<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207</id><updated>2011-04-21T19:12:58.516-07:00</updated><title type='text'>Psychanalyse &amp; marxisme</title><subtitle type='html'>La psychanalyse au chef de la politique
Que le symptôme institue l'ordre dont s'avère notre politique, c'est là le pas qu'elle a franchi.
Il implique d'autre part que tout ce qui s'articule de cet ordre soit passible d'interprétation.
   C'est pourquoi on a bien raison de mettre la psychanalyse au chef de la politique.
Et ceci pourrait n’être pas de tout repos pour ce qui est de la politique et pour tout ce qui s'y fait,
si la psychanalyse s'avérait plus avertie.
J.Lacan, 1971, Lituraterre</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://psychamarx.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-4076373391044133854</id><published>2009-03-02T05:26:00.001-08:00</published><updated>2009-03-02T05:26:26.227-08:00</updated><title type='text'>psychanalyse sur Facebook</title><content type='html'>Google Web Alert for: TASSIGNY FRANS&lt;br /&gt;&lt;a style="COLOR: blue" onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://www.facebook.com/people/Frans-Tassigny/669569393" target="_blank"&gt;Frans Tassigny - France  Facebook&lt;/a&gt;Frans Tassigny (France) is on Facebook. Facebook gives people the power to share and makes the world more open and connected.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-4076373391044133854?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/4076373391044133854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/4076373391044133854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2009/03/psychanalyse-sur-facebook.html' title='psychanalyse sur Facebook'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-1247124153213137150</id><published>2007-12-19T03:53:00.000-08:00</published><updated>2007-12-19T03:55:47.746-08:00</updated><title type='text'>Militant dès sa jeunesse, Toni Negri adhère au PSI en 1956 .....</title><content type='html'>Toni NegriMilitant dès sa jeunesse, Toni Negri adhère au PSI en 1956 et en reste membre jusqu’en 1963, tout en commençant à fréquenter des mouvements marxistes. En 1969, il fonde le groupuscule Potere Operaio et rejoint ensuite le mouvement autonome italien d’Autonomia OPeraia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêté en 1979, lors d’une campagne massive de répression du mouvement de contestation sociale, Toni Negri est accusé de complicité dans l’assassinat d’Aldo Moro. Il passe alors quatre ans et demi en prison préventive dans des quartiers haute sécurité. Condamné à 17 ans d’incarcération, il est néanmoins élu député en 1983 et peut être libéré grâce à son immunité parlementaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prend cependant la fuite en France où il rejoint la communauté déjà nombreuse des militants susceptés de lien avec les Brigades rouges. Pendant son exil, Toni Negri enseigne la science politique à l’uNiversité de Paris 8 - Saint Denis et participe déjà à de nombreuses revues de philosophie politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1997, il décide de retourner volontairement en Italie pour y purger la fin de sa peine. Après six ans détention, il bénéfice d’une libération définitive en 2003. Ses liens présumés avec les Brigades Rouges sont officiellement écartés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre vie débute alors pour ce philosophe spécialiste de Hegel et de Descartes, profondément influencé par les écoles post-structuralistes françaises. Avec la publication du livre Empire (écrit avec Michael Hart), il devient un intellectuel de référence écouté dans de nombreux pays du monde et par les réseaux altermondialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui, les Etats-nations sont des objets dépassés par le phénomène de la mondialisation : ” l’autonomie des politiques sociales et économiques des États-Nation est finie : tout doit être maintenant réglé en fonction des comptabilités et des équilibres du système financier mondial”, écrit-il dans l’Empire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce déclin des Etats n’implique pas la disparition totale du pouvoir politique. En effet, une nouvelle forme de souveraineté politique est apparue, que Hardt et Negri appellent l’Empire : ” Au contraire de l’impérialisme, l’Empire n’établit pas de centre territorial du pouvoir et ne s’appuie pas sur des frontières ou des barrières fixées. C’est un appareil décentralisé et déterritorialisé de gouvernement, qui intègre progressivement l’espace du monde entier à l’intérieur de ses frontières ouvertes et en perpétuelle expansion. ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette situation nécessite de penser toute action à un niveau supérieur pour répondre aux nouveaux enjeux de l’action publique. C’est notamment pour cette raison que Toni Negri est un des plus chauds partisans de la construction européenne et qu’il choisit, en 2005, de soutenir le Traité constitionnel européen. Il explique ainsi dans le journal Libération, que le TCE est une occasion historique de “faire disparaître cette merde d’État-nation”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développant aussi le concept de “multitude”, Toni Negri reste attaché aux principes coopératistes et milite pour l’instauration d’un revenu minimum mondial qui serait la première pierre d’une “citoyenneté mondiale”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toni Negri est l’auteur de nombreux ouvrages dont Exil (Mille et une nuits, 1997), Empire (en collaboration avec Michael Hardt, La Découverte, 2000), Multitude : guerre et démocratie à l’époque de l’Empire (en collaboration avec Michael Hardt, La Découverte, 2004) et Goodbye Mister Socialism (Seuil, 2007).&lt;br /&gt;source : http://www.magauche.net/toni-negri/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-1247124153213137150?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/1247124153213137150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/1247124153213137150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/12/militant-ds-sa-jeunesse-toni-negri.html' title='Militant dès sa jeunesse, Toni Negri adhère au PSI en 1956 .....'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-8283542507588050430</id><published>2007-12-07T03:58:00.000-08:00</published><updated>2008-12-08T13:28:17.844-08:00</updated><title type='text'>magauche.en en participation avec l'open source</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/R1k2PkfUETI/AAAAAAAAAas/KqhUVJBIOeY/s1600-h/gauche.gif"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/R1k2PkfUETI/AAAAAAAAAas/KqhUVJBIOeY/s400/gauche.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5141200090741084466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1. A la une : Ouverture du site MAGAUCHE.NET&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'initiative du Mouvement RéSo, Réformistes &amp; Solidaires, de jeunes militants ont ouvert, jeudi 6 décembre, un site Internet participatif pour pousser à la refondation de la gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intitulé « magauche.net », ce site vise à fédérer les « bonnes idées » de la gauche et donne la parole à ceux qui font la gauche au quotidien. Des podcasts exclusifs de plusieurs personnalités sont déjà consultables en ligne. Noel MAMERE, Jean-Christophe CAMBADELIS, Thierry PECH, Sandrine MAZETIER ou Guillaume DUVAL y présentent, en quelques minutes, leur vision de la gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire la suite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire :  Pourquoi ce site Internet ?&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Découvrir le site magauche.net&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Evaluez les bonnes idées de la gauche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site magauche.net se veut un portail collaboratif. Les Internautes peuvent proposer des idées, en débattre et noter les articles déjà en ligne. Découvrez les bonnes idées de la gauche : évaluez-les, commentez-les, et notez-les ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En savoir plus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Découvrez les podcasts exclusifs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvrez, sur magauche.net, les podcasts exclusifs de Noel MAMERE, Jean-Christophe CAMBADELIS, Thierry PECH, Sandrine MAZETIER, Julein BOUCHER, Guillaume DUVAL, Olivier MAILLEBUAU, Mao Peninou... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils expliquent, en 5 minutes, leur vision de la gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accéder aux vidéos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Voyage dans la galaxie de la gauche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site Internet magauche.net recense les principales associations qui portent des revendications originales ou innovantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Balladez-vous dans cette galaxie de la gauche du quotidien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et aussi : découvrez les acteurs de la gauche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Participez à l'aventure de magauche.net&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'origine de cette initiative, l'association RéSo souhaite associer le plus largement possible à la vie du site Internet magauche.net. Vous souhaitez animer ce site ? Vous avez des idées à proposer ? Vous souhaitez tourner des vidéos ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contactez-nous ! Magauche.net est aussi la vôtre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proposer une idée ou une revendication pour la gauche&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Participer à l'aventure magauche.net&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-8283542507588050430?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8283542507588050430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8283542507588050430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/12/magaucheen-en-participation-avec-lopen.html' title='magauche.en en participation avec l&apos;open source'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/R1k2PkfUETI/AAAAAAAAAas/KqhUVJBIOeY/s72-c/gauche.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-336018132533570279</id><published>2007-07-03T10:53:00.000-07:00</published><updated>2007-07-03T10:54:28.053-07:00</updated><title type='text'>De Marx à Bourdieu</title><content type='html'>&lt;strong&gt;De Marx à Bourdieu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 Jugée essentielle dans les années septante, déclinée en colloques, ouvrages polémiques ou encyclopédiques divers, rythmée par les interventions théoriques de penseurs comme Antonio Gramsci, que l’on commençait à traduire en français, Louis Althusser, Lucien Sève ou Robert Fossaert, la problématique de l’idéologie a mobilisé les esprits à un point tel que le silence qui l’entoure aujourd’hui peut légitimement surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Je commencerai par situer cette notion dans son cadre historique. Conçue en effet, comme je le rappellerai brièvement, à des fins à la fois heuristiques et polémiques, la notion d’idéologie ne saurait être envisagée en dehors du contexte qui l’a rendue nécessaire. Il serait absurde d’en attendre aujourd’hui un contenu de vérité ou une valeur philosophique abstraite. Toutefois, et ce sera la seconde partie de mon propos, il n’est pas inutile de poser la question de savoir si quelque chose de ces débats mérite d’être prolongé de nos jours, ou si l’on doit les solder définitivement au compte des illusions du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 Le terme d’idéologie a reçu de multiples acceptions (c’est précisément en cela qu’il a fait débat), mais toutes portent assurément autour du rôle des représentations et des idées d’un groupe social. Reconnaître leur action concrète revient à souligner l’importance de facteurs non matériels, non économiques, dans les actions humaines. Marx en avait perçu l’importance en constatant que la situation de classe d’un individu ne détermine pas sa conscience de classe. Il avait montré que la classe ouvrière ne pensait spontanément pas de manière autonome, et que l’aide des intellectuels (issus ou non de cette classe) était un facteur déterminant de sa capacité à agir sur son destin. La capacité du prolétariat opprimé à penser son oppression en termes spécifiques dépendait ainsi de l’apport de ceux qui avaient eu le privilège de ne pas être totalement aliénés par cette oppression – ce qui, après tout, était bien le cas de Karl Marx lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 Un autre aspect de la question idéologique était alimenté par les combats de Marx contre les illusions du socialisme utopique ou les constructions philosophiques abstraites. Il dénonça à de multiples reprises la tentation des intellectuels à imaginer que le mouvement des idées changerait à lui seul le monde. Le terme d’idéologie était alors chargé d’une critique implicite. Il équivalait à une conscience fausse ou faussée du réel, il indiquait le fossé séparant les représentations de la réalité. Plus précisément, il désignait le « point aveugle » de la plupart des philosophies : l’incapacité de relier leur discours avec leur ancrage social, d’établir le « lien entre leur critique et leur propre réalité matérielle1 ». Le propos de Marx se présentait donc comme une tentative de renverser cette tendance, de construire une image du réel qui lierait le fonctionnement économico-social d’une société à ses productions de pensée, et, en conséquence, de déconstruire toutes les prétentions de la pensée à exister en dehors de ce fonctionnement réel. Dans cette perspective, l’idéologie apparaissait comme l’envers de la position marxiste. Celle-ci s’est prévalu en conséquence d’une « scientificité » qui n’a pas peu favorisé les replis dogmatiques et les excommunications fracassantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 Marx (Karl), L’idéologie allemande, trad. R. Cartelle (...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 Dans les années trente, confrontés à la montée en puissance des fascismes – donc d’un mouvement à la fois populaire et réactionnaire – et à l’incapacité des mouvements ouvriers de s’y opposer de manière efficace, plusieurs penseurs marxistes ont été amenés à reprendre la problématique de l’idéologie. Dans sa prison, Antonio Gramsci en particulier a insisté sur les rythmes différents qu’impose un monde structuré à la fois au plan des représentations et au plan social et économique. S’il est relativement aisé de s’emparer des institutions politiques d’un pays (Machiavel en avait donné la théorie bien avant Marx), il est par contre beaucoup plus difficile de modifier des comportements acquis, cimentés dans des institutions et rituels divers. La complexité des structures sociales impliquait à ses yeux une « guerre de positions » plutôt qu’une « attaque frontale ». Cette métaphore militaire redéfinissait en profondeur la stratégie communiste. Elle sera à l’origine de la rupture du parti communiste italien avec le « modèle soviétique » de la prise du pouvoir, et de l’adaptation (relative) des partis communistes aux réalités du monde occidental. L’idéologie, ici, joue un rôle essentiel. C’est elle qui assure l’hégémonie du groupe dominant, et le consensus qui lui permet de conserver cette hégémonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 En envisageant le rôle des intellectuels dans ce processus, Gramsci mettait en avant leur double mission. D’abord ils sont les agents de « l’accord ‘spontané’ donné par les grandes masses de la population à l’orientation imprimée à la vie sociale par le groupe fondamental dominant, accord qui naît « ‘historiquement’ du prestige qu’a le groupe dominant (et de la confiance qu’il inspire) du fait de sa fonction dans le monde de la production » ; ensuite, ils sont les agents de « la discipline des groupes qui refusent leur ‘accord’» au sein de « l’appareil de coercition d’État2 ». Garants de l’adhésion vécue comme naturelle par les dominés ou acteurs de la contrainte sous toutes ses formes (de la censure à l’organisation de lois répressives), les intellectuels jouent ainsi un rôle dont l’ampleur donne la mesure des effets sociaux de l’idéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Gramsci (Antonio), Gramsci dans le texte, recueil (...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 L’œuvre de Louis Althusser et de son groupe de recherche de l’École normale supérieure, en liaison avec le structuralisme français et avec la psychanalyse de Lacan, dès la fin des années soixante, apporte une inflexion forte de la tradition marxiste. Deux arguments théoriques sont avancés. Althusser considère que l’idéologie, comme l’inconscient, est une dimension inhérente de l’esprit humain. Elle n’a, en ce sens, « pas d’histoire ». Il ne faut donc pas la confondre avec « les idéologies » particulières, qui sont les vecteurs d’intérêts circonstanciels de groupes sociaux déterminés. En donnant ainsi un certain degré d’autonomie à la manière dont les hommes se représentent leur situation réelle, Althusser évite le déterminisme. Il ouvre en parallèle un vaste champ de recherche par la visibilité qu’il donne à la distinction gramscienne entre « Appareils idéologiques d’État » et « Appareils répressifs d’État ». À cette première ligne de force, Althusser en ajoute une seconde. Il représente en effet le temps humain en le comparant aux lignes de chemins de fer parallèles qui conduisent à une gare. Sur chaque ligne circule un convoi dont la vitesse dépend du chargement et de la puissance de sa locomotive. Ainsi, chaque domaine idéologique a-t-il une tradition spécifique, qui le fait avancer à sa propre vitesse. On ne saurait donc comparer, de manière transversale, les « trains » de l’économie ou de l’art. Chaque voie établit une temporalité qui lui est spécifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8 Ces propositions, on le voit, ramènent la question de l’idéologie au cœur de la vision marxiste. Elles lui donnent de surcroît un rôle spécifique, qui lève la suspicion initiale. L’idéologie n’est plus le reflet inversé du réel, mais une modalité incontournable de la réalité des hommes en société. Reste néanmoins, chez Althusser, que cette acception ouverte coïncide avec une insistance à penser des « coupures épistémologiques », dont l’opposition entre « science » et « idéologie » est une des modalités possibles. L’idéologie conserve par ce biais une part de la charge négative que lui avait donnée Marx.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 En bonne logique marxiste, il ne saurait être question d’attribuer cette avancée intellectuelle à la seule puissance de la vision d’Althusser. Rappelons-nous ce qu’était le parti communiste français dans les années soixante : non seulement le premier parti de la gauche, mais également une infrastructure alimentée par des dizaines de milliers de militants et les votes d’un électeur sur quatre ou cinq. Or l’audience de ce parti demeurait très contenue dans de nombreux secteurs de la vie intellectuelle française, en particulier à l’université, et plus encore dans les sciences humaines. La démocratisation du monde universitaire dans les années soixante, et l’appel d’air que provoqua l’expansion considérable de l’encadrement des nouvelles cohortes d’étudiants, allait donner aux communistes français l’occasion de s’y investir massivement. Ce furent en particulier les nouveaux domaines de recherche, les sciences humaines, la sociologie, la linguistique, l’anthropologie, où le poids des traditions et des pouvoirs en place pesait moins lourdement, qui virent surgir des chercheurs et des assistants se réclamant du marxisme. Par un effet dialectique prévisible, ces intellectuels réclamèrent en parallèle une certaine autonomie de pensée dans le parti communiste, et des revues comme La Pensée, et surtout La Nouvelle Critique servirent à la fois à canaliser leur apport et à dialoguer avec les dirigeants du parti formés à un marxisme plus conventionnel. Les perspectives du « socialisme à la française » et de l’union de la gauche impliquaient une « intellectualisation » des cadres du parti3. L’althussérisme constitua sans doute le point culminant de la pénétration de la pensée marxiste au cœur du système universitaire français, et simultanément la pointe de l’ouverture du marxisme aux sciences humaines de pointe, comme la psychanalyse et la linguistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 Matonti (Frédérique), Intellectuels communistes. Essai (...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 Pour nombre de chercheurs en littérature, le lien entre l’analyse idéologique et l’analyse littéraire s’imposa dès lors comme une préoccupation centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 Dans l’esprit d’Althusser et de ses élèves, les œuvres d’art sont des lieux dans lesquels de l’idéologie s’énonce sans que l’auteur en soit conscient. Et le travail de l’analyste consiste à repérer des traces de cette idéologie, et à construire une cohérence de signes épars. Analogue en son principe à la relation qui unit le psychanalyste et son analysant, l’investigation littéraire s’apparente à la recherche d’un « symptôme ». Le texte ne reflète plus une idéologie particulière qui lui serait antérieure, il devient le lieu de production de tensions idéologiques que son auteur ne saurait maîtriser. Les rares travaux d’Althusser sur la littérature (principalement une lecture de Brecht à travers le théâtre du metteur en scène italien Giorgio Strehler) et, ceux, plus importants, de Pierre Macherey (Pour une théorie de la production littéraire, 1966) montrent ainsi que Balzac ou Jules Verne produisent des œuvres (Les Paysans ou L’Île mystérieuse) dont les implications idéologiques leur échappent. Le travail le plus important dans cette optique est celui qui relie pour la première fois une institution officielle d’ampleur, de celles qu’Althusser appelait les « Appareils Idéologiques d’État », en l’occurrence l’École, à la production et à la réception littéraires. Dans Les Français fictifs (1974), Renée Balibar montre ainsi que les choix linguistiques et stylistiques des écrivains restent dépendants de la manière dont ils ont appris leur métier dans un univers scolaire traversé par des contradictions et des choix d’ensemble de la société. Cette médiation, qui se repère concrètement dans les exercices proposés par les enseignants, dans les manuels, dans les instructions officielles, détermine des manières d’écrire, un choix de références communes aux agents du monde littéraire, une représentation du rôle et du travail de l’écrivain. Pour la première fois, l’intuition de Sartre, relayée par Roland Barthes, selon laquelle « la littérature, c’est ce qui s’enseigne » trouvait sa démonstration complète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12 Comme le rappelle par ailleurs Gisèle Sapiro, les travaux de Bourdieu opèrent un décentrement complet de la topique marxiste. En lieu et place de l’étagement superstructure (idéologie) / infrastructure (économie), ils postulent l’existence de structures sociales relativement autonomes, dont les agents définissent les valeurs, les enjeux et les objets. On voit bien ce qui distingue Bourdieu de ses prédécesseurs. Contre la logique marxiste du reflet, il insiste sur le fait que les œuvres d’art doivent être interprétées dans des termes propres au champ de l’art et selon les enjeux propres à cet univers. Ni l’appartenance à un groupe social, ni les opinions de l’auteur ne déterminent donc la position qu’il occupera dans le champ ou les prises de position qu’il y défendra. Contre l’idée sartrienne d’étudier comment Flaubert est devenu Flaubert au terme d’une approche « progressive-régressive », Bourdieu propose d’analyser comment les propriétés sociales d’un agent ont pu lui permettre d’occuper les positions que lui offrait un état déterminé du champ littéraire. Contre le formalisme enfin, Bourdieu affirme que les changements dans l’art dépendent moins de la capacité d’un système à s’auto-réformer (par exemple en tenant compte d’une « usure » naturelle) que de l’existence d’agents capables d’investir des formes nouvelles dans un répertoire de formes possibles, en fonction de leurs intérêts et objectifs spécifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idéologie et le littéraire&lt;br /&gt;13 La tradition marxiste d’étude de l’idéologie s’est généralement traduite, dans les recherches littéraires, par la mise en relation de deux entités : le texte et le social. Jean-Maurice Rosier a bien caractérisé les différentes modalités selon lesquelles a été pensé le reflet de l’une sur l’autre. On distinguera donc utilement le reflet « mécanique » (Marx) du reflet « expressif » (Goldmann) et du reflet « productif » (Althusser)4. Ce dernier alimente la voie sociocritique dans laquelle se sont engagés une partie de ceux qui se réclament d’une sociologie littéraire. Quelles que soient les modalités choisies, cette perspective tend à repérer la manière dont l’organisation textuelle produit, occulte ou réagit à des phénomènes sociaux. Les études postcoloniales ou de rapports sociaux de sexe ont, à cet égard, ouvert de nouveaux objets, mais n’ont pas fait évoluer ce mode d’interrogation. La sociologie d’inspiration bourdieusienne, comme on l’a vu, a déplacé le lieu du questionnement en introduisant un troisième terme : le champ littéraire. Elle ne nie pas, pour autant, les questions de formes et de traditions littéraires. Et, contrairement à certains, je ne pense pas que la réflexion de Bourdieu ait contribué à l’obsolescence de la question idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 Voir ses contributions au Dictionnaire critique du (...