoir ou la Raison étatique et la subjectivité civique ne seraient donc plus en conflit mais se complèteraient équitablement : les hommes de cette civilisation, en ayant cultivé suffisamment leur quête d'objet d'amour sur eux-mêmes (leurs Selfs) jusqu'à une souveraineté identitaire profonde et fonctionnelle, pourraient devenir des humains sensibles et éclairés - c'est à dire conscients et non manipulables -, des consommateurs pondérés, des électeurs judicieux, des contribuables vigilants, des parents non ligaturants et non fissionnels, des citoyens symbolisants et fraternels et des éco-citoyens respectueux de la nature et des autres espèces animales en régulant chroniquement leur relief pulsionnel autant dans ses parties les plus noires que dans ses parties les plus créatives et les plus élevées...

Les « méta-citoyens » de ces civilisations saines pourraient s'identiser librement et jouir judicieusement et sans entrave, afin de générer une kyrielle infinie et lumineuse de contre-pouvoirs moléculaires contre les excès molaires, illégitimes et pernicieux des systèmes étatiques et impériaux redondants ; enfin, chaque « méta-citoyen » pourrait créativement s'autoriser de lui-même à s'engager activement dans une responsabilité éthique personnelle et authentique, dans des processus de résistance civile méta-étatique et méta-technocratique et dans des processus d'humanisation avancée pour l'amélioration "collective" de l'humanité (et non pour la progression thanatophorique et schizophrénique de notre inhumanité ou plutôt de notre future ex-humanité technocratique contemporaine, légitimée messianiquement et eschatologiquement par ses nouvelles croisades géo-économiques, technologiques, commerciales, géo-financières et… martiales).

L’EFFONDREMENT INELUCTABLE DES DEUX EMPIRES-PERES EURO-AMERICAIN

Dans cette hypothèse avant-gardiste et donc tout à fait idéaliste (Saluons empathiquement rassurons ici au passage nos amis des Polices Politiques et du Contre-espionnage des grands Etats technocratiques démocratiquement et constitutionnellement ultra-éclairés !), cette civilisation ne viendrait qu’après l'échec {en cours}de notre civilisation actuelle…
Or, nous savons aujourd'hui scientifiquement que les technocraties occidentales qui sont fondées morbidement sur une position hyper-patriarcale avec l’hypertrophie de leurs appareils idéologiques et répressifs d’Etat et sur une position menticidaire furtive (domestication globale et la dépersonnalisation avancée de leurs masses civiques) vont, à terme, droit à l'échec.
En effet, l'histoire trans-millénaire des peuples et des civilisations nous a appris que les sociétés excessivement matriarcales ou à l'opposé excessivement patriarcales s'éteignaient d'elles-mêmes, respectivement par auto-liquidation (ou entropie) géopolitique (comme dans les pharaonismes égyptiens ou comme chez les Incas, les Mayas, les Nazcas…) et par auto-liquidation symbolico-identitaire ou plus simplement par déshumanisation globale de la société (schizophrénie collective dans le nazisme, dans les fascismes, dans le pétainisme, dans les colonialismes, dans le mac-carthysme ; états-limites collectifs ou structuration « borderline » et « perverses » de masse des citoyens européens et américains contemporains ; prodromes d’une psychose planétaire imminente via l’installation multi-axiale et cumulatives des néo-impérialismes néo-libéraux qui sont cachés par l’écran de la Mondialisation).

Ainsi, dans nos sociétés actuelles où l'œdipe individuel au père reste systématiquement conflictuel et non intégré consciemment, les citoyens demeurent, en miroir, incapables d'accéder à des relations objectales et génitales avancées avec autrui et avec les institutions d’Etat dans l’Œdipe sociétal. Ce refus inconscient de leur père historique entraîne donc une sur-identification inconsciente aux institutions et aux dirigeants de l’Etat-père, favorisant ainsi l'élaboration d'un moi grandiose, factice et déshumanisé où chaque citoyen confond la « très facile » pseudo-maturité matérialiste de façade de son petit moi [ego] technocratique phalloïde et nombriliste avec la « laborieuse » intégration raffinée d’un Self humaniste, conscient et... dynamique.

Au sujet des prodromes de cette entropie symbolico-identitaire déjà imminente qui étrillent caricaturalement l’ensemble de nos « techno-démocraties éclairées », nous pouvons aujourd'hui citer quelques exemples emblématiques avec les catastrophes nucléaires planétaires récentes des Etats-Unis (Three Miles Island) et de l'Union Soviétique (Tchernobyl), avec les nouveaux phénomènes contemporains de bioterrorismes qui annoncent certainement dans un avenir proche de nouvelles formes para-étatiques ou furtivo-impériales de terrorismes bactériologiques, de terrorismes viraux, de terrorismes génétiques et bientôt certainement de terrorismes nucléaires orchestrés souterrainement par les grandes Fédérations-voyoux de l’Hémisphère Nord qui vendent secrètement, depuis plusieurs décennies, des armes nucléaires à de nombreux petits pays très instables du tiers monde, avec le réchauffement de la planète (grâce notamment au funeste « black program » militaire américain de guerre climatique H.A.A.R.P. en Alaska), avec les deux cents millions de morts provoqués par les cent vingt guerres du XXème siècle ou encore avec la monstrueuse dénarcissisation tous azimuts de plus en plus visible des masses civiques mondiales.

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