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14 Compte tenu de ce qui précède, où se situe désormais l’idéologie ? Plusieurs niveaux de pertinence méritent sans doute d’être distingués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 Une première dimension lie la littérature, système de représentations, à l’idéologie de groupes sociaux. Au plan individuel, on en mesure les effets dans l’analyse des habitus (fréquenter les théâtres ou connaître des poèmes peuvent être perçus comme des comportements de classe) ; au plan collectif, se jouent par exemple ici les innombrables tensions frontalières entre le monde social et le champ. Ainsi une critique idéologique analyse non seulement les cas où le littéraire se met explicitement au service d’une idéologie dominante ou particulière (par exemple des poètes et des historiographes chantant les louanges du monarque) et les cas – comme dans les utopies – où il la critique, mais aussi les implicites, les non-dits, voire les dénégations, qui tissent la teneur idéologique du littéraire (confirmation de tabous, de croyances, affichage d’une esthétique « pure » comme forme de renforcement des hiérarchies existantes entre les hommes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 Toute une série de fonctions idéologiques découlent de ce premier plan. Le littéraire a joué et continue de jouer un rôle dans les représentations identitaires et nationales ; il structure l’ethos de nombreux groupes sociaux (par le goût des bouts-rimés ou de la chanson par exemple) ; il compte également aux fins de divertissement, de connaissance, de plaisir des sens ou d’expression des sentiments, c’est-à-dire d’esthétique. Ces fonctions sont à la fois nécessaires aux hommes en société (elles sont donc idéologiques au sens général du mot défini par Althusser) et modulées en infinies variations susceptibles de distinguer les hommes entre eux (et donc idéologiques au sens restreint du terme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17 Un autre niveau est lié au matériau même. Tous les éléments qui constituent le littéraire sont en effet d’ordre social, si l’on admet que le social se décompose en domaines que leurs traditions et leurs techniques rendent souvent autonomes (c’est-à-dire en apparence éloignés du social). Chacun d’eux, de la production des formes aux attentes de lecture, du genre de langage utilisé aux finalités qu’on lui assigne, change au cours de l’histoire. Et chacun de ces éléments, parce qu’il relève du social, est donc susceptible de concrétiser de l’idéologie. Ainsi la forme d’une tragédie en vers produit-elle des effets idéologiques très différents en 1690 et en 1830. Ou l’emploi d’un langage « parlé » chez Vadé et chez Queneau. L’appareil idéologique lié aux Lettres est donc variable, relatif et historiquement mouvant. Mais sa marque reste constamment visible lorsqu’on analyse les sociétés occidentales depuis l’Antiquité grecque et latine. Une des modalités particulières de cet appareil est qu’à certaines périodes il a pu s’imposer comme une idéologie à part entière, spécifique. Tel est par exemple le cas de l’art pour l’art. Cet aspect est celui qu’ont dégagé, depuis Montesquieu et Germaine de Staël, tous ceux qui ont analysé le fait littéraire en soulignant qu’il ne se développe pas hors d’un contexte politique, social ou économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18 Il ne faudrait jamais enfermer le littéraire dans une définition trop restreinte ou trop orientée. Le défaut de nombre de théories est qu’elles développent une formule valable pour un tout petit secteur du littéraire (par exemple un texte ou une période déterminée), sans prendre en compte sa diversité et sa variabilité. Ainsi les définitions actuellement dominantes de la littérature parviennent-elles rarement à intégrer le « régime de proximité relative » des discours littéraire et philosophique entre la Renaissance et la fin du xviiie siècle5. On ne saurait trop souligner que le fait littéraire est un fait social complexe. Son matériau a une épaisseur historique qui lui est propre ; il se constitue par des traditions, des habitudes, des modes de création et de perception qui se sont accumulés dans la longue durée. Il rencontre des états sociaux donnés à toutes les étapes de son développement historique, mais il ne se réduit jamais au temps de ce croisement. Cette double temporalité est un principe qu’aucune étude idéologique ne saurait ignorer sans perdre de vue l’objet spécifique qu’elle prétend décrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 Lassave (Pierre), Sciences sociales et littérature, (...) &lt;br /&gt;19 La complexité du littéraire implique que l’on sorte de l’impasse théorique dans laquelle l’opposition entre une approche externe et une approche interne avait enfermé le dialogue entre littérature et sociologie. Il ne s’agit plus en effet de se prononcer sur le fait de savoir si telle configuration sociale détermine, influence ou serait homologue à telle configuration littéraire. La question n’est plus celle des « médiations » entre le social et le littéraire dès lors qu’on n’enferme plus ce dernier dans le carcan des grandes œuvres ou dans l’usage quasi religieux (donc : idéologique) des textes donnant lieu aux commentaires les plus notables. Ainsi, par exemple, le besoin de lire ou le plaisir du lecteur ne sont pas moins importants idéologiquement que l’interprétation des poèmes de Mallarmé. Une sociologie historique de la littérature n’a pas à hiérarchiser ces pratiques. Elle est le lieu théorique d’où elles s’observent comme des usages diversifiés du littéraire. En l’état actuel des disciplines, elle est le seul lieu qui cherche à les rencontrer tous. C’est pourquoi elle est la seule aussi qui affronte l’idéologie aux plans multiples où elle se manifeste. On y distingue des niveaux, des étapes, des domaines et des concepts qui s’y ajustent. Mais c’est précisément en ce qu’elle respecte et problématise l’historicité de la catégorie même de « l’œuvre d’art littéraire » que l’approche sociologique est pertinente6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 Alain Viala et moi avons développé ce que l’on peut (...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20 Comme toutes les pratiques humaines, le littéraire est donc à la fois saturé d’idéologie et producteur d’idéologie. Ce constat permet aussi d’en finir définitivement avec les dispositifs où une idéologie (et une seule) est attribuée à un groupe social (prolétariat, bourgeoisie, noblesse de robe, etc.) sous la forme d’une conscience effective (conscience de classe) ou conscience possible. Faut-il pour autant renoncer à lier l’idéologie à des intérêts sociaux ? Certes non, mais en opérant dans la nuance et la finesse nécessaires. Certains regretteront sans doute que se dégage difficilement un protocole passe-partout, une grille d’analyse sur laquelle on puisse coucher toutes les œuvres d’art littéraire. Le reflet avait des vertus pédagogiques, mais son schématisme ruinait la prétention scientifique qu’il revendiquait. Il me semble que l’intérêt présent de la notion d’idéologie se situe sur un triple plan heuristique. Elle implique que le chercheur observe toute doxa avec la vigilance critique de celui qui sait combien elle peut déceler de non-dits ou d’intérêts cachés. Elle implique d’observer le littéraire, en toutes ses formes, y compris esthétiques, comme autant d’enjeux à construire (ou à déconstruire). Elle implique enfin que le chercheur s’efforce de situer son travail dans l’espace intellectuel où il évolue et que, si faire se peut, il cherche à expliciter ses prises de position. L’idéologie sert à nous rappeler que le clerc ne vit pas en dehors du monde. En cela au moins, elle reste une notion actuelle et nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bibliographie &lt;br /&gt;Aron (Paul) &amp; Viala (Alain), Sociologie de la littérature, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dictionnaire critique du marxisme, sous la dir. de Gérard Bensussan, Georges Labica, 3e éd., Paris, Presses universitaires de France, 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Balibar (Renée), Les Français fictifs, Paris, Hachette, 1974.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gramsci (Antonio), Gramsci dans le texte, recueil réalisé sous la direction de François Ricci en collaboration avec Jean Bramant ; textes traduits de l’italien par Jean Bramant, Gilbert Moget, Armand Monjo, François Ricci, Paris, Éditions sociales, 1975.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lassave (Pierre), Sciences sociales et littérature, Paris, PUF, 2002.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Macherey (Pierre), Pour une théorie de la production littéraire, Paris, Maspéro, 1966.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marx (Karl), L’idéologie allemande, trad. R. Cartelle et G. Badia, Paris, Éditions sociales, 1974.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matonti (Frédérique), Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique, Paris, La Découverte, 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Notes &lt;br /&gt;1 Marx (Karl), L’idéologie allemande, trad. R. Cartelle et G. Badia, Paris, Éditions sociales, 1974, p. 39.&lt;br /&gt;2 Gramsci (Antonio), Gramsci dans le texte, recueil réalisé sous la direction de François Ricci en collaboration avec Jean Bramant ; textes traduits de l’italien par Jean Bramant, Gilbert Moget, Armand Monjo, François Ricci, Paris, Éditions sociales, 1975, p. 607.&lt;br /&gt;3 Matonti (Frédérique), Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique, Paris, La Découverte, 2005, p. 32. L’auteure montre que cette « intellectualisation » ne s’est pas faite sans violence. Une part des cellules du parti communiste trop critiques à l’égard du programme d’union de la gauche sera démantelée : elle était particulièrement active dans les milieux étudiants et se retrouvera parmi les animateurs de Mai 68.&lt;br /&gt;4 Voir ses contributions au Dictionnaire critique du marxisme, sous la dir. de Gérard Bensussan, Georges Labica, 3e éd., Paris, PUF, 1999.&lt;br /&gt;5 Lassave (Pierre), Sciences sociales et littérature, Paris, PUF, 2002, p. 225.&lt;br /&gt;6 Alain Viala et moi avons développé ce que l’on peut attendre d’un tel modèle dans Sociologie de la littérature, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2006.&lt;br /&gt; Pour citer cet article &lt;br /&gt;Référence électronique&lt;br /&gt;Paul Aron, « L’idéologie », COnTEXTES, n°2, L'idéologie en sociologie de la littérature (fév. 2007), [En ligne], mis en ligne le 15 février 2007. URL : http://contextes.revues.org/document177.html. Consulté le 03 juillet 2007. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Auteur&lt;br /&gt;Paul Aron &lt;br /&gt;F.N.R.S. – Université Libre de Bruxelles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article du même auteur :&lt;br /&gt;Sur les pastiches de Proust [Texte intégral] &lt;br /&gt;Paru dans COnTEXTES, n°1, Discours en contexte (sept. 2006) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://contextes.revues.org/document177.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-336018132533570279?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/336018132533570279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/336018132533570279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/07/de-marx-bourdieu.html' title='De Marx à Bourdieu'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-6772003556699379616</id><published>2007-06-20T10:59:00.000-07:00</published><updated>2007-06-20T11:00:04.139-07:00</updated><title type='text'>Incidence politique du psychanalyste par Colette Soler aux Journées de l'ECF</title><content type='html'>Incidence politique du psychanalyste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;prononcé par Colette Soler aux Journées de l'ECF à Lyon en avril 1990. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon titre trouve sa raison dans une thèse de Lacan qui, à l'époque, je m'en souviens, m'avait estomaquée, et qui était restée pour moi comme une pierre d'attente. Il l'avance dans sa Télévision, d'une touche discrète et pourtant très forte, indiquant que la passe du psychanalyste pourrait bien opérer "la sortie du discours capitaliste". Rien de moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au demeurant Lacan n'a jamais cessé d'affirmer que la psychanalyse a, de fait, une portée politique et qu'elle gagnerait cette portée, si les psychanalystes consentaient à en prendre la mesure, s'ils consentaient à ne pas oublier ce pour quoi ils sont faits, ce à quoi les appelle le discours analytique. Que l'on recherche ce fil tout au long de son enseignement ! On l'y trouvera, remarquablement constant. La thèse a certes varié,  allant même jusqu'à s'inverser : Fonction et champ de la parole et du langage  appelle ainsi le psychanalyste à une "fonction d'interprète dans la discorde des langages", tandis qu'à l'envers,  La troisième  lui assigne la mission de "contrer le réel", mais d'un bout à l'autre - notamment dans la Proposition de 1967 et les textes connexes, comme dans Télévision ou Radiophonie  - c'est la même insistance à marquer ce que l'on pourrait appeler l'être-pour-son-temps du psychanalyste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour interroger donc, comment la psychanalyse fait le poids dans la réalité, je pars d'une évidence : l'invention de la pratique analytique a ouvert dans notre réalité de civilisés un nouveau champ d'expérience, où des faits nouveaux sont venus au jour. Freud les a inventoriés et mis au compte d'une réalité autre, nouvellement explorée, qu'il nomme précisément la "réalité psychique". Il n'y a rien d'excessif à parler d'une réalité autre, car je tiens pour acquis, avec Lacan, que les réalités sont plurielles du fait qu'il n'y a de réalité que de discours, soit d'un ordre qui opére  dans le réel, et qui, ce réel, l'accommode pour ainsi dire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incidence politique de cette nouvelle dit-mension de la réalité psychique est immédiatement perceptible : dans le discours premier, celui qui ordonne la réalité de notre monde, on en appelle à la réalité et à ses évidences comme à quelque chose devant quoi tous doivent s'incliner, quelque chose donc,  qui devrait mettre tout le monde d'accord ; la réalité psychique, au contraire, s'impose non seulement comme dissimulée,  mais comme pure différence de l'un à l'autre, non collectivisable donc. Du coup, il saute aux yeux par rétroaction, que la promotion de ce que l'on appelle dans le discours premier le sens des réalités, répond à une opération, ou au moins à une tentative, plus ou moins réussie, d'universaliser le sujet, et de faire fonctionner un "pour tous" ... au prix d'une exclusion. Cette exclusion, Freud l'a située  avec le terme de désexualisation. Disons, exclusion de l'impossible à universaliser. Cette formule générale éclairerait, au demeurant, l'échec de celui qui a promu le sujet de la science, Descartes, quand il s'agit de  concevoir, entre pensée et étendue, la moindre substance libidinale, autant que la sublime confusion de l'universel et du désir, dont Spinoza se fit l'apôtre. Or, ce réel que je désigne de façon approximative comme l'impossible à universaliser, c'est lui qui est insupportable au politique en tant qu'il veut gouverner, mais c'est lui aussi  qui fait l'enjeu de la passe du psychanalyste. On a donc bien raison, comme dit Lacan, de mettre la psychanalyse au chef de la politique. C'est en effet, ce qui c'est toujours fait, à gauche comme à droite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le symptôme institue l'ordre dont s'avère notre politique." Or, ce que la psychanalyse révèle, c'est que le symptôme est une jouissance qui se fait valoir en dépit et du commandement et du consentement. On est donc fondé à opposer le symptôme à l'adaptation à la réalité, laquelle n'est rien d'autre que l'adaptation à la demande d'un discours. Cette opposition robuste et classique a son évidence clinique. Mais elle fait oublier que si le manque à jouir que génère le langage est présent en tout discours, la compensation ne l'est pas moins et que ladite adaptation satisfait aussi à la jouissance mais sous un autre mode. Dès lors, si le symptôme est "fixion" de jouissance,  on peut aussi bien appeler symptôme, non la particularité de l'atypie, mais le mode de suppléance-type qu'un discours instaure à la place du défaut de rapport sexuel. En ce sens la politique est aussi bien gestion de symptôme. Elle vise a régler les mode de jouir - lesquels ne se réalisent pas seulement dans la vie amoureuse - afin qu'ils ne fassent pas l'impossible du lien social.  Pour Joyce l'unique, Lacan a fait résonner l'homme qui s'entend dans symptôme en reprenant l'ancienne orthographe du mot : sinthomme. Je pourrais aussi par voie simplement homophonique y faire vibrer le on de l'omnitude : la politique travaille à la sinthomnitude. Pour gouverner la jouissance, l'orienter et la contenir, le discours d'où s'engendre notre réalité, fabrique des semblants à jouir pour tous. Ça ne réussit jamais tout à fait, on le sait, et c'est bien pourquoi elle ne saurait se passer et d'une police (au sens large) qui mette les récalcitrants à l'ombre, si ce n'est des cimetières du moins des geôles , et aussi d'un corps de thérapeutes appelés à rectifier, à  réduire le symptôme. Comme Freud l'avait bien vu avec les névroses de guerre, au regard du politique, l'insoumis et le malade, c'est tout un : objecteurs de jouissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique est donc bien passible d'une interprétation. Le Malaise dans la civilisation en est un début, d'interprétation. En 1970, Lacan écrivant la structure du discours capitaliste comme une modification introduite par les effets de la science dans le discours du maître antique, met cette interprétation à l'heure de la sinthomnie contemporaine. Parler de discours capitaliste, c'est évidemment emprunter  à Marx. Quelque vingt ans après, faut-il penser, parce que le message marxiste a fait faillite, que la thèse de Lacan s'en trouve périmée ? Je ne le crois à pas,  pour deux raisons au moins. D'abord parce que le marxisme ne se réduit pas à sa promesse évangélique des lendemains qui chantent, et que précisément ce que Lacan a prélevé sur Marx ce n'est pas son évangile, mais la fonction "économique" de la seule plus-value qu'il généralise en plus de jouir. Ce ne sont pas les récentes effervescences de l'Est, les clameurs de ce que Lacan s'est permis de désigner impayablement du terme de "chair à parti comme baby sitter de l'histoire" qui y objecteront, bien au contraire, car on ne peut douter à l'allure où vont les choses qu'elles signent à l'inverse la montée généralisée de la régence du marché, désormais mondial. L'interprétation redoublée de Lacan a su reconnaître qu'étaient à l'oeuvre dans les impératifs de l'insatiable production capitaliste, la même logique que dans les commandements du surmoi freudien. Il en donne une formule minimum dans son Séminaire D'un Autre à l'autre  : jouir du renoncement à la jouissance. Bien sûr la science fournit là de nouveaux moyens qui ont réussi à subvertir notre réalité. Le sort des sujets et l'état des liens sociaux s'en trouvent changés : comme le feu qui appelle "l'urination primitive" où s'exalte la joie phallique, les produits nouveaux mis au marché, plus utilitaires que les fictions de  Bentham, sont de nouvelles "matières à faire sujet", partenaires prêts à jouir, valables pour tout un chacun - comme on dit -, et d'où se remanient l'ensemble des liens sociaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes  de Jean Jacques Rousseau mériterait quelques suppléments. Il faudrait d'abord mettre Freud avec Rousseau et, aux deux sources d'inégalité physique et sociale que distingue celui-ci, ajouter celle à quoi préside l'inconscient, et qui fait chacun à nul autre pareil. Mais pour tenir compte du malaise capitaliste, il faudrait aussi ouvrir le chapitre de l'origine de l'égalité parmi les hommes, de l'égalité forcée que le règne du pousse à la consommation instaure et qui fait de chaque individu ... un prolétaire, marié aux produits par lesquels il est instrumenté.  Tous prolétaires donc. Mais ce n'est pas dire tous pareils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'être prolétaire du sujet moderne ne réduit pas les différences toujours criantes voire criardes : il les cantonne au niveau de l'avoir. Quand les semblants font faillite il ne reste plus que la quantité pour inscrire la différence, que le plus et le moins, le combien et le pas assez. Si le surmoi dit : jouis, sa formule moderne complétée pourrait bien être : jouis à l'envi. A charge pour nous d'en étudier les effets que je crois différentiels sur les diverses structures cliniques, notamment l'hystérie et l'obsession, car on peut supposer quasiment a priori que le sujet thésauriseur et le sujet anorexique par exemple, n'y répondront pas de la même façon. Le registre de la quantité va avec la forclusion de la singularité et son retour dans le réel. Faits divers et actualités politiques nous  informent quotidiennement   de ces faillites répétées de la sinthomnitude qui de l'homme d'aujourd'hui font comme le dit Michel Leiris : un trop civilisé pour ne pas être ... un sauvage.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment donc, la passe du psychanalyste annoncerait-elle un sortie du discours capitaliste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je note d'abord que sortie ne veut pas dire ruine. Si la science, dès ses premiers balbutiements dans l'épistémé grecque, portait la ruine du maître antique, il est exclu que la psychanalyse puisse être la ruine du discours capitaliste. Mais dès lors qu'elle a pour vocation de changer quelque chose dans l'économie de la jouissance ne peut-elle prétendre au moins à émanciper le sujet - je ne dis pas les masses - des impasses de la version capitaliste du surmoi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse traite certes le symptôme en tant qu'il objecte à la sinthomnie, mais c'est à contre pente de celle-ci, et pas pour y revenir. La sinthomnie trouve sa condition dans le fait que le désir est dialectique donc suggestionnable, qu'on peut lui tendre des attrapes (images, signifiants, objets) propres à le capter et donc à le diriger. C'est ainsi que désormais la "science commande à nos désirs". La psychanalyse, elle, ne commande pas au plus de jouir, elle cherche à l'élucider. Elle peut bien corriger le symptôme, comme les thérapies donc, mais c'est par une voie de révélation, de mises à jour des éléments inconscients qui fixent, il faudrait plutôt dire qui fixaient, sa jouissance, et si elle utilise la dialectique du désir, c'est pour rejoindre ce qui du désir n'est pas dialectique, la condition absolue, le "ça et rien d'autre", l'objet qui n'a pas d'équivalent, qui n'est pas collectivisable, car il ne vaut pour aucun autre. Dès lors, le psychanalyste, au sens du psychanalysé, est celui qui assume en connaissance de cause son impossible à universaliser. Il ne sort pas du monde pour autant mais c'est par là qu'il se sépare des injonctions du discours courant et qu'il se fait une cause de cette séparation. Sa pratique en elle-même objecte donc au consentement à la prolétarisation contemporaine des sujets. Au terme, elle soustrait le sujet aux sommations de la justice distributive, qui fait rage toujours davantage. Je peux donc risquer la formule : le psychanalyste, le psychanalyste comme produit transformé d'une psychanalyse ... n'est pas un prolétaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serait-il donc contre les droits de l'homme, tout occupé à cultiver une nouvelle inégalité non de nature ou de société, mais d'inconscient ? Ce n'est évidemment pas ce dont il s'agit. Le psychanalyste n'a rien à objecter à la montée de l'idéologie des droits de l'homme. Celle-ci est strictement corrélative des ravages de la civilisation moderne, elle tâche d'y mettre quelques digues, et on ne peut qu'aquiescer. C'est un sursaut, une formation réactionnelle contre la puissance devenue industrielle de la "perversion kantifiée", car aujourd'hui, remarquez-le, la maxime de Sade : "j'ai le droit de disposer de ton corps, ... etc." paraît bien artisanale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse, elle, n'est pas une formation réactionnelle faisant barrage à une volonté de jouissance, c'est la  cause éventuelle d'un désir autre. Mais ce désir ne peut se soutenir que comme une cause à défendre, justement parce que la psychanalyse n'est pas en mesure de renverser celui qui habite le discours capitaliste. Si donc, reprenant le vocabulaire de l'Autre, nous nous interrogeons sur les droits et les devoirs du psychanalysant et du psychanalyste, il faudra dire d'abord que les droits de l'analysant ne sont ni les droits de l'homme, ni les droits du consommateur, mais pas le contraire non plus. Quant à l'analyste,  il doit faire face à une urgence : celle, dit Lacan,  de produire la satisfaction de la fin. Ce n'est pas la même que celle de l'entrée : celle-ci tient au mirage de la vérité, celle-là y met un terme au profit d'un certain savoir de l'impossible. Le devoir majeur du psychanalyste est donc un devoir ... de passe. A entendre  pour l' essentiel comme le devoir de ne pas laisser en souffrance  le  point de cloture de l'expérience analytique où se joue le changement quant aux fins.  Il ne faut pas croire que cette visée là soit pour l'élite. Elle est, ou devrait être, pour chaque analysant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-6772003556699379616?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6772003556699379616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6772003556699379616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/06/incidence-politique-du-psychanalyste.html' title='Incidence politique du psychanalyste par Colette Soler aux Journées de l&apos;ECF'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-9116479509603536850</id><published>2007-06-13T04:46:00.000-07:00</published><updated>2008-12-08T13:28:17.964-08:00</updated><title type='text'>L’esprit laïque – Surgissements et après-coup</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/Rm_ZfGu596I/AAAAAAAAARk/ShSdXOeibqE/s1600-h/r%C3%A9pu.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/Rm_ZfGu596I/AAAAAAAAARk/ShSdXOeibqE/s400/r%C3%A9pu.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075514433476360098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Journée d’étude d’I N S I S T A N C E  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’esprit laïque – Surgissements et après-coup&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maison d’Italie, 7a boulevard Jourdan - 75014 Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9h30-13h00 : RADIOPHONIE PUBLIQUE               &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;1.  Les malentendus laïques&lt;br /&gt;2.  L’ombre des Lumières&lt;br /&gt;3.  Inconscient et politique&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Interventions de :&lt;br /&gt;D. Bertrand, F. Bieth, F. Cohen, H. Fontana, P.Kreijbich, T. Landau,  F-C. Leleux, P. Lollo, &lt;br /&gt;C. Maillard,  M. Malandrin, Mitchélée, J. Noël, F. de Rivoyre, &lt;br /&gt;Condorcet, Robespierre…   et du public  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14h30-18h00 : TRAVAIL D’APRES COUP SUR DES TEXTES DE LA REVUE                        INSISTANCE N° 2 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Interventions de : &lt;br /&gt;G.Albisson, F. Ankaoua,  P-L. Assoun, E. Bavcar,  J. Charmoille, S. Delorme, A. Didier-Weill, &lt;br /&gt;M. Guibal, R. Guitart-Pont,  C. Melman, G. Sias, P. Tabet F. Vinot, J-M. Vives,  A. Zaepffel &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Inscription sur place ou par correspondance auprès de D. Charmoille 5 rue Vicq-d’Azir 75010 Paris&lt;br /&gt;50 € - Etudiants 20 € &lt;br /&gt;25 places sont à disposition des artistes &lt;br /&gt;Rens : 06 62  41 10 60&lt;br /&gt; http://www.insistance.asso.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;M., Mme, Mlle : .........................................................................................................………..&lt;br /&gt;Adresse :.............................................................................&lt;br /&gt;Code postal : ..................          Tél. .............................................….........……..&lt;br /&gt;Ville ...........................................................................................................................................………...&lt;br /&gt;Email ………………………………………………………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inscription individuelle ………...………….. 50 €&lt;br /&gt;Etudiant………………………………………… 20 €&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Libeller le chèque à l'ordre d' Insistance &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attestation de présence  et facture sont délivrées sur place.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-9116479509603536850?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/9116479509603536850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/9116479509603536850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/06/lesprit-laque-surgissements-et-aprs.html' title='L’esprit laïque – Surgissements et après-coup'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/Rm_ZfGu596I/AAAAAAAAARk/ShSdXOeibqE/s72-c/r%C3%A9pu.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-600105394127558518</id><published>2007-06-08T08:15:00.000-07:00</published><updated>2007-06-08T08:16:48.202-07:00</updated><title type='text'>ERICH FROMM, du freudo-marxisme à la psychologie humaniste</title><content type='html'>Né à Francfort s/Main, en 1900, Erich Fromm fut profondément imprégné de mystique juive. Lié au cercle de Rabbi Nobel, il participa à la création du Freies Jüdisches Lehrhaus, fréquenté par M. Buber. Il se forma à la psychalyse auprès de Hanns Sachs et Th. Reik. Il fut un des premiers psychanalystes non médicaux, et écrivit dans les revues psychanalytiques: Zeitschrift fur psychoanalytische Pädagogik et Imago.&lt;br /&gt;En 1931, il s'intègre à l' Institute für Sozialforschung et collabore à la Zeitschrift. note 1Ses recherches portent sur une approche psychanalytique du marxisme, il tente de "marier" Freud et Marx en développant une intégration de la psychanalyse dans la pensée sociale. Il s'éloigne progressivement du freudisme orthodoxe dès 1935. Ses critiques susciteront l'animosité des psychanalystes classiques. Pourtant, malgré la critique de l'universalité des concepts freudiens (dcelui du complexe d'Oedipe par exemple) et le parallèle qu'il établit entre les rapports oedipiens et les rapports sociaux propres au monde capitaliste, il s'écarte de l'école de Francfort.Ses dernières recherches dans le cadre de l'Institut de la Recherche sociale ont trait à la formation de la personnalité autoritaire. Mais le concept de personnalité autoritaire développé par Fromm désigne une attitude spirituelle autonome dégagée de tout réseau pulsionnel: sa personnalité ne s'enracine pas dans le corps. La psychanalyse redevient ainsi, chez Fromm, une psychologie de l'âme autonome.&lt;br /&gt;On comprendra les dissensions profondes qui séparent Fromm d'un Marcuse. Pourtant Fromm considère, que les traits qui constituent la personnalité sont, plus que la résultante de pulsions refoulées, le produit de processus sociaux, où l'individu recherche la sécurité en refusant sa liberté. Le conflit entre le potentiel inné et les obstacles sociaux au développement humain sont à l'origine des névroses. Pourtant, l'individu peut toujours s'adapter au milieu social et mener une vie autonome. Cette recherche d'autonomie purement individuelle entrainera Fromm dans les courants multiformes de la psychologie humaniste centrée sur l'égo.&lt;br /&gt;Les ouvrages repris ci dessus ne s'inscrivent donc pas dans la lignée directe de la théorie critique spécifique de l'école de Francfort. Ils témoignent cependant de l'évolution d'une pensée toujours imprégnée d'un humanisme socialiste et d'un souci de l'émancipation humaine, que Fromm conçoit plus comme une libération individuelle que comme une conquête révolutionnaire ou sociale. note 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;notes&lt;br /&gt;note 1) notamment l'article mentionné dans la bibliographie de "grandeur et limite de la pensée freudienne": Uber Methode und Aufgabe einer Analytischen Sozial-psychologie: Bemerkungen über Psychoanalyse und historischen Materialismus in : Zeitschrift für Sozialforschung, Leipzig, 1 (1932). p.28-54.&lt;br /&gt;note 2.) les sources de la notice biographique sont : ASSOUN P.L. , l'école de Francfort., et l'article Erich Fromm in Encyclopaedia Universalis (Thesaurus). voir aussi Martin JAY, "l'imagination dialectique", Paris: Payot. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean-Michel, dit JV à 12:34 PM 0 commentaires   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sur le site DIALECTIQUES, consacré à l'Ecole de Francfort, quelques élements d'une &lt;br /&gt;BIBLIOGRAPHIE DES OEUVRES D'ERICH FROMM TRADUITES EN FRANCAIS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'art d'aimer / Erich Fromm ; traduit de l'anglais par J. Laroche et Françoise Tcheng. - Paris : Editions Universitaires, 1967. - 158 p. ; 2O cm. - (Psychothèque). - Titre original: The art of loving. - réédité en 1968 aux éditions EPI, coll. Hommes et groupes. -&lt;br /&gt;Avoir ou être? : un choix dont dépend l'avenir de l'homme/ Erich Fromm ; traduit de l'américain par Théo Carlier; postface de Ruth Nanada Anshen. - Paris : Laffont, 1978. - 43 p.; 2O cm. - (Réponses). - Titre original : To have or to be? , édité chez Harper &amp; Row en 1976. - Bibliographie, 10 p. - ISBN 2-221-OO127- 3 (broché)&lt;br /&gt;Bouddhisme Zen et psychanalyse / Daisetz T. Suzuki, Erich Fromm et R. de Martino;traduction de Théo Léger. - Paris: Presses Universitaires, 1971. - 200 p. ; 18 cm. - (L'actualité psychanalytique). -&lt;br /&gt;La conception de l'homme chez Marx / Erich Fromm; traduit de l'anglais par M. Matignon. Paris : Payot, 1977. - 151 p.; 18 cm. - (Petite Bibliothèque Payot). - Notes bibliographiques. - ISBN 2-228-33170-8 (broché)&lt;br /&gt;La crise de la psychanalyse : essais sur Freud, Marx et la psychologie sociale / Erich Fromm; traduction par Jean-René Ladmiral. Paris: Anthropos, 1971. - 292 p. ; 19 cm. - (Sociologie et connaissance). - Titre original : The crisis of psychoanalysis. De la désobéissance et autres essais / Erich Fromm; traduit de l'américain par Théo Carlier. - Paris: R. Laffont,1982. -176 p. ; 23 cm. -&lt;br /&gt;(Réponse. Santé/ dirigée par Jo&amp;üml;lle de Gravelaine). - Titre original: On disobédience and other essays. - ISBN 2-221-OO873-1 (broché). contient: Disobedience as a psychological and moral problem, publié initialement in Clara Urquhart, A Matter of Life, (Londres, Jonathan Cape), cop. 1963.&lt;br /&gt;The application of humanist psychoanalysis to Marx's theory, publié initialement in Socialist humanism: an international symposium.(New-York, Doubleday), cop.1965. Prophets and priests, initialement publié in Ralph Schoenmann, Bertrand Russel,philosopher of the century. cop.1967.&lt;br /&gt;Humanisme as a global philosophy of Man, publié initialement sous le titre "A global philosophy of man" in The humanist, Yellow spring, Ohio,1966. cop. 1965.&lt;br /&gt;Let Man prevail et Humanist socialism, initialement publiés in Let Man prevail:a socialist manifesto and program, New-York. cop. 196O. The psychological aspects of the guaranteed income, initialement publié in R. Theobald, The Guaranteed income. N-Y:Doubleday and C°, cop 1966.&lt;br /&gt;The case for unilateral disarmement, publié initialement in Daedalus, cop.196O. Zur Theorie und Strategie des Friedens, publié initialement in Friede im nuklearen Zeitalter. Eine Kontroverse zwischen Realiste, und Utopisten, 4 Salzburger Humanismusgespräch, éd. à Munich, cop197O.&lt;br /&gt;Le dogme du Christ : et autres essais / Erich Fromm. Paris : Complexe, 19.. . - (Textes). - suivi d'autres essais : La psychanalyse : une science ou un parti. Le caractère révolutionnaire. Des limites et des dangers de la psychologie.&lt;br /&gt;Espoir et révolutions: vers l'humanisation de la technique / Erich Fromm ; traduction de Gérard D. Khoury. Paris : Stock, 1970. - 187 p. ; 21 cm. - Titre original: the revolution of hope: toward a humanized technology.&lt;br /&gt;L'homme pour lui-même / Erich Fromm;traduit par Janine Claude. Paris: Editions sociales françaises, 1967. - 192 p. ; 24 cm. - (Collection des sciences humaines appliquées). - Titre original: Man for himself. -&lt;br /&gt;Le langage oublié : introduction à la compréhension des rêves, des contes et des mythes / Erich Fromm; trad. par Simone Fabre. Paris : Payot, 1975. - 210 p. ; 18 cm. - Titre original : The forgotten language. - ISBN 2-228-32610-4&lt;br /&gt;La mission de Sigmund Freud: une analyse de sa personnalité et de son influence / Erich Fromm; trad. de l'américain par Paul Alexandre. - Bruxelles : Complexe, 1975. - 112 p. ; 23 cm. - (Textes ). - Titre original: World perspectives series. -&lt;br /&gt;La passion de détruire: anatomie de la destructivité humaine /Erich Fromm; traduit de l'américain par Théo Carlier. - Paris: Laffont, 1975. - 523 p.; 24 cm. - (Réponses ). - Titre original : The anatomy of human destructiveness , édité en 1973 chez Holt, Rinehart et Winston. - (broché).&lt;br /&gt;La peur de la liberté / Erich Fromm; traduit de l'anglais par C. Janssens. Paris : Buchet-Chastel, 1963. - 244 p. ; 22 cm. - Titre original: The fear of freedom. - la bibliographie en annexe de "Grandeur et limites de la pensée freudienne" de E. Fromm donne comme titre original: Escape from Freedom, édité à New York en 1941. Edition allemande à Francfort en 1966:Die Furcht for der Freiheit. Psychanalyse et religion / Erich Fromm; traduit par D. Merllie. - Paris: EPI, 1978. - 16O p.; 2O cm. - (Hommes et groupes). - Titre original: Psychoanalysis and religion. (broché)&lt;br /&gt;Société aliénée et société saine : du capitalisme au socialisme humaniste. Psychanalyse de la société contemporaine/Erich Fromm; traduit par Janine Claude. Paris : Courrier du Livre, 1967. - 352 p. ; 23 cm. - (L'Université permanente). - Titre original : The sane society, édité à New-York: éd. Rinehart,1955. - contient : présentation de la psychanalyse humaniste d'Erich Fromm / par Mathilde Niel.- réédité en 1971. -&lt;br /&gt;Vous serez comme des dieux: une interprétation radicale de l'Ancien Testament / Erich Fromm; traduit de l'américain par Paul Alexandre; postface de Evelyne Sznycer et Serge Pahaut. - édition revue et annotée par E.Sznycer et S. Pahaut. Bruxelles: Complexe, 1975. - 214 p. ; 23 cm. - (Textes ). - Index. - (broché)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par Jean-Michel, dit JV à 12:24 PM 0 commentaires&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-600105394127558518?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/600105394127558518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/600105394127558518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/06/erich-fromm-du-freudo-marxisme-la.html' title='ERICH FROMM, du freudo-marxisme à la psychologie humaniste'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-6347694567849456844</id><published>2007-05-14T03:28:00.000-07:00</published><updated>2007-05-14T03:28:28.081-07:00</updated><title type='text'>Psychanalyse &amp; marxisme: ce que r�sister veut dire... Par Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,</title><content type='html'>&lt;a href="javascript:ol("&gt;http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/actualites.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-6347694567849456844?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6347694567849456844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6347694567849456844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/psychanalyse-marxisme-ce-que-rsister.html' title='Psychanalyse &amp; marxisme: ce que r�sister veut dire... Par Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-3303490528898915296</id><published>2007-05-14T03:25:00.000-07:00</published><updated>2007-05-14T03:27:21.128-07:00</updated><title type='text'>ce que résister veut dire... Par Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,</title><content type='html'>Bonsoir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte : ce que résister veut dire... Par Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,Enseignants d’histoire Contemporaine des Universités :   &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/actualites.htm"&gt;http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/actualites.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 24 Mai 21h Nabile farès reçoit Marie-Claude Lambotte à l'île lettrée...&lt;br /&gt;« La mélancolie, études cliniques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien à vous&lt;br /&gt;amitiés&lt;br /&gt;AM-Augustina Bourrelly&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-3303490528898915296?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3303490528898915296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3303490528898915296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/ce-que-rsister-veut-dire-par-pierre.html' title='ce que résister veut dire... Par Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-6777959074375841062</id><published>2007-05-11T08:39:00.000-07:00</published><updated>2008-12-08T13:28:18.145-08:00</updated><title type='text'>La libération de membres d'ex-groupes terroristes</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkSPC6c_oII/AAAAAAAAAOU/ypiPGQ0137M/s1600-h/besse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063329161284657282" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkSPC6c_oII/AAAAAAAAAOU/ypiPGQ0137M/s400/besse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'Europe peut-elle tourner la page du terrorisme des années 1970 ? En Allemagne, de vifs débats ont entouré la libération, fin mars, après vingt-quatre ans de détention, de Brigitte Mohnhaupt, ex-dirigeante de la Fraction armée rouge, condamnée pour neuf assassinats. En France, jeudi 10 mai, les juges de l'application des peines ont accordé une semi-liberté à Nathalie Ménigon, 50 ans, ancienne d'Action directe. Mais le procureur de Paris a immédiatement fait appel de la décision, qui est donc suspendue. Le parquet considère que le projet de sortie de la condamnée n'est pas sérieux et doute de la sincérité de ses propos sur les victimes. La justice doit de nouveau se prononcer d'ici deux mois.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pubs.lemonde.fr/5c/WWW_autres/203684599/Middle/default/empty.gif/35346334626136333435666162626530" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Deux fois condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité, en 1989 et en 1994, pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement René Audran et du patron de Renault, George Besse, Nathalie Ménigon est incarcérée depuis 1987. Après cinq demandes infructueuses d'aménagement de peine, la décision de jeudi constitue une première réponse favorable. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, considère toutefois qu'il s'agit d'un aménagement "extrêmement restrictif".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Parmi les autres responsables d'Action directe, en prison depuis 1987, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, seule cette dernière, atteinte d'un cancer, est sortie de prison pour raisons médicales en juin 2004. Elle est décédée en mars 2006.&lt;br /&gt;Les juges ont accordé à Nathalie Ménigon un régime de semi-liberté d'un an, prélude à une libération sous contrôle judiciaire. Il est motivé par "l'évolution satisfaisante" du comportement de la détenue et le fait qu'elle a "entrepris une réflexion sur son engagement passé, la lutte armée ne semblant plus s'inscrire dans son processus de revendication politique".&lt;br /&gt;TRAVAUX DE JARDINAGE&lt;br /&gt;La condamnée, détenue à Bapaume (Pas-de-Calais), devait être transférée, le 22 mai, au centre de semi-liberté de Toulouse-Seysses. Le cadre fixé prévoyait qu'elle ne passe plus que ses nuits en prison. Dans la journée, elle devait exécuter des travaux de jardinage pour une association et commencer une formation de paysagiste, dans les limites de son état de santé. Nathalie Ménigon a été handicapée par deux accidents vasculaires cérébraux.&lt;br /&gt;Les juges ont aussi exigé qu'elle s'abstienne de publier un livre en lien avec ses actes passés, et qu'elle renonce à s'exprimer publiquement. Il s'agit d'une demande des familles des victimes qui avaient mal vécu les propos de Jöelle Aubron à sa sortie de prison, refusant de "renier" son passé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En Allemagne, l'absence d'autocritique de Brigitte Mohnhaupt et d'autres anciens terroristes libérés a aussi nourri la polémique contre les partisans du pardon. Après s'être donné le temps de la réflexion, et l'avoir personnellement rencontré le 6 mai, le président Horst Köhler vient de rejeter la grâce de Christian Klar, autre membre historique de la RAF, qui bénéficie, depuis avril, d'un régime de peine allégé. En dehors de lui, trois anciens terroristes d'extrême gauche sont encore en prison.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En France, le cercle de ceux qui réclament la libération des anciens d'Action directe s'élargit depuis que les condamnés ont achevé leur peine de sûreté de dix-huit ans. En février, l'ancien leader de Mai 68 et ancien maoïste Alain Geismar (PS) et le psychanalyste Gérard Miller s'étaient ainsi joints à une réunion publique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;"La France a su tourner des pages, pourquoi pas celle-là ?, souligne Henri Malberg, membre de la commission justice du Parti communiste. Après vingt ans, c'est le moment de l'histoire, le moment de parler de cette impasse tragique."&lt;br /&gt;Nathalie Guibert&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;complément &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Il y a vingt ans, les derniers membres d'Action directe étaient interceptés. La France traversait alors une vague de terrorisme comme elle n'en avait jamais connue. Ici, Denis Gorteau met en évidence une inquiétante hypothèse à propos de l'Iran. Ceci nous suggère d'apprendre à apprécier la réelle menace émanant de ce pays, s'en gardant, sans l'exagérer, ni la provoquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Action Directe20 ans après&lt;br /&gt;En février 1987, le groupe terroriste français d'extrême gauche Action Directe était démantelé par la police, à l'initiative de Charles Pasqua alors ministre de l'Intérieur. Le groupe, qui ne comptait plus qu'une dizaine de membres, est alors mis hors d'état de nuire.Après une période "soixante-huitarde," au cours de laquelle leurs actions n'avaient causé que des dégâts matériels, le groupe s'était radicalisé dans les années 80 pour tuer à deux reprises.&lt;br /&gt;Des questions se posent : Pourquoi cette dérive meurtrière quand, à l'époque, l'extrême-gauche se décompose ? Comment le groupe a-t-il choisi ces cibles ? Et surtout, dans quel but a-t-il commis ces crimes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. La dérive d'un groupuscule&lt;br /&gt;anarcho-violent&lt;br /&gt;Le groupe Action Directe nait dans la seconde moitié des années 70. Rencontre de tendances activistes diverses, Action Directe regroupe les militants les plus intransigeants de la mouvance dite "autonome". Les "autonomes" sont des anarchistes en rupture avec les organisations historiques de leur tendance. Refusant l'organisation politique de type "parti", ils sont connus, encore aujourd'hui, pour leur volonté de confrontation avec les forces de l'ordre.&lt;br /&gt;De 1977 à 1979, le groupe passe à la " guérilla urbaine ". Les premières actions violentes ont lieu (mitraillage du siège du patronat, de ministères, de bâtiments de l'armée française, etc...) dirigées contre les symboles du pouvoir politique ou économique. Néanmoins, aucune victime n'est à déplorer malgré les dizaines d'actions menées. Dans l'atmosphère de l'après 68, Action Directe n'est pas seule à s'inscrire dans cette logique de " sabotage du capitalisme " et quelques grouscules n'hésitent pas à se servir des cocktails Molotov. La plupart se contente dans les faits de débats théoriques abscons, associés parfois à des actions plus proches du vandalisme que du terrorisme.&lt;br /&gt;A cette époque, en France, des membres de ces mouvances d'extrême gauche, seules les "Brigades Internationales" (groupe d'inspiration maoïste) ont assassiné : un colonel uruguayen en 1975 et l'ambassadeur de Bolivie à Paris en 1976.&lt;br /&gt;L'année 1981 marque cependant un tournant. La plupart des chefs de l'organisation ayant été arrêtés, Action Directe décide de suspendre ses actions le temps des élections présidentielles. Une fois élu, François Mitterrand gracie ces prisonniers dits politiques en échange d'un arrêt de la lutte armée. La majorité des militants accepte l'offre du pouvoir, mais quelques uns restent néanmoins actifs et décident de coordonner leurs actions avec d'autres organisations d'extrême-gauche et des groupes de militants étrangers (essentiellement européens et turcs).&lt;br /&gt; Ainsi dans la première moitié des années 80, Action Directe s'internationalise et va jusqu'à passer un accord avec la Fraction Armée Rouge ouest-allemande (1985). Puis, en 1985, le groupe tue pour la première fois, assassinant le général Audran, responsable des ventes d'armes française à l'étranger. L'année suivante, le PDG de Renault, Georges Besse, est assassiné devant chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Besse, gisant dans son sang devant chez lui&lt;br /&gt;Un an plus tard, les chefs d'Action Directe sont arrêtés ensemble dans une ferme du Loiret, sans doute à la suite d'une trahison de militants du FLNC corse. Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani sont plusieurs fois condamnés à perpétuité en vertu de lois antiterroristes parfois qualifiées de justice d'exception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joëlle Aubron, souffrant d'un cancer, fut libérée en septembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les cibles&lt;br /&gt;Il faut se replacer dans le contexte pour comprendre le choix des cibles.&lt;br /&gt;D'une part, le groupe comptant de moins en moins de militants, il en est venu à radicaliser ses méthodes pour se faire entendre. Les dynamitages et autres actions de "sabotage" n'ayant jamais rien donné, les derniers activistes d'Action Directe ont, de toute évidence, décidé de frapper plus fort afin d'occulter la faiblesse de leurs effectifs et, comme le dit Jean-Marc Rouillan lui-même, pousser les ouvriers français à l'affrontement avec le pouvoir. En effet, depuis sa prison, le chef d'Action Directe ne cache pas que le choix de Georges Besse comme cible s'inscrivait dans une problématique "sociale". L'entreprise Renault, que dirigeait Besse, licenciait alors des milliers d'employés.&lt;br /&gt;Néanmoins, pourquoi Georges Besse et non pas un autre capitaine d'industrie confronté au problème du licenciement d'une partie de ses employés ? Nous pensons à une piste iranienne.&lt;br /&gt;Au milieu des années 80, loin du folklore de Mai 68, des agents iraniens frappent la France. On sait, à l'époque, le soutien de la France à l'Irak de Saddam Hussein, en guerre contre l'Iran, la cause de ces tentatives de déstabilisation.&lt;br /&gt;A la même période, la jeune république islamique cherche aussi à pousser Paris à honorer un contrat nucléaire signé entre l'Iran du Shah et la France. En effet, la France s'était engagée en décembre 1974 à aider le monarque à mettre sur pied son programme nucléaire. Jacques Chirac, alors premier ministre de Giscard d'Estaing, s'était rendu en Iran et avait engagé notre pays à livrer 10 % de son uranium enrichi à ce pays. En échange, ce dernier entrait dans Eurodif, consortium européen chargé de l'enrichissement de l'uranium. Or, Georges Besse était alors président d'Eurodif.&lt;br /&gt;Cet accord était unilatéralement dénoncé par la France à la suite de la révolution islamique de 1979.&lt;br /&gt;L'Iran n'en cessait pas pour autant de faire valoir ses droits. Notre pays faisant la sourde oreille, en 1986, Paris était la cible de plusieurs attentats. La même année, Georges Besse était assassiné, alors que, dans le même temps, il s'opposait à la reprise des livraisons d'uranium à l'Iran. Mais dès la fin de l'année 1986, la France et l'Iran renouaient des relations. En 1991, l'Iran redeviendra même pleinement actionnaire d'Eurodif. Entre temps les attentats cessaient et les otages français au Liban retrouvaient la liberté.&lt;br /&gt;Dès lors, que faut-il penser de la mort de Georges Besse ?&lt;br /&gt;Les prisonniers d'Action Directe ont toujours nié l'interprétation des faits suggérée plus haut. Ils peuvent cependant avoir été manipulés. Les Iraniens sont experts en la matière. En outre, Action Directe coopérait déjà depuis des années avec d'autres groupes armés sévissant au Moyen-Orient, dont certains étaient en relation avec l'Iran.&lt;br /&gt;Denis Gorteau &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-6777959074375841062?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6777959074375841062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/6777959074375841062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/la-libration-de-membres-dex-groupes.html' title='La libération de membres d&apos;ex-groupes terroristes'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkSPC6c_oII/AAAAAAAAAOU/ypiPGQ0137M/s72-c/besse.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-3873101824151454781</id><published>2007-05-11T07:30:00.000-07:00</published><updated>2007-05-11T07:32:25.718-07:00</updated><title type='text'>Lettre persane à Monsieur Sarkozy</title><content type='html'>Lettre persane à Monsieur Sarkozy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil » que la France, terre de libertés m'a fait, de vous faire part de quelques réflexions concernant la situation intérieure de ce pays chéri de moi entre tous et de vous adresser cette lettre persane.&lt;br /&gt;En effet, quelle n'est pas ma stupéfaction d'entendre ces jours-ci beaucoup de Français, ainsi que la presse internationale, cette perfide, dire que la France vivrait ses derniers jours de démocratie parce qu'ils craignent que vous accéderiez à la présidence de la République. Ils appuient leurs dires sur les différentes actions que vous auriez menées, en tant que membre du gouvernement. Ils ne comprennent pas, ces sots ! que bien au contraire, votre méthode devait servir d'exemple à toutes les dictatures et les prédateurs de la liberté qui sévissent en ce monde !&lt;br /&gt;En effet, imaginez qu'en Irak par exemple, un directeur général des rédactions ait laissé publier une photo sur la couverture de son magazine, de Madame Saddam Hussein et son ami ; bien évidemment, Saddam Hussein aurait exécuté le responsable, arrêté et torturé l'ensemble de la rédaction et jusqu'au dernier ouvrier de l'imprimerie. Mais sous votre règne, Monsieur Sarkozy, vous avez eu l'immense bienveillance et l'exemplarité, de ne faire que licencier le directeur général des rédactions. Pour cela, je tiens à vous exprimer ma gratitude. Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Imaginez en Iran, qu'un éditeur ait publié un livre de révélations sur la famille du guide suprême, nous ne verrions plus ni éditeur, ni écrivain, ni distributeur, ni même vendeur à la criée ; tous auraient été emprisonnés, brutalisés, assassinés sauvagement sans autre forme de procès. Or ici, en France, dans la même situation, sous votre règne,vous avez eu l'immense gentillesse et bienveillance de ne faire qu'interdire la parution du livre concernant votre famille en ayant recours à des méthodes qui sont beaucoup plus civilisées. Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Là où les dictateurs agissent de manière ostentatoire, vous avez la délicatesse et générosité d'oeuvrer discrètement, en petites touches raffinées. En France, depuis que vous avez accédé au pouvoir de votre ministère et que vous aspirez au pouvoir suprême de la Présidence, l'apparence est sauve. Vraiment, grâce à votre attachement à l'humanité, la France devient un véritable modèle à suivre pour les dictatures : il existe d'autres moyens de répression, que le recours à l'arrestation, la torture, l'exécution des libres penseurs. Oh combien de vies vous sauvez ainsi! Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Là où, la Russie de Poutine, ou la Chine, assassine les journalistes, empoisonne, fait disparaître qui osent élever la voix par des hommes de main encagoulés devant chez eux, votre décision d'oeuvrer pour l'interdiction d'un livre décortiquant vos actions, écrit par un magistrat, est la marque d'un profond élan du coeur envers son auteur, que vous n'avez ni empoisonné, ni assassiné. Oh, combien le monde aurait un autre visage si les dictatures avaient suivi l'exemple de votre bienveillance envers ce magistrat . Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Là où j'ai vu des dictateurs faire arrêter, tabasser, emprisonner l' auteur de caricatures politiques qui avait usé de son humour pour les représenter, vous vous êtes encore une fois démarqué. Loin de tous ces actes de barbarie, vous avez simplement demandé à rencontrer le caricaturiste, auteur de l'outrage contre vous, pour un échange de points de vue ! Si l'auteur a décliné votre invitation avec force de scandale, il ne s'est pas rendu compte quel sort lui aurait été réservé dans « l'autre monde » où l'on aurait brisé sa plume et son doigt avec. Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Je voudrais vous saluer pour l'ensemble de vos actions qui tendent à laisser en liberté et en vie, ces libres penseurs, ces journalistes qui auraient certainement une fin tragique en Corée du Nord, en Irak, en Iran, en Russie, en Chine et dans plein d'autres pays sinistrement réputés.&lt;br /&gt;Nombreux sont ceux qui prirent comme moi, le chemin de l'exil vers cette terre d'accueil qu'est la France, fuyant la répression subie dans leur pays. Tel fut, sans doute, la route prise par votre père qui trouva refuge dans ce berceau des libertés, vous permettant d'atteindre de hautes fonctions. Grâce à vos actions, marques d'une profonde bonté, vous avez montré combien vous êtes attaché à ces valeurs de liberté, combien vous savez rejeter toutes ces méthodes radicales d'assassinat, d'emprisonnement et de terreur.&lt;br /&gt;Je tiens ici, très solennellement, à vous féliciter de l'efficacité de ces méthodes, qui ont emmené une grande partie de mes collègues journalistes, penseurs, à s'anesthésier, à ne plus oser prendre leur plume, s'auto censurant avant même que vous n'ayez matière à intervenir.&lt;br /&gt;Citoyen français, journaliste et homme libre, j'ai pris mon appareil photo comme une arme contre toute forme de répression dés 16 ans, age où j'ai publié un journal dans mon pays natal, l'Iran, sous le régime du Shah. Au nom de cet attachement aux témoignages qui ne racontaient que l'injustice sociale et l'atteinte aux libertés fondamentales, la répression, j'ai subi des années de prison, la torture, et plus tard, l'exil sous le régime des Mollah, qui m'a conduit vers la France accueillante. Depuis mon arrivée sur cette terre de libertés, je n'ai cessé de poursuivre ma route comme témoin autour du monde des pays où la liberté reste une valeur fragile. Ces Destins Croisés , publiés dans la presse internationale, et dans une dizaine de livres, ont été accueillis par le Sénat et exposés sur les grilles du Jardin du Luxembourg, tel un appel à regarder l'autre monde.&lt;br /&gt;Au fil de ces témoignages saisis dans une centaine de pays, j'ai pu constater combien l'autre monde regarde la France comme le porte drapeau de la liberté, celui qui a offert à l'humanité la Déclaration des droits de l'Homme conquise au prix de sacrifices.&lt;br /&gt;En France, vous avez eu l'immense habileté de répandre un sentiment ineffable de peur qui musèle les biens pensants, là où d'autres, de l'Irak à l'Iran, de la Russie à la Corée du Nord ou la Chine, emprisonne voire, exécute simplement celui qui a fait l'outrage de la pensée différente, de la contestation, de la critique. Merci Monsieur Sarkozy.&lt;br /&gt;Permettez-moi de vous témoigner ma profonde gratitude pour votre bienveillance à l'égard de celles et ceux, qui ont osé s'ériger contre votre pensée et vos positions.&lt;br /&gt;Pour conclure, cher Nicolas, je suggère à Reporters Sans Frontières d'organiser une conférence internationale à Paris rassemblant ces prédateurs de la liberté du monde entier. Vous pourriez ainsi leur donner une formation intensive aux vues de décrypter l'efficacité de vos méthodes qui parviennent au même but : celui de museler les médias sans emprisonnement, sans torture, sans empoisonnement et sans la mort au bout.&lt;br /&gt;Soyez certain que nous ferons tout pour que l'Histoire retienne cette méthode que nous pouvons déjà nommée : « méthode Sarko ».&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse, j'aurais pu vous écrire de Kaboul où j'ai fondé une association pour soutenir la liberté d'expression et une presse indépendante comme fondements de la démocratie.&lt;br /&gt;« Je n'ai qu'une passion celle de » la liberté « au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur ». Cette lettre persane n'est que « le cri de mon âme ».&lt;br /&gt;Veuillez agréer, Monsieur Sarkozy, l'assurance de mon profond respect.&lt;br /&gt;Reza,&lt;br /&gt;Photo-journaliste&lt;br /&gt;Président fondateur de l'association Aina Chevalier de l'Ordre National du Mérite&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-3873101824151454781?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3873101824151454781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3873101824151454781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/lettre-persane-monsieur-sarkozy_11.html' title='Lettre persane à Monsieur Sarkozy'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-5686860932594986384</id><published>2007-05-10T03:39:00.000-07:00</published><updated>2008-12-08T13:28:18.246-08:00</updated><title type='text'>Communiqué de la FSE (Tolbiac, Sorbonne, répression)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkL3Oac_oFI/AAAAAAAAAN8/x0RLtOs3jAo/s1600-h/sorbonne.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkL3Oac_oFI/AAAAAAAAAN8/x0RLtOs3jAo/s400/sorbonne.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062880758109020242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Communiqué de la FSE (Tolbiac, Sorbonne, répression)&lt;br /&gt;Cette France sent la dictature à pleins nez à force de s'être droitisée, de penser les problèmes avec les yeux du pouvoir. Cette France, où ce sont les plus de 65 ans qui ont fait basculer le scrutin en votant à 75 % pour l'Empereur selon l'Ifop (voir sondage intentions de vote le 27 avril et à 64 % d'après l'analyse intéressante (et oui) du Figaro le 9 avril ( résultats du sondage en pdf). Dans le sondage Ifop, Sarko n'atteint pas la majorité dans toute la tranche des 18-64 ans et selon celui de TNS-Sofres-le-Figaro, il ne l'atteint pas chez les 18-49 ans... Bref ce sont les vieux et surtout les retraités qui ont décidé de notre sort pour 5 ans.&lt;br /&gt;Pour vos appels à manifs, trucs à dire un peu chaud, penser à l'anonymat sur Internet, reportez-vous en haut à droite sur la page d'accueil d'indy paris et tapez toujours httpS ://paris.indymedia.org sur le site... c'est comme pour les banques ou les sites d'achat, personne ne peut lire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des anti-Sarkozy bloquent le site universitaire de Tolbiac&lt;br /&gt;Daniel Cohn-Bendit en faveur d'une alliance centre-gauche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est la guerre.» Stoeckel est aussitôt contredit. Du temps ? Légitime, l'élection ? Pas pour tout le monde. «C'est une élection manipulée, avec des sondages et des médias manipulés, des livres interdits de sortie. Il faut se mobiliser le plus vite possible», s'écrie un militant. «Le mouvement est un peu noyauté par tous les gauchistes, les anars, les totos [autonomes], les néosituationnistes», déplore sérieusement un membre des JCR. Un couple d'allure timide se faufile dans l'amphi avec un petit texte intitulé «C'est la guerre». Proposition radicale : «Abandonnons-nous au précipice de la rage.»&lt;br /&gt;Hier soir, entre 300 et 400 personnes répondant à l'appel d'organisations d'extrême gauche ont manifesté boulevard Saint-Michel à Paris. L'objet du rassemblement était initialement de protester contre une manifestation d'extrême droite à Denfert-Rochereau, dans le XIVe. Plus d'une centaine de manifestants ont été interpellés par les forces de l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.liberation.fr/actualite/societe/252832.FR.php&lt;br /&gt;---------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Le site de Tolbiac de l'université Paris-I, occupé depuis mercredi 9 mai par des étudiants qui tentaient d'organiser la contestation après l'élection du nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, a été débloqué jeudi.&lt;p&gt;La faculté, située dans le 13&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;arrondissement de la capitale, occupée par plusieurs centaines d'étudiants protestataires, a fermé ses grilles, jeudi matin, sur décision de son président. Vers midi, environ 800 étudiants réunis en assemblée générale ont voté le déblocage du site et la reprise des cours, &lt;i&gt;"à une forte majorité"&lt;/i&gt;, selon Yahn Ledenemat, étudiant en deuxième année d'AES (administration, économie et social), qui se satisfait de cette décision.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td align="center"&gt;&lt;center&gt;&lt;script language="JavaScript"&gt;if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}&lt;/script&gt;&lt;!-- ceci est un essai --&gt;&lt;/center&gt; &lt;div class="lien-2"&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;L'action, critiquée par l'UNEF, le principal syndicat étudiant, visait à dénoncer la réforme de l'université envisagée par le nouveau président, qui ne prendra ses fonctions que le 16 mai. Selon Yahn Ledenemat, les partisans de la fin du mouvement ont invoqué &lt;i&gt;"un blocage inutile car aucun changement n'a été mis en place pour le moment". &lt;/i&gt;Ils ont évoqué &lt;i&gt;"une action contre-productive avec un risque de se mettre à dos des étudiants qui pourraient se mobiliser, plus tard, si le programme de Nicolas Sarkozy était mis en place"&lt;/i&gt;. Autre raison plus pragmatique pour le déblocage : l'échéance des partiels, qui commenceront dans une semaine.&lt;/p&gt;&lt;b&gt;VERS UNE AUTRE FORME DE MOBILISATION&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Les cours devraient donc reprendre vendredi matin. Néanmoins, une nouvelle assemblée générale est prévue en fin de matinée. Plus question de blocage cette fois, mais de manifestations futures avec les étudiants à l'origine de ce mouvement de contestation et des membres de trois syndicats étudiants (SUD, FSE et CNT). &lt;i&gt;"Nous sommes environ 400 à vouloir organiser la résistance"&lt;/i&gt;, explique un étudiant en troisième année d'histoire, militant de SUD. Pour lui, le mouvement dépasse le cadre de la réforme de l'université. Il craint notamment &lt;i&gt;"un&lt;/i&gt; &lt;i&gt;durcissement des lois concernant l'immigration"&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;"une atteinte aux droits de l'homme et au droit du travail"&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;"Nous prévoyons déjà des manifestations la veille ou le jour de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Et surtout, nous souhaitons rester mobilisés en juin et en juillet, quand les premières lois seront votées"&lt;/i&gt;, souligne-t-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="lien"&gt;&lt;div class="desc"&gt;&lt;b&gt;Florence Denneval&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-5686860932594986384?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5686860932594986384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5686860932594986384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/communiqu-de-la-fse-tolbiac-sorbonne.html' title='Communiqué de la FSE (Tolbiac, Sorbonne, répression)'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/RkL3Oac_oFI/AAAAAAAAAN8/x0RLtOs3jAo/s72-c/sorbonne.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-3133466916758836210</id><published>2007-05-02T05:09:00.000-07:00</published><updated>2007-05-02T05:10:52.548-07:00</updated><title type='text'>LE NOUVEL ASILE PÉNITENTIAIRE</title><content type='html'>Chapitre VII &lt;br /&gt;LE NOUVEL ASILE PÉNITENTIAIRE&lt;br /&gt;source : http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0476&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prisons-hôpitaux selon Nicolas Sarkozy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je souhaite une politique pénitentiaire toute différente (...) avec une proposition : qu’il y ait des établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques. On ne peut plus continuer avec des prisons qui font honte, le personnel pénitentiaire n’y étant pour rien, où l’on mêle des gens qui sont psychiatriquement des malades », déclarait Nicolas Sarkozy le dans l’émission “à vous de juger” le 30 novembre 2006. Il y a « clairement un problème essentiel qui est celui de la présence dans les prisons de malades, il faut de toute urgence développer ce qu’on peut appeler l’hôpital-prison », affirme Nicolas Sarkozy en visite au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, le 22 janvier 2007. Cet hôpital-prison permettrait « de mettre dans des établissements d’un nouveau type des femmes et des hommes qui ont besoin d’être soignés et qui peuvent présenter un danger à la fois pour la société et pour leurs codétenus... on doit différencier les malades des délinquants ». La proposition s’affine le 26 février 2007 (interview RMC) : « je veux qu’on sorte de prison les détenus atteints de troubles mentaux pour créer une dizaine de prisons-hôpitaux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les affaires qui ont ému l’opinion publique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite du ministre-candidat à la prison de Rennes faisait suite à un acte de cannibalisme commis peu auparavant. Le 3 janvier 2006, un homme de 31 ans était retrouvé mort dans sa cellule de la maison d’arrêt de Rouen. Il avait été sévèrement battu puis étouffé avec un sac plastique. Il présentait une importante plaie au thorax. L’autopsie révélait qu’on lui avait prélevé une partie d’un poumon et deux muscles intercostaux. Son co-détenu s’accusait aussitôt du meurtre et affirmait avoir mangé le coeur de sa victime. L’intéressé avait déjà fait l’objet d’une expertise qui avait diagnostiqué une schizophrénie et il avait des antécédents psychiatriques importants. Ce n’était pas la première affaire de ce genre. L’opinion publique a été émue par ce meurtre horrible mais, si les circonstances sont effectivement atroces, il s’inscrit dans le climat de violence ordinaire des prisons et il pose surtout avec brutalité la question de la présence de malades psychiatriques de plus en plus nombreux. La proposition de Nicolas Sarkozy a le mérite ordinaire de la simplicité : il y a trop de malades mentaux en prison, laissons-les y, et créons des établissements spécialisés. Mais est-ce une vraie réponse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;État des lieux : des structures de soin insuffisantes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour juger de la portée du projet de Nicolas Sarkozy, encore faut-il rappeler rapidement dans quel contexte il s’inscrit. Il existe des structures de soins psychiatriques ou psychologiques en prison mais elles sont dramatiquement insuffisantes au regard du nombre grandissant de détenus présentant des troubles psychiques. Il s’agit des “SMPR” (Services Médico-Psychologiques Régionaux), au nombre de 26 aujourd’hui. Ils sont essentiellement implantés dans les maisons d’arrêt et également dans deux centres de détention. Ces structures absorbent près de 80% des moyens disponibles. Ces services sont loin de disposer d’un personnel suffisant et la présence médicale et paramédicale n’y est pas assurée de nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les établissements ne disposant pas de SMPR, (l’immense majorité donc, représentant environ 60% de la population pénitentiaire), les soins courants sont assurés par des équipes réduites détachées du secteur de psychiatrie générale du centre hospitalier le plus proche. Mickaël Janas, secrétaire général de l’Association des juges de l’application des peines, déclarait il y a peu : “je suis plusieurs personnes condamnées à une obligation de soins, et d’ailleurs désireuses de se soigner. Ils ne bénéficient pourtant d’aucun suivi, car il y a dix mois d’attente pour consulter un psychiatre en prison. Et à la sortie c’est à peine mieux”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi de programmation et d’orientation pour la justice du 9 septembre 2002 a prévu la création d’unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) destinées à accueillir en établissements de santé l’ensemble des hospitalisations pour troubles mentaux de personnes détenues, qu’elles soient consentantes ou non. Ces unités disposeront pour assurer leur sécurité d’un personnel de l’administration pénitentiaire. Il est prévu 19 UHSA d’une capacité totale de 700 lits mais les premières (4 ou 5) n’entreront en service qu’en 2008 ou 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;État des lieux, l’augmentation dramatique du nombre de détenus présentant des troubles psychiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’attente de ces nouvelles structures, la prise en charge des troubles psychiatriques en prison est dramatiquement insuffisante. Les besoins sont désormais connus. Plusieurs enquêtes officielles donnent une vision très précise du phénomène. En juin 2000 la commission d’enquête du Sénat sur les prisons notait : “en raison d’une dérive psychiatrique et judiciaire, des milliers de détenus atteints de troubles psychiatriques errent sur le territoire national, ballottés entre les établissements pénitentiaires, leurs quartiers disciplinaires, les services médico-psychologiques régionaux, les unités pour malades difficiles, les unités fermées des hôpitaux psychiatriques”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première étude avait été effectuée par les inspections générales des services judiciaires et des affaires sociales et publiée en 2001. Les chiffres de référence sont de 1997. L’enquête est réalisée sur les “entrants en prison”. 8,6% des hommes et 13% des femmes étaient déjà pris en charge avant leur incarcération par des services psychiatriques. La part de ceux qui suivaient un traitement médicamenteux psychotrope était encore plus forte, puisqu’elle atteignait 18,6%. La conclusion de ces inspections, en additionnant les malades anciennement suivis et ceux nouvellement diagnostiqués, est que la part des détenus atteints de troubles mentaux est d’environ du quart des détenus : entre 14 et 25% chez les hommes et un peu plus (jusqu’à 30%) chez les femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rapport du Professeur Jean-Louis Terra sur la prévention du suicide en prison, publié en décembre 2003, estimait à 55% le pourcentage des détenus entrant qui présentaient un trouble psychologique : 30% des hommes et 45% des femmes étaient atteints de dépression, et 1 détenu sur 5 était suivi avant son incarcération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude épidémiologique très poussée sur la santé mentale des détenus a été menée conjointement par la direction générale de la santé (DGS) et l’administration pénitentiaire sous la direction du Professeur Bruno Falissard, biostatisticien et épidémiologiste, et du professeur Frédéric Rouillon, psychiatre. Environ un millier de personnes détenues dans 23 établissements pénitentiaires et constituant un échantillon représentatif de la population carcérale, ont été interrogés entre juillet 2003 et septembre 2004. Les résultats sont alarmants. Huit hommes incarcérés sur 10 présentent une pathologie psychiatrique et plus de 7 femmes sur 10. La grande majorité en cumulant plusieurs. L’originalité de l’enquête est qu’elle s’intéresse à tous les troubles. Les troubles anxieux notamment concernent 56% des détenus, les troubles dépressifs 47%, les dépendances aux substances illicites ou à l’alcool 34% et les troubles psychotiques 24%. Ce dernier chiffre est généralement seul retenu pour caractériser la pathologie pénitentiaire. Mais, même sur ce chiffre, l’apport de l’enquête est très inquiétant. Sur ces 24%, 8% présenteraient une schizophrénie, 8% une psychose chronique non schizophrénique, 3% une schizophrénie dysthymique (associée à des troubles de l’humeur) et 5% une pathologie dont le type n’a pas été précisée. L’enquête note aussi qu’avant leur entrée en prison, plus du tiers des détenus avait déjà consulté en psychiatrie et 16% avaient déjà consulté en psychiatrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dr Christiane de Beaurepaire, chef de service du SMPR de Fresnes a procédé une vaste observation des troubles psychiatriques des détenus, de leurs antécédents familiaux, de leur vie. Dans son étude publiée fin 2004, on peut lire un constat similaire : 14 % des prisonniers souffrent de psychoses - schizophrénie ou paranoïa -, 40 % de dépression et 33 % d’anxiété généralisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dysfonctionnement des tribunaux qui remplissent les prisons de malades mentaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui donc est responsable de cette situation ? Les magistrats à coup sûr. On n’entre pas en prison sans leur accord ! Ce sont des décisions de justice qui envoient en prison des malades mentaux. Ces décisions-là sont-elles prises en toute connaissance de cause ? Les juges savent-ils qui ils emprisonnent ? La question pourrait paraître incongrue pour qui ne connaît pas la pratique judiciaire. Ecoutons ce qu’en dit un psychiatre qui accueille les malades mentaux en prison, le Dr Gérard Dubret, psychiatre à la prison d’Osny. Il constate que cette population vient essentiellement des procédures d’urgence : “l’immense majorité est jugée en comparution immédiate et ne voit même pas d’experts. Et pour ceux qui ont été examinés, les diagnostics d’irresponsabilité ont été divisés par dix en dix ans” Il faut effectivement aller dans une audience de comparution immédiate pour voir comment se remplissent les prisons en France. Grâce à cette politique délicieusement appelée “le traitement en temps réel”, les magistrats n’ont pas toujours de temps de regarder ni d’écouter la personne qu’ils ont en face d’eux. Cette justice expéditive-là est l’un des facteurs majeurs de la présence de tant de malades mentaux en prison. En jugeant en un quart d’heure, c’est à dire en consacrant deux ou trois minutes aux paroles du prévenu on peut très bien ne rien voir de sa maladie. Quant à ordonner une expertise psychiatrique, peut-être cette investigation retardera-t-elle la vitesse de cette justice qu’on veut exemplaire par son efficacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je citai dans un ouvrage précédent le cas de ce prévenu à qui l’on reprochait un vol de portefeuille et qui se présentait pour la 25ème fois devant un tribunal correctionnel. Le récidiviste typique qui passait régulièrement en comparution immédiate et écopait de petites peines de prison ferme. À l’écouter pourtant, à l’écouter vraiment, il apparaissait qu’il ne comprenait pas vraiment des questions simples et que le problème de sa responsabilité se posait. L’expertise psychiatrique aussitôt ordonnée a été formelle. Cet homme souffrait d’une psychose : “une pathologie psychiatrique en relation avec une psychose infantile cicatrisée sur un mode déficitaire. Il présente une déficience intellectuelle importante avec un déséquilibre psychique responsable de nombreux passages à l’acte agressifs ou délictueux... Il n’est pas accessible à une sanction pénale. Il demeure difficilement curable et n’est pas réadaptable sur le plan social”. Il est incapable d’assurer sa défense. Il garde une vision très anecdotique de ses antécédents judiciaires. Il se révèle incapable d’intérioriser la peine, la contrainte sociale comme toute expérience antérieure. Les événements vécus en prennent pas valeur d’exemple et n’entraînent pas de contrainte intérieure”. Cet homme était pourtant passé 24 fois en correctionnelle. Il avait été à peu près autant de fois en prison. Il faisait partie de cette population dont la présence en prison étonne ou scandalise. Cette 25ème fois-là, il n’y a pas été. Il avait aussi bénéficié d’une expertise de bonne facture, impartiale et objective. L’expert n’avait pas craint de dire ce qu’il voyait et d’en tirer les conséquences : cet homme n’était pas du ressort de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des expertises psychiatriques frileuses&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les expertises psychiatriques ne sont pas de cette veine-là. Beaucoup d’experts psychiatres sont réticents à conclure à l’existence de troubles psychiques empêchant le passage en justice, ces troubles dont la loi dit qu’ils “abolissent le discernement ou le contrôle des actes” (article 122-1 du code pénal). Les seules statistiques dont nous disposons sont celles des non-lieux prononcés par les juges d’instruction suite à une expertise psychiatrique concluant à l’existence d’un tel trouble psychique. Elles mettent en évidence une diminution très sérieuse de ce type de non-lieux : 200 par an, contre 500 il y a 12 ans [1]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De multiples raisons ont contribué à cette nouvelle jurisprudence des experts qui contribue, elle aussi, à remplir les prisons de malades psychiques. De bonnes raisons - une autre approche théorique et clinique de la maladie mentale - et de moins bonnes - le souhait de ne pas remplir les quelques places restantes en hôpital psychiatrique, une certaine soumission à la pression des magistrats, des victimes et de la société dans son ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conséquence la plus dommageable de cette évolution est que tous ces délinquants qu’on aurait considéré autrefois comme en état de démence ne bénéficient pas pour autant d’un régime de faveur. C’est même exactement le contraire. Car la maladie mentale continue d’effrayer. L’existence de ces troubles psychiques, souvent très graves, qui ne font plus éviter la prison, n’atténue pas pour autant la sévérité des juges ou des cours d’assises. Au contraire, elle aggrave leur sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prisons pour malades mentaux dangereux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières années, le gouvernement s’est intéressé aux rapports de la maladie mentale et des prisons sous un angle restreint, celui des malades mentaux dangereux ou susceptibles de l’être. Deux missions ont été ainsi confiées en 2005 puis 2006, à Jean-François Burgelin, ancien procureur général de la cour de cassation ( rapport de la Commission Santé-Justice), et à Jean-Paul Garraud, député UMP, ancien magistrat. Ils ont préconisé la création de “centres fermés de protection sociale” où pourraient rester enfermés aussi longtemps que nécessaire, voire à vie, les condamnés dangereux, une fois leur peine purgée. Un rapport sénatorial a, lui, rejeté ce projet de centres qualifiés de “lieux de relégation sociale, ni hôpitaux, ni prison” et a préconisé la création “d’unités hospitalières spécialement aménagées”  [2] . Ce débat concernant les malades dangereux est réel et grave et les solutions doivent rester respectueuses de nos valeurs juridiques. Mais la question à laquelle Nicolas Sarkozy répond par la solution simpliste “hôpital-prison” n’est pas celle-là. L’immense majorité des personnes présentant des troubles psychiatriques en prison n’est pas dangereuse. Ce qui peut les conduire à la violence, c’est la violence du cadre pénitentiaire qui ne fait qu’exacerber des pathologies qui sont incompatibles avec un enfermement sordide et criminogène car si la prison est l’école du crime elle est surtout l’école de la folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le danger des propositions de Nicolas Sarkozy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui donc, la justice, avec la bénédiction des experts, envoie en prison des personnes qui relèvent, non d’un système d’enfermement, mais d’un système de soins, la maladie mentale n’étant absolument pas synonyme de violence ni même de dangerosité. Beaucoup de ces malades devraient pouvoir être libérés et suivis en secteur psychiatrique ou hospitalisés. C’est cette dynamique-là qu’il faut créer. Or les propositions de Nicolas Sarkozy vont exactement à l’opposé. Il souhaite créer de nouvelles structures qui deviendraient automatiquement le dernier dépotoir de la société, après la prison. Il n’y aurait effectivement plus beaucoup de questions à se poser. Dans un premier temps en tout cas. La solution resterait de toutes façons l’enfermement. Car ce n’est pas l’emprisonnement des malades mentaux qui gêne le ministre-candidat, c’est la cohabitation avec des détenus ordinaires. Il est difficile d’imaginer une vision plus policière de la psychiatrie. Triste démocratie où les réformes touchant à la prison et à la psychiatrie, qui relèvent normalement du ministre de la justice et du ministre de la santé, sont entre les mains du ministre de la police ! On retrouve là, la même confusion qui a présidé à l’élaboration du projet de loi sur la prévention de la délinquance dont tout un chapitre était consacré à l’hospitalisation d’office. On aurait pu penser que le ministère de la santé soit au moins associé à cette réforme. Mais, là aussi, le ministre de l’intérieur, omniprésent, s’était occupé de tout, dans le but d’accélérer les procédures de placement d’office, notamment en les confiant aux maires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les solutions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt que de créer des hôpitaux prison, il faut faire baisser le nombre de détenus. Tous les rapports officiels émanant de tout bord vont dans le même sens. La plupart des malades mentaux n’ont rien à faire en prison. La prison doit accueillir en son sein des équipes soignantes, bien plus qu’aujourd’hui, mais elle ne peut faire que dans des limites raisonnables, compte tenu d’un cadre carcéral qui rend d’emblée toute thérapie extrêmement difficile. La prison ne peut en aucun cas faire face à ce raz de marée de pathologies en tout genre qu’elle héberge aujourd’hui par la force des choses sans qu’aucune politique sanitaire ou pénitentiaire réelle n’ait été définie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut, dans cette perspective, obliger la justice à s’intéresser à la personnalité des accusés, dès la garde à vue. La loi a prévu, dans la procédure de comparution immédiate, la nécessité d’une enquête rapide qui intervient normalement à la fin de la garde à vue et avant le passage en jugement. Cette enquête est censée fournir à la justice des informations permettant d’éviter l’incarcération et de favoriser des mesures alternatives. Un dispositif doit être mis en place permettant de faire procéder en urgence à des expertises psychiatriques avant tout passage en jugement de façon à permettre au tribunal des comparutions immédiates de disposer en quelques heures d’un avis médical sérieux. Par ailleurs la formation des magistrats et celle des avocats doit être beaucoup plus poussée de façon à les sensibiliser à ce genre de pathologie. Il ne s’agit pas de les transformer en expert mais de leur donner quelques notions de base, qui leur permettent de se poser sérieusement la question de la maladie mentale plutôt que de fermer les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer les secteurs psychiatriques. Le problème des malades mentaux en prison est autant un problème de politique psychiatrique que de politique pénitentiaire ou judiciaire. C’est le sinistre de la psychiatrie de secteur public qui est en grande partie à l’origine de l’afflux de malades mentaux en prison. Le nombre de lits de psychiatrie est passé de 75.951 en 1989 à 43.173 en 2000 (-43%), environ 800 postes de psychiatre public temps plein sont vacants. Depuis 20 ans, 55.000 lits ont été supprimés en psychiatrie, sans que pour autant soient créées des structures alternatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à l’abbé Pierre, a été créé en 1999 un Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Il est dommage que ses rapports annuels soient si peu lus. Voici ce qu’il indiquait, de façon extrêmement pertinente, dans celui qu’il remettait au président de la République en 2003 : “alors que l’hôpital psychiatrique assurait un hébergement à long terme, il a vu son rôle évoluer vers des séjours dont la durée est limitée à la seule prise charge de la période de crise aiguë. Or les personnes qui quittent l’hôpital psychiatrique sont toujours des malades, elles nécessitent des soins permanents. C’est cette carence qui est à l’origine de la souffrance des familles qui les hébergent, mais aussi de leur forte représentation dans les prisons et parmi les sans abri”. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, l’une des préoccupations majeures des chefs de service de psychiatrie est de faire sortir au plus vite les malades hospitalisés, au détriment non seulement de l’humanité mais de l’efficacité des soins. Les mêmes chiffres alarmants que l’on trouve en prison, on les trouve, encore plus élevés, dans les structures de soins qui prennent en charge les sans abri. A Nanterre par exemple, à l’Hôpital Mas-Fourestier, qui recueille chaque jour (et chaque nuit) les sans abri de Paris, on compte 30% de psychotiques, 25% de troubles phobiques et 25% de dépressifs. La maladie mentale va vers la prison et la rue, faute d’être traitée dans des structures de soins adaptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettre fin à “la dérive psychiatrique et judiciaire”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation actuelle des prisons et les propositions du ministre-candidat nous renvoient à l’époque lointaine d’avant la naissance de la psychiatrie. On retrouve ce mélange moyenâgeux où les déviants, les désadaptés, les mauvais sujets, les “correctionnaires”, les vérolés et les fous se retrouvaient enfermés dans des institutions fourre-tout dont l’objet principal était de protéger la société, les honnêtes gens de tous les inconvénients de la marginalité. Un colloque européen posait encore il y a quelques années la question : « La prison, l’asile du XXIe siècle ?”. La réponse est désormais là, toute prête. La prison va devenir la solution de tous les problèmes, non seulement de délinquance mais de maladie mentale. Il faut impérativement redéfinir les champs respectifs de compétence de la justice et du système de soins. Répondre par la prison, c’est ne pas répondre. Ne pas répondre à la vraie question qui reste posée : comment et où soigner la maladie mentale ? Dominique Perben, l’ancien garde des Sceaux avait une analyse assez juste du problème, même s’il n’en tirait pas toutes les conséquences : “on demande au système pénal de traiter un dossier qui n’est pas de sa compétence”  [3] . Car c’est bien de “compétence” qu’il s’agit. La psychiatrie doit avoir le courage de défendre son champ de compétence et revendiquer son rôle. La justice doit constater non seulement qu’elle est en dehors de son champ d’action mais qu’elle ne fait qu’aggraver la situation. Le rapport commun de L’IGAS et de l’inspection des services judiciaires disait clairement que “la prison, en soi, est un facteur d’aggravation des troubles mentaux”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc poser clairement cette règle que tous les professionnels compétents écrivent maintenant depuis plusieurs années : en dehors des personnes jugées dangereuses, et qui relèvent de structures spécialisées, les personnes condamnées présentant des troubles psychiatriques doivent être soignées en milieu psychiatrique. Il ne s’agit donc pas de créer des hôpitaux-prison - dont le ministre-candidat avance l’idée sans même savoir de quoi il s’agit - mais des hôpitaux&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-3133466916758836210?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3133466916758836210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3133466916758836210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/le-nouvel-asile-pnitentiaire.html' title='LE NOUVEL ASILE PÉNITENTIAIRE'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-8968165711334491904</id><published>2007-05-02T02:24:00.000-07:00</published><updated>2007-05-02T02:26:30.634-07:00</updated><title type='text'>LA REPUBLIQUE EN DANGER</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le principe de laïcité est menacé par l’UMP&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en déplaise à Nicolas Sarkozy pour qui la religion doit être promue comme ferment de la fierté française, notre République est fière d’avoir institué, par l’article 2 de sa Constitution (loi de 1905), une séparation radicale des Eglises et de l’Etat qui la distingue, à ce jour, de toutes les autres Républiques : « La République ne reconnaît aucun culte ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque, au nom de la République et en notre nom, le candidat de l’UMP se réclame explicitement du religieux, et principalement du catholicisme, arguant que les racines de la France seraient exclusivement chrétiennes, le principe de laïcité est menacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 14 janvier 2007, lors de son discours d’investiture à la Porte de Versailles, NS affirme que la France est dépositaire d’un bien « reçu en héritage depuis 2000 ans » et que ses « racines sont et doivent rester chrétiennes ». A la Mutualité, il affirme s’inspirer de saint Louis pour fonder son système politique (11 février 2007). Au Zénith, il soutient que, comparé à l’amour universel sacralisé, « le système associatif, ce n’est pas de la fraternité » (18 mars 2007). S’exprimant encore chez Franz Olivier Gisbert lors de l’émission télévisée « FOG » il réclame que les débats politiques soient « ouverts aux grandes voix du christianisme » et que la religion chrétienne soit promue comme ferment de la fierté française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la journée d’investiture du 14 janvier, Jean-Pierre Raffarin rappellera aussi que la France est bien « la fille aînée de l’Eglise » et qu’elle doit soigneusement maintenir ce rang de primauté. Christine Boutin clamera, quant à elle, que l’UMP respecte « toute la personne humaine… depuis sa conception».&lt;br /&gt;Dans l’émission « Mots Croisés » du 12 mars 2007, Valérie Pécresse, députée UMP, précisera que la pensée de Jacques Chirac et celle de NS sont « consubstantielles ».&lt;br /&gt;Pour mémoire, rappelons qu’en 1996 JC a souhaité que soient « resserrés les liens millénaires de la France à l’héritage chrétien » et que les français soient « exhortés à la fidélité à l’Eglise» (discours d’Etat au Vatican le 20 janvier 1996).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la laïcité dans notre République n’autorise pas un responsable politique à se réclamer explicitement dans ses discours officiels de telles racines et d’en faire une exclusive pour tous en l’incluant dans un programme. Sa fonction lui interdit de s’y référer. Cet héritage évoqué est du ressort intime et singulier d’une croyance en la transcendance. Il ne doit pas être imposé, ni même vanté au civil. En outre, l’histoire démontre que le christianisme n’a pas été à l’origine des avancées et des droits humains acquis et établis jusqu’à aujourd’hui pour tous. L’Eglise les a même souvent combattus et continue à le faire. Il est donc faux de prétendre, comme le fait NS, que le christianisme a participé à la fondation laïque de la France. Il n’est qu’à énumérer la liste, non exhaustive et par ordre alphabétique, des droits acquis et de les considérer un par un pour s’en rendre compte :&lt;br /&gt;abolition de la peine de mort, contraception, décision du malade de ne pas prolonger sa torture, divorce, droits de l’homme, égalité des droits, euthanasie, féminisme, homosexualité, humanisme, humanitarisme, interruption volontaire de grossesse, laïcité, liberté de conscience, liberté de penser, liberté d’écrire, liberté religieuse, liberté sexuelle, mariage homosexuel, pacs, protection contre les maladies sexuellement transmissibles, recherche scientifique sur les cellules souches, réduction des inégalités, socialisme, suppression de l’esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La laïcité qui a inspiré l’humanisme ne s’est jamais référée au divin dans la mise en place des droits citoyens. Contrairement à la notion de peuple entendu comme « les habitants d’un territoire » (du grec : demos - demos), il n’y a de laïcité que lorsque les citoyens sont réunis pour traiter de ce qui concerne leur vie humaine et sociale, pas de leur croyance au divin ; c’est là et en cela seul qu’ils constituent le peuple laïc (du grec : laos - laos). Eschyle nous précise même que lorsque les laïcs – oi laioi egchôrioi - c’est à dire lorsque « les citoyens concernés par les affaires du pays » (que l’on peut aussi traduire par « lorsque les citoyens, électeurs de droit») sont réunis pour traiter de leur vie d’humains, alors les dieux n’y ont pas place, dit-il ; ils n’ont pas à s’en mêler ; cela ne les concerne pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le pouvoir s’engage sous la férule du divin, il se révèle allié d’une politique du mythe destinée à satisfaire les superstitions s’appuyant sur les préjugés, les sentiments et les passions. Il met en place une politique qui touche au plus intime des pulsions, qui réveille la part paranoïaque et qui, derechef, met en péril la cohésion sociale.&lt;br /&gt;La politique du mythe réalise son programme par une intimidation de l’intelligence affectant les esprits ; elle vide l’élan civil de sa substance pour le pervertir en amour universel idéalisé (cf : le discours de NS au soir du premier tour, le 22 avril 2007). Cette politique rassemble les insatisfaits autour d’un projet d’exclusion de « l’autre » catalogué d’indésirable. Elle est une politique du droit négatif ; cultivant une identité qui maintient le citoyen dans une impéritie manifeste, elle tétanise toute réflexion civile et sociale et incite à s’investir dangereusement dans les rangs d’une nouvelle croisade sur notre sol.(Faut-il n’avoir pas entendu, le soir du 22 avril le « et surtout » qui s’est glissé dans le voeu « rêvé » de NS lorsqu’il a clamé : « Vive la République… ET SURTOUT… Vive la France » ? - adverbe nullement retransmis dans la presse).&lt;br /&gt;Certes si saint Louis, fréquemment évoqué comme modèle dans les interventions de NS, renforça l’autorité de l’Etat au XIIIeme siècle, s’il institua ce qui fut appelé « les cas » ne pouvant être jugés que par lui-même et s’il créa la Commission Judiciaire, rappelons cependant – et gardons toujours à l’esprit – qu’il fut un redoutable croisé. Il conduisit deux croisades (la 7eme et la 8eme) et c’est durant son règne, sous la Régence de Blanche de Castille avec la bénédiction du Pape Innocent III qu’en Albigeois les Cathares, hommes, femmes, vieillards et enfants finirent par être atrocement massacrés. De plus, saint Louis se soumit à la demande du Pape Grégoire IX de confisquer et de brûler tous les exemplaires du Talmud découverts. Il imposa aux Juifs de porter un signe distinctif, la rouelle, donnant ainsi force de loi à un statut des juifs qui allait favoriser au siècle suivant leur exclusion du royaume. La prise du pouvoir des clercs rompt la paix entre les civils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de préserver tout risque de dérive sectaire et périlleuse pour la paix sociale, afin d’empêcher que prenne corps et s’établisse à nouveau une certaine « théologie politique » dont les prolongements désastreux aboutirent, il n’y a pas si longtemps, aux programmes d’exclusion et d’extermination que l’on connaît, le prosélytisme confessionnel quel qu’il soit – même évoqué de loin – doit être absent du discours politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La laïcité défie tous les systèmes coercitifs transposant le religieux sur l’exécutif et sur le législatif. Elle se différencie résolument d’une certaine conception chrétienne qui élève l’expiation au niveau d’un sacrifice. Elle admet que tout savoir est relatif et qu’il ne s’acquiert pas autrement que par un ordre des mots. Pas par des mots d’ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons-le : « La République ne reconnaît aucun culte », même si elle admet tous les cultes. La République est laïque. C’est-à-dire qu’aucune grille faisant intervenir une quelconque religion ou un quelconque culte au divin ne doit être utilisée comme argument politique. C’est cela qui permet à la République, tout en préservant son intégrité et sa spécificité, d’accueillir toutes les religions, donc de n’en exclure aucune et de préserver la liberté de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous peine de faire voler la laïcité en éclats, ce droit inscrit dans la constitution française ne doit nullement être altéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En usant de l’argument religieux en politique, en privilégiant une confession bien désignée – la catholique – pour en vanter l’exclusivité et en soutenant trompeusement que la laïcité a incorporé cette religion depuis longtemps (cf. Le Monde du 19/04/07), NS dénature la question et la banalise.&lt;br /&gt;Ce faisant, il opère un transfert de sacralité et rompt donc gravement avec les statuts de la République dont il vise pourtant la présidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectif Les Lumières en héritage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voir : http://leslumieresenheritage.unblog.fr/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour signature du texte concernant la "laicité"( si vous  en êtes soucieux .)et si vous avez déjà signé  les coordonnées du BLOG  pour vous permettre unediffusion plus aisée .Merci .C.G.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les Lumières en Héritage",&lt;br /&gt;c'est maintenant le nom du Collectif signataire de cet article. Vous y avez apporté votre concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Presse (Le Monde, en France et Le Soir, en Belgique) tardant à publier notre article (peut être en fin de semaine?)&lt;br /&gt;et pour ne pas trop attendre,&lt;br /&gt;nous avons donc décidé d'ouvrir un BLOG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez consulter ce BLOG - directement à cette adresse :  &lt;br /&gt;http://leslumieresenheritage.unblog.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et le diffuser le plus largement possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pourrez y lire l'article retranscrit et y consulter les noms des signataires à ce jour.&lt;br /&gt;Diffusez-le donc largement et continuez de faire appel aux signatures.&lt;br /&gt;Les nouveaux signataires peuvent s'inscrire directement sur le Blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA REPUBLIQUE EN DANGER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; BLOG à diffuser:        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; http://leslumieresenheritage.unblog.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Collectif les Lumières en héritage&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-8968165711334491904?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8968165711334491904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8968165711334491904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/05/la-republique-en-danger.html' title='LA REPUBLIQUE EN DANGER'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-8986095285344287761</id><published>2007-04-29T01:46:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T01:48:19.898-07:00</updated><title type='text'>appel à signatures</title><content type='html'>Le délai (pour donner à la presse) est "allongé" jusqu'à Dimanche nuit ,Lundi matin...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;From: Guilllaume Catherine &lt;br /&gt; Sent: Friday, April 27, 2007 11:31 PM&lt;br /&gt;Subject: Fw: APPEL A SIGNATURES &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;APPEL A SIGNATURES&lt;br /&gt;Nous appelons le plus de citoyens possible à signer cet article qui passera dans la presse sous peu.&lt;br /&gt;Si vous pensez, vous aussi, que la laïcité est en péril dans notre pays, n'hésitez pas à joindre votre signature au collectif qui s'est constitué (150 signatures déjà recueillies en 24 heures) autour de cet article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formule individuelle à remplir et à retourner :&lt;br /&gt;Je, soussigné(e) :&lt;br /&gt;Nom Prénom:&lt;br /&gt;accepte que mon nom figure sur la liste de l'article " La République est en danger".&lt;br /&gt;Signature&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Adressez-moi votre réponse, je transmettrai.merci&lt;br /&gt;cguillaume-paris@freesurf.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-8986095285344287761?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8986095285344287761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/8986095285344287761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/04/appel-signatures.html' title='appel à signatures'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-3953810358415597431</id><published>2007-04-26T06:52:00.001-07:00</published><updated>2007-04-26T06:52:42.618-07:00</updated><title type='text'>LA REPUBLIQUE EN DANGER :</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;LA REPUBLIQUE EN DANGER :&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Le principe de laïcité est menacé&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt; &lt;b&gt;par l’UMP&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt; N’en déplaise à Nicolas Sarkozy pour qui la religion doit être promue comme ferment de la fierté française, notre République est fière d’avoir institué, par l’article 2 de sa Constitution (loi de 1905), une séparation radicale des Eglises et de l’Etat qui la distingue, à ce jour, de toutes les autres Républiques : &lt;i&gt;" La République ne reconnaît aucun culte ".&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;u&gt; &lt;/u&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Lorsque, au nom de la République et en notre nom, le candidat de l’UMP se réclame explicitement du religieux, et principalement du catholicisme, arguant que les racines de la France seraient exclusivement chrétiennes, le principe de laïcité est menacé.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;u&gt; &lt;/u&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Le 14 janvier 2007, lors de son discours d’investiture à la Porte de Versailles, NS affirme que la France est dépositaire d’un bien &lt;i&gt;" reçu en héritage depuis 2000 ans "&lt;/i&gt; et que ses &lt;i&gt;" racines sont et doivent rester chrétiennes "&lt;/i&gt;. A la Mutualité, il affirme s’inspirer de saint Louis pour fonder son système politique (11 février 2007). Au Zénith, il soutient que, comparé à l’amour universel sacralisé, &lt;i&gt;" le système associatif, ce n’est pas de la fraternité "&lt;/i&gt; (18 Mars 2007). S’exprimant encore chez Franz Olivier Gisbert lors de l’émission télévisée " FOG " il réclame que les débats politiques soient &lt;i&gt;" ouverts aux grandes voix du christianisme "&lt;/i&gt; et que la religion chrétienne soit promue comme ferment de la fierté française.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;u&gt; &lt;/u&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Lors de la journée d’investiture du 14 janvier, Jean-Pierre Raffarin rappellera aussi que la France est bien &lt;i&gt;" la fille aînée de l’Eglise "&lt;/i&gt; et qu’elle doit soigneusement maintenir ce rang de primauté. Christine Boutin clamera, quant à elle, que l’UMP respecte &lt;i&gt;" toute la personne humaine… depuis sa conception".&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Dans l’émission " Mots Croisés " du 12 Mars 2007, Valérie Pécresse, députée UMP, précisera que la pensée de Jacques Chirac et celle de NS sont &lt;i&gt;" consubstantielles "&lt;/i&gt;. &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Pour mémoire, rappelons qu’en 1996 JC a souhaité que soient &lt;i&gt;" resserrés les liens millénaires de la France à l’héritage chrétien "&lt;/i&gt; et que les français soient &lt;i&gt;" exhortés à la fidélité à l’Eglise"&lt;/i&gt; (discours d’Etat au Vatican le 20 janvier 1996).&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;Or, la laïcité dans notre République n’autorise pas un responsable politique à se réclamer explicitement dans ses discours officiels de telles racines et d’en faire une exclusive pour tous en l’incluant dans un programme. Sa fonction lui interdit de s’y référer. Cet héritage évoqué est du ressort intime et singulier d’une croyance en la transcendance. Il ne doit pas être imposé, ni même vanté au civil. En outre, l’histoire démontre que le christianisme n’a pas été à l’origine des avancées et des droits humains acquis et établis jusqu’à aujourd’hui pour tous. L’Eglise les a même souvent combattus et continue à le faire. Il est donc faux de prétendre, comme le fait NS, que le christianisme a participé à la fondation laïque de la France. Il n’est qu’à énumérer la liste, non exhaustive et par ordre alphabétique, des droits acquis et de les considérer un par un pour s’en rendre compte : &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;i&gt;Contraception, décision du malade de ne pas prolonger sa torture, divorce, droits de l’homme, égalité des droits, euthanasie, féminisme, homosexualité, humanisme, humanitarisme, interruption volontaire de grossesse, laïcité, liberté de conscience, liberté de penser, liberté d’écrire, liberté religieuse, liberté sexuelle, mariage homosexuel, pacs, protection contre les maladies sexuellement transmissibles, recherche scientifique sur les cellules souches, réduction des inégalités, socialisme, suppression de l’esclavage, suppression de la peine de mort, etc… etc…&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;La laïcité qui a inspiré l’humanisme ne s’est jamais référée au divin dans la mise en place des droits citoyens. Contrairement à la notion de peuple entendu comme " les habitants d’un territoire " (du grec : demos - &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;font-size:85%;"&gt;demo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;s), il n’y a de laïcité &lt;u&gt;que&lt;/u&gt; lorsque les citoyens sont réunis pour traiter de ce qui concerne leur vie humaine et sociale, &lt;u&gt;pas&lt;/u&gt; de leur croyance au divin ; c’est là et en cela seul qu’ils constituent le peuple laïc (du grec : laos - &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;font-size:85%;"&gt;lao&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;s). Eschyle nous précise même que lorsque les laïcs – &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;font-size:85%;"&gt;OI laioi egcwrioi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt; - c’est à dire lorsque &lt;i&gt;" les&lt;/i&gt; &lt;i&gt;citoyens concernés par les affaires du pays " (&lt;/i&gt;que l’on peut aussi traduire par &lt;i&gt;" lorsque les citoyens, électeurs de droit") &lt;/i&gt;sont réunis pour traiter de leur vie d’humains, alors les dieux n’y ont pas place, dit-il ; ils n’ont pas à s’en mêler ; cela ne les concerne pas.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;Lorsque le pouvoir s’engage sous la férule du divin, il se révèle allié d’une politique du mythe destinée à satisfaire les superstitions s’appuyant sur les préjugés, les sentiments et les passions. Il met en place une politique qui touche au plus intime des pulsions, qui réveille la part paranoïaque et qui, derechef, met en péril la cohésion sociale.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;La politique du mythe réalise son programme par une intimidation de l’intelligence affectant les esprits ; elle vide l’élan civil de sa substance pour le pervertir en amour universel idéalisé (cf : le discours de NS au soir du premier tour, le 22 avril 2007). Cette politique rassemble les insatisfaits autour d’un projet d’exclusion de " l’autre " catalogué d’indésirable. Elle est une politique du droit négatif ; cultivant une identité qui maintient le citoyen dans une impéritie manifeste, elle tétanise toute réflexion civile et sociale et incite à s’investir dangereusement dans les rangs d’une nouvelle croisade sur notre sol.(Faut-il n’avoir pas entendu, le soir du 22 avril le &lt;i&gt;" et surtout "&lt;/i&gt; qui s’est glissé dans le voeu " rêvé " de NS lorsqu’il a clamé : &lt;i&gt;" Vive la République… &lt;u&gt;ET SURTOUT&lt;/u&gt;… Vive la France "&lt;/i&gt; ? - adverbe nullement retransmis dans la presse). &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;Certes si saint Louis, fréquemment évoqué comme modèle dans les interventions de NS, renforça l’autorité de l’Etat au XIIIeme siècle, s’il institua ce qui fut appelé " les cas " ne pouvant être jugés que par lui-même et s’il créa la Commission Judiciaire, rappelons cependant – et gardons toujours à l’esprit – qu’il fut un redoutable croisé. Il conduisit deux croisades (la 7eme et la 8eme) et c’est durant son règne, sous la Régence de Blanche de Castille avec la bénédiction du Pape Innocent III qu’en Albigeois les Cathares, hommes, femmes, vieillards et enfants finirent par être atrocement exterminés.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;Afin de préserver tout risque de dérive sectaire et périlleuse pour la paix sociale, afin d’empêcher que prenne corps et s’établisse à nouveau une certaine " théologie politique " dont les prolongements et les aboutissements désastreux furent dans nos contrées, il n’y a pas si longtemps, l’extermination élevée au niveau d’un devoir national, le prosélytisme confessionnel quel qu’il soit – même évoqué de loin – doit être absent du discours politique.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;La laïcité réfute tous les programmes ainsi qu’elle défie tous les systèmes coercitifs transposant le religieux sur l’exécutif et sur le législatif et concevant le sacrifice et la Loi mis ensemble comme des valeurs construisant le Sens. Elle se différencie résolument de la dimension religieuse qui élève le sacrifice au niveau d’une expiation. Elle admet que tout savoir est abstrait et qu’il ne s’acquière pas autrement que par un ordre des mots. Pas par des mots d’ordre.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;Rappelons-le : &lt;i&gt;" La République ne reconnaît aucun culte "&lt;/i&gt;, même si elle admet tous les cultes. La République est laïque. C’est-à-dire qu’aucune grille faisant intervenir une quelconque religion ou un quelconque culte au divin ne doit être utilisée comme argument politique. C’est cela qui permet à la République, tout en préservant son intégrité et sa spécificité, d’accueillir toutes les religions, donc de n’en exclure aucune et de préserver la liberté de conscience. &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;Sous peine de faire voler la laïcité en éclats, ce droit inscrit dans la constitution française ne doit nullement être altéré.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;En usant de l’argument religieux en politique, &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;en privilégiant une confession bien désignée – la catholique – &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;pour en vanter l’exclusivité et&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;en soutenant trompeusement&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;que la laïcité a incorporé cette religion depuis longtemps &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;(cf : Journal Le Monde du 19/04/07), &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;NS dénature la question et la banalise. &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Ce faisant, il opère un transfert de sacralité et &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;rompt donc gravement avec les statuts de la République&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;dont il vise pourtant la présidence.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;a name="OLE_LINK2"&gt;&lt;span style="font-family:Times;font-size:85%;"&gt;&lt;u&gt; &lt;/u&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Bonne lecture&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;à signer avant vendredi soir : &lt;a href="javascript:ol('http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/ANNONCES.htm');"&gt;http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/ANNONCES.htm&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-3953810358415597431?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3953810358415597431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/3953810358415597431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/04/la-republique-en-danger.html' title='LA REPUBLIQUE EN DANGER :'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-5975723832632891030</id><published>2007-04-18T08:37:00.000-07:00</published><updated>2007-04-18T08:39:46.384-07:00</updated><title type='text'>"Pétition pour le maintien du vote papier"</title><content type='html'>&lt;div&gt;A signer la "Pétition pour le maintien du vote papier", à cette&lt;/div&gt; &lt;div&gt;adresse :&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href="javascript:ol('http://ordinateurs-de-vote.org/vp');"&gt;http://ordinateurs-de-vote.org/vp&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;En parler autour de soi parce qu'il y a urgence.&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;[Ce printemps, plus d'un million d'électeurs voteront obligatoirement au&lt;/div&gt; &lt;div&gt;moyen d'ordinateurs, parce que leur mairie en a décidé ainsi : dans une&lt;/div&gt; &lt;div&gt;grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Mans, Mulhouse, etc...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales.&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;L'urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un&lt;/div&gt; &lt;div&gt;ordinateur dont le résultat est invérifiable et dont on ne peut rien&lt;/div&gt; &lt;div&gt;savoir pour cause de secret industriel.&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Vous n'êtes pas au courant ?&lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'est normal, jusqu'à peu, il n'y avait aucune information sur ce sujet,&lt;/div&gt; &lt;div&gt;aucun débat...............]&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Une démonstration frappante (i-Télé, 6 min):&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;a href="javascript:ol('http://ordinateurs-de-vote.org/dn%23itele');"&gt;http://ordinateurs-de-vote.org/dn#itele&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-5975723832632891030?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5975723832632891030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5975723832632891030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/04/ptition-pour-le-maintien-du-vote-papier.html' title='&quot;Pétition pour le maintien du vote papier&quot;'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-5312762700453706869</id><published>2007-03-20T08:20:00.000-07:00</published><updated>2007-03-20T08:23:50.804-07:00</updated><title type='text'>Psychanalyse des Elections et du Suffrage Universel : 1ère partie</title><content type='html'>Psychanalyse des Elections et du Suffrage Universel : 1ère partie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian nots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les techniques étatiques de culpabilisation pro-électorale des masses civiques occidentales &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une sorte d'herméneutique cryptée du pouvoir politique contemporain, l'Etat dans sa forme autoritaire et gouvernementale " intégrale " la plus récente et dans sa versatilité anticonstitutionnelle la plus aboutie, commence ainsi à imposer aujourd'hui – subrepticement - à chaque citoyen une visibilité " totale " de son intimité privée et de son identité profonde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sur-légitimer ce glissement anti-civique dévoyant de leurs Institutions d'Etat (qui s'est amplifié massivement après la fin très récente de la Guerre Froide), les Etats néo-libéraux ont du recourir à des théories conspiratrices de la citoyenneté et à des interprétations policières et militaires de l'ancien Ordre Démocratique Intérieur des Républiques, sous les alibis opportuns de la crise " soixante-huitarde ", du nouveau fédéralisme européen (après avoir testé d'ailleurs longuement le personnalisme " maréchalesque " puis le personnalisme " post-maréchalesque " jusqu'à la fin des années 60, puis les différents présidentialismes « ploutocratiques » jusqu'à aujourd'hui) et tout récemment du terrorisme islamique international (d'ailleurs souvent… d'Etat ou lié très régulièrement et caricaturalement à des erreurs géopolitiques et géo-commerciales d'Etat). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;suite sur : &lt;br /&gt;http://psychanalyse.blogspot.com/2007/03/psychanalyse-des-elections-et-du.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-5312762700453706869?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5312762700453706869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/5312762700453706869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2007/03/psychanalyse-des-elections-et-du.html' title='Psychanalyse des Elections et du Suffrage Universel : 1ère partie'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115531699182104062</id><published>2006-08-11T10:19:00.000-07:00</published><updated>2006-08-11T10:23:13.330-07:00</updated><title type='text'>"L’Anti-Œdipe de Deleuze et Guattari" commentaires de Philippe Pignarre</title><content type='html'>Pour les philosophes, ce fut une surprise : comment Gilles Deleuze pouvait-il se commettre avec Félix Guattari alors qu’il avait gagné le respect de ses collègues pour ses travaux sur Spinoza, Nietzsche, Bergson et même Kant ? Ce ne pouvait être pour eux qu’une mauvaise alliance, le détournement d’un philosophe respectable par un ludion politique inconstant et sans crédibilité. Deleuze se livrait là à une expérience que les milieux académiques détestent et les milieux académiques sont là justement pour fabriquer des règles, des consensus, qui doivent empêcher le plus possible ce type de détournement d’auteurs respectables. Or, le problème c’est que Deleuze a été détourné de son vivant ! Et que la double marque Deleuze et Guattari est sans exception sur tous les livres qui se succèdent à partir de cette date. Et que cette œuvre devient alors particulièrement florissante, fructueuse, surprenante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, de plus, dans L’Anti-Œdipe ils font de Marx le personnage principal. Car, c’est bien de Marx qu’il est surtout question, bien plus que de Freud. Or les philosophes ne savent bien souvent pas trop quoi faire avec Marx. Il les fascine au sens où il les paralyse, qu’ils préfèrent l’oublier, ou qu’ils deviennent « philosophes marxistes ». Le Marx que Guattari apportait était pourtant de la meilleure espèce, mais cela n’a pas aidé les psychanalystes à le saisir : Guattari a toujours été partie prenante de cercles politiques ultra-minoritaires anti-staliniens. Mis au travail dans l’alliance Deleuze-Guattari, Marx n’est plus ici une référence abstraite et intouchable pour aider à énoncer un programme politique, mais pour être soumis à l’épreuve, pour être expérimenté dans les situations les plus extrêmes. Cette notion de « mise à l’épreuve » est très différente de la notion de critique. Elle ne se situe pas en extériorité, elle est une position participante. Ils arrivent même, il fallait le faire, à utiliser Marx pour comprendre la sexualité (c’est une des propositions les plus surprenantes du livre : Deleuze et Guattari opposent à l’idée qu’il n’y aurait finalement un seul sexe – le sexe féminin ne se définissant que par le manque et la castration -, ou peut-être deux sexes, l’idée qu’il y a le sexe humain et le sexe non-humain, donc n sexes et c’est chez le Marx critique de la philosophie du droit de Hegel qu’ils trouvent cette opposition dont ils vont faire leur miel). Ils vont ainsi fabriquer une multitude de propositions qui auraient du intéresser outre les psychanalystes, les anthropologues, les sociologues, les historiens, un peu tous ces spécialistes de ces curieuses sciences humaines qui n’existaient pas au temps de Marx et qu’un philosophe comme William James a vu apparaître avec horreur et qui se sont figées dans des cloisonnements académiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les psychanalystes se voyaient proposer d’abandonner jusqu’au nom de leur discipline – la psychanalyse au profit de la schizo-analyse– comme si elle était finalement viciée dès le départ, insauvable, pour inventer une « psychiatrie matérialiste » dont L’Anti-Œdipe voulait fabriquer la logique en rompant avec le « tournant idéaliste » qu’a représenté dans la psychanalyse (et dès son début) le mythe d’Oedipe. Il ne s’agissait pas de réconcilier Marx et Freud, comme ce fut le projet de Willem Reich (dont Deleuze et Guattari ne négligent pas pour autant l’héritage) qui voulait présider à une sorte de rencontre au sommet entre « sciences royales » : la science marxiste dialoguant, complétant la science freudienne. Pour Deleuze et Guattari, il s’agit bien plutôt de faire trembler le freudisme sur ses bases grâce à Marx, et réciproquement. Mais il y a plus : ils interrogent aussi Marx grâce à Marx et Freud grâce à Freud. L’Oedipe est indigne de Freud, même s’il est sans doute consubstantiel à l’invention psychanalytique, tout comme les notions d’ « idéologie », d’ « aliénation », de « prise de conscience » sont indignes du Capital de Marx, sont des concepts exécrables. Ils vont prendre chez Marx des notions que l’on pourrait dire un peu à l’abandon, ou dont ses héritiers n’ont jamais su trop quoi faire, comme le despotisme oriental (le mode de production asiatique) pour fabriquer de nouveaux outils d’analyse. Cela va leur permettre d’installer le surgissement de l’État, l’Urstaat, au centre de leur livre alors que l’on dit généralement qu’il s’agit d’un trou dans l’œuvre de Marx. Avec l’État commence le régime de la dette infinie, de la culpabilité. L’écriture bureaucratique triomphe des précédents régimes d’inscription sur le corps. « La voix ne chante plus, mais dicte, édicte ; la graphie ne danse plus et cesse d’animer les corps, mais s’écrit figée sur des tables, des pierres et des livres ; l’œil se met à lire ». C’est le début du « qu’est-ce que ça veut dire ? » qui remplace le « qu’est-ce que ça produit ? ». A l’âge de la cruauté a succédé l’âge de la terreur, avant que ne vienne le capitalisme, âge du cynisme. Oedipe, la plante horrible, peut commencer à pousser. Mais loin d’être une notion qui explique, qui aide à comprendre ce qui nous est arrivé avec l’État despotique puis avec le capitalisme, c’est une notion qui va avec eux, qui les accompagne, qui les aide même à s’installer. Le seul vrai mythe qui correspondrait à ce que la capitalisme nous a fait, c’est celui des zombis ! Oedipe accompagne la mauvaise conscience, la dette infinie. Deleuze et Guattari reconnaissent à D.H. Lawrence d’avoir compris très tôt cette « haine contre la vie, contre tout ce qui est libre, qui passe et qui coule ; l’universelle effusion de l’instinct de mort, - la dépression, la culpabilité utilisée comme moyen de contagion, le baiser du vampire : n’as-tu pas honte d’être heureux ? prends mon exemple, je ne te lâcherai pas avant que tu dises aussi « c’est ma faute », ô l’ignoble contagion des dépressifs, la névrose comme seule maladie, qui consiste à rendre les autres malades. » (p.320) &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vont aussi prendre chez Antonin Artaud la notion de « corps sans organe » pour en faire un concept marxiste. Beaucoup de lecteurs ont trouvé cette notion difficile. Il faut se souvenir de ce que Deleuze dit dans son Abécédaire sur le pli. Il dit son plaisir d’avoir reçu des lettres de membres d’une association de plieurs de papiers qui avaient été ravis de ce livre Le Pli. Avec le corps sans organe, on pourrait bien aussi prendre les choses aussi simplement. Le corps sans organe, c’est d’abord le capital. Puis, dans les sociétés précapitalistes, c’est le corps du despote, ou c’est le corps de la terre. Mais, avant cette généralisation, il est plus facile de commencer à comprendre le corps sans organe en le saisissant comme le capital tel que Marx en fait l’analyse. Il s’agit d’un concept qui nous aide à penser simultanément, dans le même plan d’immanence, ce que nous avons l’habitude de distinguer : infrastructure/superstructure, réalité/idéologie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Deleuze et Guattari &lt;br /&gt;Même s’ils ne cessent de se moquer de Freud, il y a aussi quelques passages de vraie tendresse pour sa tentative quand ils remarquent que la vocation première de la psychanalyse n’était pas de rajouter un code. Je ne crois qu’il y ait jamais eu chez Deleuze et Guattari l’idée qu’ils allaient réinventer la psychanalyse, qu’ils seraient écoutés, qu’ils allaient faire école. C’est peut-être là aussi que l’on pourrait nous aussi assumer que leur livre est un livre obscène, au sens étymologique d’obscenus qui signifie en latin de « mauvais augure »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il est vrai que lorsque l’on fait le bilan de cette mise à l’épreuve de Freud par Marx, Freud en sort explosé, et parfois même ridiculisé. Marx, en revanche, s’en sort toujours magnifiquement bien. On pourrait dire que les deux auteurs ont appris sur un nouveau mode à pouvoir être interpelés comme « marxistes ». C’est sans doute un effet sur eux même produit par l’écriture de ce livre que j’ai envie de dire collectif tant il est peuplé avec les êtres les plus divers mis au travail d’une manière telle, que cette mise au travail continue même après la disparition des deux auteurs. Plus encore que tous les livres écrits par Deleuze seul ou Guattari seul ou les deux ensembles, ce livre est une « machine désirante », donc pleine d’imprudences dontcertaines seront corrigées dans Mille Plateaux qui se termine justement par un éloge du « faire attention » .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait donc au plus vite oublier L’Anti-Oedipe et il y avait sans doute plusieurs manières de le faire. Mais la pire a sans doute été celle des psychanalystes eux-mêmes qui ont considéré que les questions ouvertes étaient désormais fermées, que c’était en quelque sorte un livre « daté », un livre « dépassé ». On était prêt à reconnaître qu’il y avait eu des tentations réactionnaires, ou du conformisme, dans la psychanalyse. Deleuze et Guattari avaient sans doute eu raison –même si c’était maladroitement – de s’y opposer. Mais tout cela a dès le début été présenté par les psychanalystes comme une histoire dépassée, une histoire sur laquelle il ne fallait pas revenir. Deleuze et Guattari remarquaient déjà cette sorte de naïveté qu’il y a chez les psychanalystes de gauche : « En réalité, ils ne savent pas ce qu’ils font, ni quels mécanismes de répression ils servent, car leurs intentions sont souvent progressistes. » (p.367)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a envie de leur demander : et maintenant tout va bien ? C’est fini le familialisme que Deleuze et Guattari combattent, à la suite d’ailleurs de Michel Foucault ? C’est ce dernier qui avait amorcé le débat dans son Histoire de la folie en expliquant que la psychanalyse avait prolongé ce qu’il y avait de pire dans la psychiatrie du XIXème siècle : son familialisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La police avec nous ! jamais la psychanalyse n’a mieux montré son goût d’appuyer le mouvement de la répression sociale et d’y participer de toutes ses forces. (…) Voyez le Dr Mendel, les Dr Stephane, l’état de rage où ils entrent, et leur invocation littéralement policière, à l’idée que quelqu’un prétende se soustraire à la souricière d’Œdipe. Œdipe est comme ces choses qui deviennent d’autant plus dangereuses que personne n’y croit plus ; alors les flics sont là pour remplacer les grands-prêtres. » (p.96)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d’observer les débats de société, et le dernier en date est sur l’homoparentalité, pour constater le nombre de psychanalystes qui s’expriment comme des experts du champ social – ou, pire, comme des experts auprès des tribunaux qui confirment : « oui, il est bien coupable, il a bien le profil d’un violeur d’enfants » -, et qui vont plus loin que tout ce que Deleuze et Guattari avaient pu imaginer en transformant les propositions oedipiennes en malédiction (des homosexuels élèvent un enfant ? Cela produira un schizophrène à la troisième génération déclare savamment un psychanalyste sur un plateau de télévision !), sans que cela ne provoque beaucoup d’émotion dans leur communauté savante. C’est quand Œdipe quitte la scène analytique proprement dite, et permet au psychanalyste de devenir expert sur le devant de la scène médiatique, qu’il rayonne le plus et montre son caractère maléfique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains marxistes en ont rajouté une couche : le travail de Deleuze et Guattari doit être resitué dans son contexte, celui un peu délirant de l’après 68. Et c’est ce contexte qui va permettre de rendre compte du mouvement d’idées. On arrive même à dire que certaines de leurs idées, comme celle de déterritorialisation, ont été une manière d’aider le capitalisme. Finalement, Deleuze et Guattari, ce n’est pas si différent d’Hayek ! C’est qu’ils n’ont pas de programme ! et qu’ils l’assument ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réduction est évidemment misérable dans les deux cas. Ceux qui auraient du applaudir et tenter d’inventer des manières de prolonger le travail de Deleuze et Guattari, renonçaient et rejoignaient la cohorte de tout ceux qui voudraient faire retomber la chape de plomb académique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tâche que se donnent Deleuze et Guattari avec L’Anti-Œdipe est immense. Ils vont proposer un patchwork de concepts qui vont traverser de multiples champs de connaissance. Je voudrais en réexaminer quelques uns avant d’essayer de voir ce qui s’est passé récemment dans le champ de la psychiatrie et de la psychanalyse qui nous permettraient de donner de nouvelles couleurs à ces concepts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le schizophrène&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait évidemment une manière de brouiller la division sociologie/psychologie dès le départ. C’était de faire voyager les concepts d’un champ dans l’autre, comme si de rien n’était, sans avoir à s’en justifier, comme si en ne reconnaissant pas cette division on pouvait alors faire cette libre expérience pour voir ce que cela produisait. Deleuze et Guattari utiliseront ainsi les notions de pervers, de paranoïaque et de schizophrène en dehors du champ strictement psychopathologiques où ils ont été inventés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée de départ c’est que la psychanalyse a mal débuté. Elle s’est complètement organisée, à la fois conceptuellement et comme dispositif technique, autour de la névrose. D’où le divan, le cabinet du psy en ville (la psychanalyse inaugure la « psychiatrie de ville » à une époque où les psychiatres sont seulement dans les asiles, sous le nom d’aliénistes) qui s’est « moulée sur la médecine bourgeoise la plus traditionnelle ». Cela triomphe avec Œdipe ou, il faudrait mieux dire, l’oedipianisation du champ psychologique et social par la psychanalyse. Le névrosé accepte assez bien de se couler dans le moule. Il n’a pas beaucoup les moyens de résister à ce forçage. Mais avec le schizophrène l’opération « laisse tes machines désirantes à la porte, abandonne tes machines orphelines et célibataires, ton magnétophone et ton petit vélo, entre et laisse toi oedipianisé » (p.65) ça ne marche pas ! « Dis que c’est Œdipe, sinon t’auras une gifle » (p.54) ça ne marche pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le père paranoïaque qui oedipianise l’enfant avec la bénédiction du prêtre et du psychanalyste. Et derrière le père on voit se profiler, le patron, le chef, le curé, le flic, le soldat. Alors on peut lier le psychologique au social, le moléculaire au molaire sans avoir recours aux « vagues accusations sur le mode de vie moderne » (p.433) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le schizophrène fait fuir le système par tous les côtés. Il ne délire pas sur papa-maman, mais il délire sur la guerre, sur les races, sur le monde. Il fait sauter les petits arrangements entre amis moi-papa-maman et le psychanalyste que le névrosé conforte. Le schizophrène c’est d’abord l’inverse d’Œdipe, c’est celui qui fait qu’Œdipe ne marche plus. Le schizophrène c’est celui qui « a porté ses flux jusque dans le désert ». Œdipe nous apprend la résignation ; il est le mécanisme qui aide les machines sociales à réprimer les machines désirantes. Il a transformé la psychanalyse en une machine de codage des flux de désir en rabattant tout sur le triangle papa-maman et moi. C’est un outil de dépolitisation. Le schizophrène c’est ce qui n’est pas oedipianisable et j’insiste, pour le meilleur et pour le pire. Il nous restitue le monde à la place de papa-maman et moi. Le schizophrène est comme le révolutionnaire. C’est celui qui dit : « Non, je ne suis pas des vôtres, je suis le dehors et le déterritorialisé, je suis de race inférieure de toute éternité,… je suis une bête, un nègre ». (p.125) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a évidemment un rapport entre le schizophrène et le capitalisme. Le capitalisme détruit tous les codes qui avaient été mis en place pour réguler les flux. Le schizophrène fuit aussi tous les codages. Mais le capitalisme est hanté simultanément par une sorte de nostalgie de l’Urstaat, l’Etat despotique. La figure du schizophrène représente donc une sorte de libération absolue de tous les codes alors que le capitalisme qui croyait pouvoir le faire fait, finalement, toujours l’inverse. Le schizophrène c’est ce qui nous permet de comprendre que nous n’avons rien à voir avec le capitalisme, que c’est même l’ennemi absolu. Le capitalisme est le pire des trois systèmes. Il a même réussi à transformer en « instinct ce qui est une production sociale historique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extraits de : &lt;br /&gt;http://www.recalcitrance.com/antioe.htm&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115531699182104062?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115531699182104062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115531699182104062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/08/lanti-dipe-de-deleuze-et-guattari.html' title='&quot;L’Anti-Œdipe de Deleuze et Guattari&quot; commentaires de Philippe Pignarre'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115433677338174741</id><published>2006-07-31T01:59:00.000-07:00</published><updated>2006-07-31T02:06:13.713-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>7 heures, le dimanche 16 novembre 1980, le philosophe Louis Althusser frappe à grands coups de poing contre la porte du docteur Pierre Etienne, médecin de l'Ecole normale supérieure et son ami depuis trente-six ans. "Pierre, viens voir, je crois que j'ai tué Hélène", lui dit-il.&lt;br /&gt;Louis Althusser habite un appartement de fonction à l'Ecole de la rue d'Ulm. Il n'a qu'une cour à traverser pour atteindre le pavillon de l'infirmerie au premier étage duquel vit le docteur Etienne, qui enfile une robe de chambre et le suit. Hélène Althusser gît au pied du lit, étranglée. Louis Althusser est dans un état d'agitation extrême. "Fais quelque chose ou je fous le feu à la baraque", dit-il au médecin. Il ne cesse de répéter la même phrase : "J'ai tué Hélène, qu'est-ce qui vient après ?" Le docteur Etienne appelle l'hôpital Sainte-Anne pour le faire interner. L'ambulance arrive une dizaine de minutes avant la police, prévenue par Jean Bousquet, le directeur de l'ENS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Althusser sombre dans une prostration telle que Guy Joly, le juge d'instruction qui se rend le soir même à Sainte-Anne, renonce à lui signifier son inculpation pour homicide volontaire. Le philosophe semble incapable de comprendre le sens de cet acte judiciaire.&lt;br /&gt;Le 17 novembre, les résultats de l'autopsie confirment la mort par strangulation. La sociologue Hélène Althusser, née Rytmann, active dans la Résistance sous le nom de Légotien, a été tuée par son mari. La nouvelle est stupéfiante : le philosophe le plus célèbre de sa génération, connu et traduit dans le monde entier, qui a donné une interprétation entièrement nouvelle de l'oeuvre de Karl Marx et formé des générations d'élèves est un assassin !&lt;br /&gt;Une polémique naît aussitôt. Le réseau des amis et des anciens élèves du philosophe n'a-t-il pas réussi à le soustraire à la justice ? En le faisant interner, on lui a évité l'arrestation, les menottes, l'interrogatoire policier. Le juge d'instruction conclut, le 23 janvier 1981, par un non-lieu, en application de l'article 64 du code pénal, selon lequel "il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l'action". Le philosophe est, dès lors, dans une situation étrange, ni jugé, ni condamné, ni déjà mort, ni plus tout à fait vivant. André Comte-Sponville raconte comment il avait essayé, des années plus tard, de le consoler en évoquant son influence, sa gloire. "Quelle gloire ? En vérité, je suis comme ce personnage qu'évoque quelque part Engels, dont il dit qu'il était "connu pour sa notoriété"", lui a répondu Althusser.&lt;br /&gt;On a peine à se faire une idée, aujourd'hui que le marxisme est une religion morte, de ce que pouvait être l'aura d'un philosophe tel que Louis Althusser dans les années 1960 et 1970. Cette gloire était tardive. Il n'avait été longtemps qu'un "caïman" (répétiteur) de philosophie à l'ENS, préparant des générations d'étudiants à l'agrégation. Il était aussi membre du Parti communiste depuis 1948. Il avait publié un remarquable essai sur Montesquieu, en 1959, dans une langue limpide, mais son oeuvre se bornait à peu près à cela. C'est en 1965 que parurent, coup sur coup, chez François Maspero, les deux livres qui allaient le rendre célèbre : Pour Marx et Lire "le Capital".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Althusser rompait avec l'interprétation humaniste du marxisme. Il y avait, selon lui, une "coupure épistémologique" dans l'oeuvre de Marx. Ce dernier n'était devenu marxiste, en quelque sorte, qu'au moment où il écrivait avec Engels L'Idéologie allemande. C'est alors qu'il avait découvert le "continent histoire" et formulé une science de l'histoire fondée sur l'existence des classes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marx avait inventé une science : le matérialisme historique. Il restait à construire une philosophie matérialiste. C'est à cette tâche prométhéenne qu'Althusser invitait chacun à s'atteler. On peut sourire de cette ambition. Le marxisme a aujourd'hui un statut comparable à celui de l'alchimie ou de l'astronomie de Ptolémée. Dans les années 1960 et 1970, l'idée que la philosophie marxiste était encore à construire ne manquait pas d'allure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y avait Althusser lui-même. La paupière lourde, et presque toujours une cigarette à la commissure des lèvres qui lui donnait un vague air de Lucky Luke. Une gentillesse extrême. "C'était un doux, qui se protégeait comme il pouvait des tumultes extérieurs, bien loin des violences qu'il admettait par écrit d'autant mieux que son caractère y répugnait", écrit Régis Debray dans Loués soient nos seigneurs (Gallimard). Debray se moque du "fameux séminaire stratégique", tenu rue d'Ulm en 1964-1965, "qui devait peu après changer le cours du monde". On ne savait pas alors que le philosophe était régulièrement interné dans des établissements psychiatriques, depuis sa première crise en 1947. Sa garde rapprochée parlait invariablement de divers maux physiques, hérités de ses cinq années de prisonnier de guerre. En mai 1968, il était ainsi hospitalisé, une fois de plus, alors que le Quartier latin se couvrait de barricades.&lt;br /&gt;Louis Althusser a passé les dernières années de sa vie entre un appartement du 20e arrondissement de Paris et des séjours en clinique psychiatrique. Il avait été choqué par un billet de Claude Sarraute, dans Le Monde du 14 mars 1985, qui le comparait au Japonais cannibale Issei Sagawa, qui avait tué et mangé une jeune Hollandaise, et bénéficié lui aussi d'un non-lieu pour démence. C'est pour remettre les choses au point qu'il avait rédigé son autobiographie, L'avenir dure longtemps (parue chez LGF, en 1994 et republiée chez Stock en octobre 2006). Ce texte était surtout destiné à comprendre ce qui lui était arrivé. "J'avais toujours été en deuil de moi-même", écrit-il. Louis Althusser est mort, une seconde fois en quelque sorte, le 22 octobre 1990.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Dhombres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 30.07.06&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115433677338174741?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115433677338174741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115433677338174741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/7-heures-le-dimanche-16-novembre-1980.html' title=''/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115417754344534517</id><published>2006-07-29T05:50:00.000-07:00</published><updated>2006-07-29T05:52:23.663-07:00</updated><title type='text'>L’ETAT-DEPERSONNALISATEUR &amp; l’ETAT FISSIONNEL</title><content type='html'>L’ETAT-DEPERSONNALISATEUR&lt;br /&gt;&amp;&lt;br /&gt;l’ETAT FISSIONNEL &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’usinage des Non-selfs fissionnés et des Non-selfs forclos dans le psychisme des masses civiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Nots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans nos technocraties, nous avons tous l'illusion de notre libre-arbitre par le fait que les institutions républicaines (policières, constitutionnelles, militaires, judiciaires...) protègent nos droits humains fondamentaux et nos droits constitutionnels : mais nous ne savons pas que nous ne sommes plus protégés actuellement contre notre propre cognition, contre nos propres pulsions, contre nos propres mécanismes de défense et contre nos propres mécanismes de résilience les plus intimes qui peuvent être castrés, manipulés et dédialectisés savamment et furtivement par certaines institutions d'Etat dans le cadre d’une violence symbolique abjecte et invisible qui agit au plus profond de notre système cognitif d’une façon intentionnelle (bien au-delà des feutrées et aujourd’hui très classiques intrusions étatiques actuelles de notre vie privée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MENTICIDE PLANETAIRE SULFUREUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, tout particulièrement au XXème siècle, après avoir assisté à l'exponentialisation de certains îlots très noirs d'intégrisme qui ont hameçonné perversement l'identité des citoyens de nombreux pays à une noria de dogmes, de régionalismes, de nationalismes, de colonialismes, d'impérialismes et aujourd'hui de national-mondialismes, de national-fédéralismes et de national-communautarismes visiblement schizophrénogéniques pour l'ensemble des nations et des citoyens, nous commençons à percevoir depuis peu, une nouvelle forme jusqu'alors inconnue, d'intégrisme étatique furtif et panoptique qui s'apparente à une sorte de totalitarisme indolore - ou encore à une sorte de néo-fascisme mou - où de nombreux Etats, appartenant souvent à des communautés et à des fédérations dites « démocratiques et non voyous », usinent abjectement le relief psychique des citoyens à coups de technologies identitaires, à coups de technologies médiatiques, à coups de médiateurs chimiques de l'estime de soi et du Self, à coups d'armes cognitives hyper-sophistiquées, furtives et non létales et à coups d'armes psychiques de dépersonnalisation de masse et de dénarcissisation collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, dans la panoplie des nouvelles armes ultramodernes encore très secrètes, les armes cognitives d’Etat sont particulièrement performantes puisqu'elles sont basées sur l'asservissement indolore et subtile des forces psychologiques fondamentales et des forces pulsionnelles stratégiques des citoyens. Ces armes psychiques ainsi que le nouvel arsenal de guerre cognitive complètent parfaitement l'arsenal nucléaire, qui est devenu aujourd'hui géopolitiquement obsolète, et annulent surtout opportunément l'arsenal de guerre bactériologique et virale qui est récemment apparu comme trop complexe, comme médiatiquement inutilisable, comme diplomatiquement indéfendable en terme de droit pénal international, et surtout comme particulièrement non maîtrisable sur le plan géostratégique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet arsenal de guerre cognitive est donc militairement idéal car tout en transcendant définitivement les problématiques nucléaires insolubles de « dissuasion progressive » et de « réponse souple » et les problématiques juridiquement incompressibles de « crimes contre l'humanité » inhérentes à une « guerre virale finale » ou à une guerre bactériologique finale. Elle permet ainsi aux grands Etats-voyous notamment européens et américains, qui emploient ce type d'armes, de disposer d'un potentiel de guerre infini, totalement furtif, parfaitement non létal et complètement mondialisable quel que soit le continent, quelle que soit la nature du conflit et quelle que soit son intensité. Si le dieu de l'holocauste global existe, il ne doit pas être loin de ces techno-schizocrates gouvernementaux qui développent aujourd'hui ce nouveau type de guerre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antérieurement, juste avant la seconde guerre mondiale, Freud et ses collaborateurs nous avaient appris que, pour transcender la crise aiguë de dé-civilisation actuelle, nous devrions enfin peut-être finir par accepter humblement d'étudier nos désirs, nos pulsions et nos conflits identitaires archaïques afin de sentir définitivement qu'il sera toujours illusoire de vouloir modifier « l'Homo schizophrénicus contemporain » en n'étudiant principalement que les sciences exactes et en omettant de connaître profondément les lois essentielles des différentes branches de la sociologie, des sciences politiques, des sciences cognitives, des sciences psychologiques et des sciences psychanalytiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, grâce à ce tout nouveau laboratoire étatique des techniques de dépersonnalisation de masse qui permet de planifier collectivement et millimétriquement des batteries féroces et furtives de macro-répressions sociétales enrobées dans la culture, dans les médias, dans les institutions, dans la publicité, dans les panoptismes administratifs (...) et des batteries de micro-répressions domestiques nichées dans les mouchards « High-tech » qui relient l'intimité des citoyens à l'Etat (via les téléphones cellulaires, via les ordinateurs, via les réseaux numériques, via les réseaux satellites...), nous assistons, depuis un siècle, à une psychologisation progressive des méthodes de contention politique : en effet, durant la première moitié du XXème siècle, les méthodes de contention politique, qui étaient essentiellement des contentions carcérales, martiales et concentrationnaires, ont glissé progressivement durant la deuxième moitié du XXème siècle, vers des méthodes de persuasion idéologique extrêmement coercitives (stalinisme, mac-carthisme, national-organisationnnisme « otanique » et « onusien », national-communautarisme, impérial-commercialisme américain et tout récemment impérial-mondialisme euro-américain...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui au début du XXIème siècle, nous assistons à l'émergence de nouvelles méthodes impériales de dépersonnalisation de masse qui ont la spécificité d'être furtives, fortement planifiées, propres et indolores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes donc passés graduellement en un siècle, de la camisole physique et concentrationnaire, à la camisole chimique et idéologique pour aboutir aujourd'hui aux très subtiles et très élaborées camisoles cognitives, camisoles défensives, camisoles pulsionnelles et camisoles narcissiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dépersonnalisation avancée des citoyens exigent des techniques d'autant plus individualisées que les masses à décérébrer sont aujourd'hui d'autant plus grandes et que la pseudo-veille démocratique des instances internationales est légèrement plus efficace depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (en mettant cependant un bémol sur l'efficacité humanitaire et pénale des instances internationales par le fait que de nombreux pays connus internationalement pour l'usage « institutionnalisé » de la torture civique dans les années 70 et 80, y sont restés représentés sereinement et sans difficultés...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interdiction pour les citoyens de s'identiser et corollairement, l'interdiction de conscientiser et de réguler leur relief symbolique, leurs pulsions, leurs processus primaires et secondaires et leur pensée dialectique naturelle répondent donc aux impensés scientifiques sulfureux sur les origines cognitives de l'Etat et sur les mécanismes psychiques de la domestication politique avancée des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’IMPLANTATION MONDIALISEE D’UNE HYPERTROPHIE MOIQUE/EGOIQUE ET D’UNE BATTERIE DE PSEUDO-SELFS DANS LE PSYCHISME DES CITOYENS &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce gigantesque processus menticidaire de masse résulte donc d'un triple mécanisme morbide et intentionnel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, il interdit tout d’abord la métamorphose sanogénique et vitale du ça sauvage et embryonnaire de l'ensemble des citoyens en Self topographiquement ordonné, conscientisé et chroniquement actualisé ;&lt;br /&gt;Puis, secondairement, il prescrit complémentairement une savante énantiomorphose (de enantio qui veut dire contraire) infra-clinique et indécryptable de l’ensemble de leur relief symbolique et identitaire (leurs Selfs) interne en relief de « ça », de pseudo-selfs, de non-selfs et de selfs forclos ;&lt;br /&gt;Ensuite, pour finir, il induit un processus schizogénique d’hypertrophie et de grandiosité du moi – avec une kyrielle d’ego grandioses, totalitaires, hégémoniques, factices ou encore hypertrophiés » - dans la personnalité de chaque citoyen à l’échelle mondiale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir d'autrui ou d'une institution est donc antinomique avec le pouvoir sur Soi ou sur son Self (la notion de pouvoir dérive du latin potere « être capable ») et explique pourquoi les mécanismes actuels du pouvoir restent impensés et non analysés car ils sont, par définition, illégitimes et totalitaires : dans ce sens, on peut définir le pouvoir d'un individu ou d'une entité systémique non biologique (groupe, famille, entreprise, institution, organisation, Etat, supra-institution, fédération, communauté, empire...) comme un processus totalitaire, secret, infra-clinique et intentionnel de manipulation mentale circulaire contre l’identité profonde d'un autre individu-cible ou d'un autre citoyen-cible (par dédialectisations cognitives, par implantations de faux-selfs, par usinages intentionnels de non-selfs, par astrations psychiques, par phallicisations défensives, par pilotage pulsionnel...).&lt;br /&gt;A un niveau plus massifiant, ce processus intrusif de pouvoir peut étriller furtivement les identités médiatiques (Self médiatique), culturelles (Self culturel), informationnelle (Self informationnel), etc. de l'ensemble d'une société civile-cible (via des processus hyper-médiatiques et manipulatoires d’implantation de faux-selfs idéologiques d’Etat, via des processus de contrôle mentaux des populations civiles, via des processus collectifs de fragilisation symbolique, via des processus d’usinage dépersonnalisant de masse, via des processus de menticide de certaines tranches spécifiques de la population...) en transformant volontairement et scientifiquement les processus naturels de métamorphose symbolique et identitaire des masses civiques en processus d’énantiomorphoses identitaires et pulsionnelles délétères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les buts méta-politiques - ou schizogéniques - correspondent généralement à des objectifs identitaires « totalitaires » de domination interpersonnelle, de contrôle hétéro-subjectif panoptique, de domestication politique de masse, d’asservissement autoritaire d’autrui, d’utilisation hétéro-personnelle indolore, d’éviction sociétale, de déboulonnage institutionnel, de lynchage médiatique opportun, de destruction sociétale généralisée ou encore de séduction sociétale généralisée dans des contextes anté-électoraux ou pré-martiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nouvelle version schizo-cognitive de l'étatisme contemporain, qui a incubé transmillénairement depuis la fin des théocraties, est donc en train d'arriver à maturité en terme de méta-fascisme gouvernemental car pour la première fois dans l'histoire politique de l’humanité, les Etats technocratiques sont en passe aujourd'hui de réussir à opérationnaliser contre l'ensemble des populations civiques de la planète un pouvoir « total » qui possède les spécificités effroyables d'être furtif, apparemment non coercitif, apparemment démocratique et scientifiquement indécryptable (ou presque).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour décrypter efficacement et démocratogéniquement ces processus menticidaires de masse, nous allons étudier, dans cet article, la panoplie des manipulations représentationnelles, pulsionnelles, défensives et cognitives que les Etats instrumentalisent schizogéniquement et secrètement à l'intérieur du psychisme des citoyens pour asseoir leur domestication politique avancée actuelle (qui tend à devenir aujourd'hui quasi intégrale), domination politique qui est restée longtemps énigmatique autant sur le plan culturel que sur les axes scientifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA CASTRATION DU SELF DES CITOYENS   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce processus générique de castration est généré par des structures étatiques ou systémiques perverses qui recherchent totalitairement le pouvoir absolu le plus illégitime dans le sens d'un système de contrôle carcéral, occlusif et furtif du relief identitaire profond des citoyens (leur Self général).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, ces systèmes de castration cognitive de masse sont de véritables systèmes menticidaires qui permettent de sidérer, voire de détruire les représentations mentales internes des citoyens en variant millimétriquement et intentionnellement l'intensité du préjudice pulsionnel, la localisation et le degré d'impact identitaire souhaité dans la topographie de leur Self (de leur narcissisme, de leur structure symbolique, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dispositifs qui étrillent circulairement l'individuation et le développement identitaire des populations civiles ont ainsi permis, depuis peu, à la fois de révolutionner radicalement les anciennes formes politiques et militaires de répression sociétale et de clandestiniser un nouveau mode de domination civique beaucoup plus furtif et beaucoup plus perfide sur les masses populaires contemporaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La version menticidaire « soft » consiste à altérer et à manipuler secrètement les représentations mentales d’un individu sans les (le) détruire définitivement. Elle est générée électivement par des démocraties autoritaires, par des républiques pseudo-démocratiques, par des sectes politiques, par des organisations professionnelles autoritaires ou despotiques, par des groupes toxiques (familles perverses et hétéronomisantes, sectes religieuses…), par des institutions d’Etat deshumanisées ou par des entreprises toxiques. Il faut aussi rajouter que les individus pervers utilisent très communément ces mêmes techniques menticidaires « soft ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La version menticidaire « hard » consiste à détruire progressivement les secteurs identitaires stratégiques internes d'un autre individu ou encore communément d’une institution. Très couramment, elle est générée par des individus très nocifs ou par des groupes très toxiques (familles schizogéniques, groupes sectaires dépersonnalisants, etc.). A l’échelon macro-systémique, cette version est aussi générée par des Etats totalitaires (n'oublions pas qu'il subsiste toujours aujourd'hui en 2006 dans le monde des entités systémiques impériales et des dizaines d'Etats totalitaires !), par des institutions d'Etat extrêmement coercitives (par exemple, on peut nommer les services spéciaux « Homicides » ou les escadrons étatisés de la mort habilités supra-parlementairement, supra-constitutionnellement et supra-judiciairement aux opérations intra-territoriales et internationales de neutralisation physique des citoyens qui existent encore aujourd'hui dans de nombreux pays, notamment européens), par des groupes terroristes nationaux et/ou internationaux (étatisés et non-étatisés), par des mafias internationales et quelquefois par des sectes criminelles (étatisées et non-étatisées) de nature intégriste ou néo-fasciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue purement technique (au niveau du mécanisme de la manipulation mentale), le mécanisme de défense principal qui est employé généralement comme arme cognitive par ces entités socio-systémiques perverses, correspond au mécanisme d'hétéro-dépersonnalisation et/ou mimétiquement au mécanisme d’identification projective inanitaire ou fissionnel. Ce mécanisme de défense est une défense hétéro-subjective (ou hétéro-défense) qui consiste à attaquer transpersonnellement, furtivement et très précisément certaines représentations mentales-cibles d'un autre individu ou certaines valeurs humainement stratégiques d'un groupe sociétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mécanisme, spécifiquement indolore et invisible, a donc « l’avantage » d’être conscient et fortement planifié, contrairement aux autres mécanismes de défense qui sont généralement inconscients et non intentionnels. Il a aussi la particularité d'être utilisable avec des gradients de destructivité variables contre les représentations mentales-cibles d'autrui grâce à l'emploi de différents sous-modes de dépersonnalisation et de forclusion (notamment par saturation, par chaotisation, par interdit, par refoulement ou par clivage représentationnel induit...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, les entités socio-systémiques ou bio-systémiques perverses amplifient aussi souvent le processus d'usinage dépersonnalisant du relief psychique des citoyens, en mixant de façon complémentaire, ce mécanisme générique avec d'autres mécanismes très puissants et déjà connus (notamment avec des mécanismes d'identification projective fusionnelle/symbiotique – ou implantation de fausses sensibilités [appelé faux-selfs en psychanalyse], de prescription schizoïde contextuelle, de prescription schizoïde événementielle, de désignation-phallicisation hétéro-identitaire visant à maximaliser la visibilité sociale d'une micro-faille d'une personne à démolir pour des « lynchages médiatiques opportuns », de contrôle omnipotent d’une personne…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, l'objectif de ces mécanismes de défense en altérant, voire en détruisant certaines représentations mentales-cibles du Self des citoyens, est de les soumettre collectivement, d'annuler leurs désirs démocratogéniques de liberté et de libre-arbitre ou plus abjectement de les menticider sans les éliminer physiquement (parce que l'homicide de milliers de citoyens pour délits d'opinion ou de milliers de soldats ennemis est devenu actuellement trop voyant grâce essentiellement à l'action des grands médias internationaux encore fonctionnels et encore non-lessivés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MENTICIDE « SOFT » DES MASSES CIVIQUES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, dans la version menticidaire « soft », une démocratie autoritaire ou un Etat à forte tendance fasciste cherchera à altérer avec une kyrielle d'armes furtives et non létales de dépersonnalisation de masse (arme idéologique de l'insécurité ou Syndrome de Damoclès en Polémologie, armes hyper-médiatiques, armes de la désinformation, armes culturelles, armes statistiques...) à altérer chez les citoyens leur identité ou leur self médiatique (bêtification des médias, scotomisation de certaines informations, désinformation judicieuse, manipulation médiatique opportune...), leur identité ou leur self administratif (impossibilité d'accéder aux archives d'Etat), leurs identités démocratiques et constitutionnelles ou leurs selfs démocratiques et constitutionnels (non-respect gouvernemental de certains titres et de certains articles de la Constitutions ; supra-légalité, extra-judiciarité et supra-constitutionnalité de certaines institutions d'Etat...), leur identité ou leur self financier (surendettement des classes sociales défavorisées, sur-fiscalisation des classes sociales moyennes, sous-fiscalisation des classes sociales supérieures et pseudo-fiscalisation des classes fortunées...), leurs identités académique et pédagogique ou leurs selfs académiques et pédagogiques (déshumanisation de l'enseignement, lessivages et scotomisations judicieuses des disciplines historiques, politiques, sociologiques, psychologiques, religieuses...), leur identité ou leur self privé (surveillances politique, numérique et téléphonique des citoyens...), etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif de ces techniques étatiques « soft » de dépersonnalisation des masses sera toujours de soumettre, de façon indolore, les citoyens en les rendant confus et angoissés grâce à la chaotisation millimétrique de leur estime de soi, de leur Self et de leur narcissisme et grâce à la déconscientisation minutieuse des secteurs identitaires vitaux de leur relief symbolique interne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours pour exemplifier encore plus finement cette version menticidaire « soft », on peut citer un deuxième exemple caricatural qui va aider heuristiquement le lecteur à comprendre cette version menticidaire finalement très courante : une institution-voyou d'Etat (secte politique, réseau d'influence, entreprise corrompue, loge noire...) ou encore une entité systémique mafieuse va planifier furtivement et savamment l’altération de l'identité éthique (Self éthique), de l'identité sexuelle (Self sexuel), de l'identité professionnelle (Self professionnel), de l'identité patrimoniale (Self patrimonial), de l’identité financière (Self financier) ou encore de l'identité juridique (Self juridique)... de hauts responsables d'Institutions d'Etat stratégiques ou d'élites entrepreneuriales privées afin d'accéder illégalement et criminellement à des arrangements administratifs supra-réglementaires, afin d'infiltrer des commissions gouvernementales stratégiques, afin de noyauter des institutions étatiques importantes ou afin de profiter supra-légalement de « bakchichs » financiers substantiels dans le cadre par exemple très commun de ventes de matériels militaires stratégiques ou encore de ventes de centrales nucléaires à des pays étrangers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus en plus, ces pratiques étatiques de dépersonnalisation servent aussi à agrémenter plus opérationnellement certaines techniques actuelles de neutralisation furtive des contre-pouvoirs populaires : en effet, dans une sorte de mode de proto-dépersonnalisation anticipatoire, ces méthodes « obliques » ou « tangentielles » de dépersonnalisation peuvent consister à collecter supra-légalement et supra-constitutionnellement des informations spécifiquement privées ou particulièrement confidentielles (historiques, domestiques, amicales, idéologiques, financières, professionnelles, commerciales, scientifiques, diplomatiques, politiques, économiques, industrielles...) dans la sphère intime des citoyens les plus actifs ou des citoyens les plus charismatiques de la société, potentiellement « préoccupants » pour la pérennité schizocratique de l'Etat et / ou de ses pro-consuls (Craintes fondamentalement paranoïaques et finalement assez « maréchalesque » dont l'illégitimité est souvent couverte subrepticement par les alibis - érigés en Raison d'Etat – de l’Antiterrorisme, de la Sécurité Nationale, de Sécurité Extérieure ou de la Sécurité Territoriale !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces cas précis sus-mentionnés, le but de ces institutions incestueuses du pouvoir d'Etat sera de préparer, minutieusement et par anticipation, la « Carte Sulfureuse des Failles Identitaires des Hautes Personnalités Civiques » qui pourrait servir essentiellement (« Sur Ordre Présidentiel et/ou Ministériel Non Ecrit » protégé par Raison d’Etat…) à opérationnaliser pro-activement des « protocoles raffinés » de lynchage médiatique, de neutralisations politiques (députés, ministres, industriels, ingénieurs, journalistes, artistes, préfets, procureurs, juges...), de neutralisations physiques (députés, ministres, industriels, ingénieurs, journalistes, artistes, préfets, procureurs, juges...) ou de déboulonnage institutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MENTICIDE « HARD »DES MASSES CIVIQUES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la version menticidaire "hard" perpétrée par des Etats totalitaires et par certaines entités socio-systémiques ou biologiques très toxiques, les techniques politiques de dépersonnalisation viseront directement à détruire progressivement et scientifiquement certains secteurs identitaires de chaque citoyen (citoyen « préoccupant » ou non pour le pouvoir d’Etat le plus « noir ») pour, à terme, anéantir son psychisme, engendrant ainsi des traumatismes psychologiques irréversibles, des mutilations cognitives définitives, des suicides, des para-suicides et souvent des processus de décompensations psychosomatiques et carcinogéniques finaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces techniques de torture mentale, véritable torture propre, sont toujours très à la mode aujourd'hui dans de nombreux pays. Légitimées souvent par l'alibi schizoïde (érigé toujours et encore en Raison d'Etat !) d’une situation d'exception (contexte de terrorisme international, situation de guerre, contexte de guerres coloniales, risque de médiatisation sulfureuse d’un trafic d'Etat - de très haute technologie - normalement protégé anticonstitutionnellement par le Très Secret Défense niveau «Matriciel », [pour les puristes, niveau « Galactic », niveau « Emeraude », niveau « Vulcain », etc.], ces « techniques » s'effectuent généralement dans des centres militaires de confinement, dans des casernes, dans des pénitenciers, dans des hôpitaux réquisitionnés ou exceptionnellement dans des habitations privées, spécialement aménagées à cet effet (Comme en Algérie « française » pour la ferme « Améziane », la villa « Susini », etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, ces méthodes de dépersonnalisation « hard » vont abraser d'une manière irréversible chez le sujet psychiquement torturé, son identité médiatique (diffusion planifiée de fausses informations sur la personne, diffamation « bureaucratisée » à l’échelon national, lynchage médiatique...), son identité affective et émotionnelle (en écoutant des jours entiers des enregistrements de cris de torture), son identité familiale (meurtre, disparition, parasuicide ou pseudo-accident de ses enfants, de sa femme, de parents proches...), son identité civique (interdiction du nom propre et numérotage de substitution, insécurité permanente), son identité sensorielle (privations multi-sensorielles, surcharge volontaire d'un canal sensoriel…), son identité neuro-cognitive (surdosage journalier intentionnel de psychotropes, administration coercitive ou furtive de drogues hallucinatoires...), son identité neurovégétative (interdiction prolongée du rayonnement solaire ; réduction de l'éclairage naturel des cellules ; hypo-oxygénation, hypo-ventilation et surchauffe des cellules ; saupoudrage de radioéléments ionisants dans le béton ou dans la peinture des cellules...), son identité nycthémérale (altération volontaire des rythmes biologiques par interdiction du sommeil, altération volontaire des périodes de veille et de sommeil, réglage aléatoire volontaire du rythme des repas...), son identité sexuelle, son identité motrice, son identité alimentaire, son identité hygiénique, etc…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115417754344534517?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115417754344534517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115417754344534517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/letat-depersonnalisateur-letat.html' title='L’ETAT-DEPERSONNALISATEUR &amp; l’ETAT FISSIONNEL'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115410817996214024</id><published>2006-07-28T10:34:00.000-07:00</published><updated>2006-07-28T11:09:48.553-07:00</updated><title type='text'>le concept freudo-marxiste censure de l'oedipe societal</title><content type='html'>LE CONCEPT FREUDO-MARXISTE CENSURE&lt;br /&gt;DE&lt;br /&gt;L'ŒDIPE SOCIETAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nots Christian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre d'une interprétation sexuelle et œdipienne de l'histoire des civilisations, de l'Etatisme et de la (dé)subjectivité civique, nous allons adapter le complexe d'Œdipe, concept élaboré essentiellement pour analyser les modes de fonctionnement identitaire individuel, à l'analyse critique des processus d'évolution des civilisations préhistoriques, théocratiques puis technocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons donc définir la notion nouvelle d'Œdipe sociétal en transposant par facilité méthodologique, la notion traditionnelle de mère à la subjectivité interne, au narcissisme ou à l'identité symbolique (consciente ou inconsciente) des citoyens (subjectivité-mère des citoyens) et la notion traditionnelle de père aux environnements institutionnels, étatiques, fédéraux ou impériaux (Institutions-père, Etats Unifiés-père, Fédérations-père, Communautés-père, Empires-père, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce nouveau recadrage politico-psychanalytique précis, nous étudierons les différentes phases identificatoires et œdipiennes des civilisations en développant successivement l'embryogenèse de la conscience subjective ou la naissance de la subjectivité-mère chez l'homme de Neandertal (stade de l'antéœdipe paléolithique), la notion d'inceste (ou de surinvestissement pathologique) de la subjectivité-mère des citoyens (ou inceste maternel dans l’œdipe sociétal) à la fin du paléolithique, au mésolithique et au néolithique (stade de l'Œdipe théocratique), la naissance de l’Etat-père avec les débuts du menticide/matricide narcissique des citoyens à la fin du néolithique (stade de l'interœdipe prophétique et messianique correspondant aux naissances de l'Etat et du pouvoir politique et au début de la mortification progressive du Self - ou du narcissisme - des citoyens dans les anciennes théocraties) et la notion d'inceste à l’Etat-père (ou inceste paternel dans l’œdipe sociétal) et de menticide/matricide avancée du narcissisme des citoyens qui correspond à nos civilisations technocratiques contemporaines (stade de l'Œdipe néolibéral contemporain). Puis, nous étudierons l’interœdipe terroriste contemporain qui correspond aux premiers signes agonistiques d’essouflement de notre civilisation technocratique occidentale avec les dégradations caricaturales et très violentes (terroristes et méga-terroristes) des contre-pouvoirs civiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, nous envisagerons, dans le cadre d’une théorie purement expérimentale et prospective, un stade civilisationnel bicaméralocratique ou dialectique futur (dans le sens bien évidemment marxiste, lukacsien ou encore dans le cadre des études post-marxistes du lumineux Joseph Gabel) de type méta-œdipien avec une hypothétique répartition bicamérale du pouvoir politique où une authentique gouvernance civique (pouvoir charismatique ou pouvoir narcissique effectif de l’ensemble des citoyens) serait améliorée par un système d’Etats fédéraux judicieusement tempéré par une Constitution des droits de l’Etat et de l’Institution où seraient clairement définies des lois anti-hégémoniques, anti-impériales et anti-autoritaires qui encadreraient millimétriquement et définitivement l’Etat fédéral, la Fédération étatique (notamment les actuelles Fédérations autoritaires Européennes et américaines) et ou encore l’Empire (notamment le nouvel Empire de Re-colonisation euro-américain contemporain) [stade du méta-œdipe bicaméralocratique].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antéœdipe paléolithique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’antéœdipe paléolithique correspond à la naissance de la subjectivité-mère de l’être humain. Pour approfondir ce concept cardinal et avant de définir la synergie des deux grands phénomènes contextuel et religieux qui ont permis à la conscience symbolique de naître il y a - 600 000 ans puis qui lui ont permis de s’embraser exponentiellement il y a - 80 000 ans, nous allons essayer de comprendre comment ont débuté les premiers embryons de subjectivité narcissique et de conscience symbolique au cours de l'hominisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus vieil hominidé découvert à ce jour est vieux de six millions d'années (25 octobre 2000, Lac Baringo, Kenya) ; celui-ci a une structure osseuse bien adaptée à la station debout, il a donc acquis la bipédie, issue d'un processus d'adaptation génotypique très lent qui lui a permis de se déplacer plus longtemps, plus vite et plus loin dans un environnement devenu très sec et moins riche alimentairement (consécutif à un réchauffement climatique). La verticalisation libère la main et permet des praxies plus fines et beaucoup plus précises ; il commence à fabriquer des outils et des armes pour chasser et pour pêcher… Le surplus d'adaptation provoque un surplus d'encodage génotypique, qui va entraîner l'expansion de la boite crânienne.&lt;br /&gt;Vers - 3 ou - 2,5 millions d'années apparaît l'Homo habilis : « l'homme habile » peaufine ses outils et arrive à fabriquer des armes beaucoup plus performantes ; il sait aussi très bien tailler la pierre et notamment le silex, ce qui va lui permettre de déchiqueter les aliments, libérant ainsi les muscles masticateurs. L'encodage génotypique de ce nouvel apprentissage va provoquer une modification plus esthétique de son identité faciale.&lt;br /&gt;L'Homo érectus est apparu, il y a environ - 1,6 millions d'années. Il marche parfaitement droit et emploie des armes artisanales très performantes telles que des lances massives, des javelots et des masses adaptées pour chasser les gros mammifères ; il apprend aussi à installer les premiers pièges. Il vit en groupes socialisés et pacifiques, construit des petites cabanes, commence à se vêtir et n'a pas encore inventé la guerre et le meurtre intra-spécifique.&lt;br /&gt;Vers - 500 000 ans, il découvre et domestique le feu qui l’aide à se chauffer, à cuire la viande, à s'éclairer et accessoirement à éloigner les prédateurs. De plus, grâce à la cuisson des différentes viandes, son régime alimentaire devient de plus en plus riche en protéines, ce qui permet à son volume crânien d'augmenter et à sa dentition de régresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du point de vue de la conscience cognitive, on peut dire que l'Homo erectus a commencé à développer très lentement sur une échelle de temporalité qui a duré plusieurs centaines de milliers d'années, des îlots cognitifs de pré-conscience symbolique embryonnaire de lui-même et du monde, qui correspondent aux toutes premières représentations mentales préconscientes&lt;br /&gt;(proto-représentations mentales) de la corporéité, de la cognition, de la socialisation et de l'environnement écologique ; d'ailleurs, on retrouve encore aujourd'hui systématiquement et transitoirement, dans la psychogenèse naturelle des bébés et des très jeunes enfants, ces proto-représentations mentales préconscientes pendant les stades embryonnaires de développement des enveloppes archaïques de leur Soi (Self facial, Self du regard, Self cutané, Self olfactif, Self tactile, Self gustatif, Self auditif, Self visuel, Self haptique, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un premier embrasement de la conscience symbolique a lieu aux alentours de - 600 000 ans : ce phénomène a été provoqué par des variations climatiques considérables (notamment avec des sécheresses majeures), obligeant l'Homo érectus de l'Afrique à migrer massivement vers les climats plus tempérés de L'Europe et de l'Asie et à se pré-sédentariser pour lutter contre la faim, contre la soif et contre la rareté du gibier ; il va s'installer alors plus au Nord, autour de fleuves, de lacs et de rivières.&lt;br /&gt;Les apprentissages issus de ces premiers phénomènes de sédentarisation de survie vont provoquer ainsi une mutation rapide et inhabituelle des encodages phénotypiques, génotypiques et proto-représentationnels (conscients et préconscients) : ces nouveaux encodages identitaires jusqu'alors en friche concerneront particulièrement la territorialité, la spatialité, la motricité, l'alimentation, la sensorialité (régression partielle progressive du sens visuel au profit de l'ouïe), la socialisation interpersonnelle, la groupalité et la mort ; les notions de couple et d'attachement affectif sont nées durant cette période de pré-sédentarisation de l'Homo érectus. Il est probable aussi que les prémisses des interdits de l'inceste et des interdits du meurtre sont nées à cette période... Enfin le feu, sécurisant, a permis de libérer le sommeil paradoxal et donc le rêve, activité cognitive de pré-symbolisation restée résiduelle chez les autres animaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un deuxième élément, de loin le plus important, va littéralement « booster » la conscience symbolique de l’homme de Neandertal aux alentours de - 100 000 ans environ, avec l'apparition des premiers dispositifs rituels de régulation de la conscience symbolique naissante inventés par l'homme de Neandertal, comme l'enterrement des morts, accompagné d'offrandes.&lt;br /&gt;Avec ces premiers dispositifs funéraires, apparaissent aussi les premières traces de graphisme rituel remontant aux alentours de - 80 000 ans avant notre ère ; ces premiers graphismes qui resteront inchangés pendant 60 000 ans (jusqu'à la fin de paléolithique supérieur) sont des lignes de cupules, des séries de petites entailles parallèles et équidistantes ou des alignements de points colorés et de traits peints de différentes couleurs gravés sur de l'os, sur de l'ivoire, sur des plaquettes de bois, sur des tablettes de pierre ou sur les murs des grottes. Ils atteindront leur quintessence artistique et sémantique avec la réalisation des peintures pariétales à l'ocre et au bois carbonisé des grands sanctuaires « initiatiques » rupestres qui apparaîtront à partir de - 30 000 ans (grottes Cosquer, grottes de Lascaux, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces plaquettes pictographiques (comme par exemple le disque de Phaïstos qui est particulièrement significatif pour notre propos) ont permis, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, de concentrer sur des supports facilement déplaçables et facilement transmissibles, un ensemble de pictogrammes qui mémorisaient analogiquement, point par point, chaque séquence rituelle et chaque atelier d’identisation narcissique ; du même coup, la transmission transgénérationnelle et inter-groupale des connaissances rituelles et identitaires antédiluviennes a été sur-multipliée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes de la préhistoire et de la protohistoire tournaient donc le dos à la technologie et au monde extérieur pour explorer leur esprit et leur identité profonde. Ce cheminement introspectif, qui a duré plusieurs centaines de millénaires (et non quelques millénaires !) les a emmenés à découvrir un véritable monde à l'intérieur d'eux-mêmes, fait de reliefs identitaires sauvages et inexplorés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour cela d'ailleurs que ces dispositifs religieux et identitaires anté-historiques n'ont quasiment pas été étudiés car cela risquerait de remettre profondément en question les théories contemporaines obsolètes, voire débiles sur l'archéogenèse des religions, les thèmes occultés du sens identitaire des rituels religieux et la censure scientifique au sujet de l’ex-mentalisation symbolique (aujourd’hui fossilisée) des premiers Homo sapiens...&lt;br /&gt;En étudiant ces thèmes "scientifiquement et éthiquement incorrects", il en résulterait le "risque" de décrypter notamment que l'ensemble des monuments religieux trans-millénaires et trans-géographiques, qui reposent énigmatiquement sur toute la planète, avaient spécifiquement des fonctions d'initiation narcissique et des fonctions de conscientisation symbolico-identitaire... pour les peuples !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, le sur-développement cérébral dû à l'embrasement des encodages phénotypiques et proto-représentationnels et la migration progressive en position basse du larynx (mutation laryngée qui s'est développée pendant plusieurs centaines de millénaires) due à l'embrasement des encodages génotypiques, va donner à l'homme de Neandertal la possibilité mécanique d'émettre des sons articulés, puis progressivement (dans sa dernière période entre - 150 000 et - 40 000 ans) le langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œdipe théocratique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œdipe théocratique correspond au surinvestissement incestueux de la subjectivité-mère des citoyens. L'inceste maternel peut être assimilé - d'un point de vue psychanalytique - à la « religion de la mère » des théocraties. Ces sociétés matriarcales étaient donc excessivement concentrées sur la quête rituelle du Soi ou du Self, sur la quête de l'identité et sur l'individuation.&lt;br /&gt;En tant que représentation symbolique, on peut dire que l’Etat-père n'existe encore qu’embryonnairement dans le réel comme système socio-écologique, politique ou simplement rationnel.&lt;br /&gt;Les anciennes civilisations de la fin du paléolithique, du mésolithique et du néolithique étaient donc des théocraties qui fondaient leur but sociétal sur l'exploration identitaire et sur la quête intérieure. Les hommes de la protohistoire avaient ainsi une connaissance approfondie de l'identité humaine et la conscience intérieure (que nous appelons aujourd'hui le ça ou le soi). Ils concentraient leurs moyens communautaires à la construction de plus en plus perfectionnée de dispositifs psycho-religieux gigantesques pour transmettre à travers le temps, la quintessence de leurs découvertes identitaires et cognitives qu'ils avaient décryptées au cours de leurs recherches psychiques et rituelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce sens, les monuments archéologiques des anciennes civilisations disparues étaient en réalité des systèmes psychothérapiques ou initiatiques gigantesques et… démocratiques qui, par le biais de topologies rituelles antédiluviennes extrêmement sophistiquées, permettaient de conscientiser et de structurer la topologie identitaire interne et le soi des hommes du paléolithique, du mésolithique et du néolithique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette religion de la mère, aujourd'hui fossilisée, il nous reste encore les résidus des dispositifs mégalithiques de Stonehenge en Grande Bretagne, des alignements de Carnac, des Kourganes des Scythes, des pyramides égyptiennes, des labyrinthes de Cnossos en Crête, des géoglyphes de Nazcas au Pérou, des centre cérémoniels Mayas et Incas, des Ziggourats de Sumer et plus récemment de nos cathédrales construites au Moyen-Age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais notre mentalisation dyssynchronique actuelle, hyper-rationnelle et désymbolisée, nous empêche de sentir et de déchiffrer ce méta-message, humainement très avancé et rationnellement incompréhensible, contenu implicitement dans ces monuments intemporels et indestructibles ; le message central des théocraties primitives n'est donc pas vide, mais nos structures mentales actuelles nous empêchent de le saisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interœdipe prophétique et messianique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interœdipe prophétique et messianique correspond aux prodromes (ou aux signes précurseurs) de la future hyper-puissance actuelle des Etats-pères (et à court terme de l’Empire-père mondialisé des occidentaux furtivement néo-colonialistes) et du futur processus de destruction identitaire de masse qui a commencé à étriller la subjectivité-mère des citoyens – processus très actuelle et caricaturalement visible aaujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue psychanalytique, le prophétisme et le messianisme renvoient en fait à des questions centrales encore non analysées (des parties inconscientes de la recherche psychanalytique pourtant non encore étatisée...) sur les questions de la souffrance identitaire des peuples opprimés, sur les origines énigmatiques de l'Etat et sur la définition psychanalytique du pouvoir politique. D’ailleurs, les thèmes du prophétisme et du messianisme ont été très importants pour Freud à la fin de sa vie notamment avec ses questionnements complexes et très avancés dans « Moïse et le monothéisme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons analyser le prophétisme de Moïse et le messianisme de Jésus-Christ de la manière suivante : à partir de la fin du néolithique, alors que les civilisations théocratiques et matriarcales (religion de la mère) avaient atteint l'apothéose des connaissances rituelles et des connaissances identitaires grâce notamment à la construction des gigantesques centres cérémoniels qui leur servaient de dispositifs topologico-rituels, les premières formes embryonnaires d'organisation étatiques et institutionnelles (naissance de l’Etat-père) ont commencé à s'approprier indûment cette proto-science antédiluvienne de l'identité et ces proto-méthodologies de l'identisation, originellement destinée au bien-être, à la génitalisation et à l'individuation des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut faire ainsi un petit détour sur la notion mystérieuse de pouvoir politique pour comprendre pourquoi la naissance de l’Etat-père, à la fin des théocraties, est restée cachée et non analysée parce qu'illégitime ; en effet, il est intéressant d'analyser sous quelles modalités subtiles, indélicates et infracliniques, le père étatique actuel (l'Etat et/ou les pouvoirs techno-politiques contemporains), pérennise depuis plusieurs milliers d'années sa puissance phalloïde ascendante.&lt;br /&gt;Pour instrumentaliser ce processus qui est resté longtemps secret, l'Etat a interdit tout au long de la période historique et interdit toujours aujourd'hui plus que jamais, intentionnellement et furtivement, la conscientisation symbolique avancée (ou prescrit la non-conscientisation) de certains secteurs identitaires stratégiques des citoyens (de leur identité mortuaire, de leur identité temporelle, de leur identité sexuelle, de leur identité politique, de leur identité patrimoniale, de leur identité guerrière, de leur identité sacrificielle, de leur identité incestueuse, de leur identité amoureuse et conjugale, de leur identité coloniale, de leur identité criminelle...), tout en contrôlant totalitairement l'ensemble de leurs pulsions à la fois en hyperbolisant les avatars pulsionnels dérivés de la pulsion générique de mort et à la fois en inhibant les pulsions d'évolution et de sublimation dérivées de la pulsion générique de vie (pulsions de dégagement en psychanalyse, pulsions de résilience en psychologie sociale, pulsions de coping en psychiatrie, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la raison d'être de la politique est l'humanisation des citoyens et que son champ d'application est la liberté et le bonheur du peuple, la plupart des politiques étatiques contemporaines cherchent systématiquement à raccourcir et à « virtualiser » chimiquement, médiatiquement, culturellement et numériquement le chemin qui mène d’un ça chaotique, creux et inconscient à un Self conscient et actualisé et à une structure identitaire et symbolique évolutive pour chaque citoyen...&lt;br /&gt;Ces phénomènes politico-furtifs d'usinage étatique de la cognition symbolique des citoyens visent essentiellement à empêcher industriellement, au niveau pan-sociétal, la métamorphose autonomisante et démocratogénique de leur relief symbolique embryonnaire et inconscient (de leur ça) en relief de représentations mentales conscientes et évolutives (en Self ou en énergie liée et régulée) afin de pétrifier intentionnellement leur relief identitaire interne (ou accessoirement de le maintenir sciemment en relief çaïque non structuré et chaotique dés l’enfance) en zones psychiques plus ou moins psychotiques, dépersonnalisées, inconscientes et suractives sur le plan pulsionnel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut donc affirmer ici, à ce niveau d'analyse, que l'agonie cognitive du peuple est donc bien la monnaie furtive principale des pouvoirs étatiques hyper-politiques contemporains. On peut aussi en déduire facilement que les citoyens actuels, qui n'ont plus accès aux rites de conscientisation de leur identité profonde et aux rites de régulation de leurs pulsions les plus noires (comme cela a été le cas d'ailleurs pour les « citoyens anesthésiés » de la Rome impériale ou pour le peuple-esclave de l'Egypte pharaonique) vont inéluctablement se déshumaniser de plus en plus (c’est déjà très, très visible !) et devenir à terme, dans une sorte d'auto-répression inconsciente prescrite en boucles par les néo-pouvoirs étatiques, les esclaves d'eux-mêmes en perdant progressivement à la fois leur conscience autoscopique (Conscience structurale de Soi et du Self ou plus simplement conscience spectrale et profonde d’eux-mêmes) et leurs consciences critiques psycho-politiques (Forclusion de leur Self constitutionel, de leur self électoral, de leur self syndicale, de leeur Self démocrtaique, de leur Self indformationel, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouveaux citoyens occidentaux contemporains - de plus en plus dépersonnalisés narcissiquement et de plus en plus grandioses egoïquement peuvent ainsi constituer une masse anonyme et aveugle de sous-citoyens méta-républicains assujettis, normalisés et anesthésiées obéissant aux nouveaux processus étatiques ultra-modernes de massification civique mondialisée et de domestication généralisée des peuples ; pour finir, dans un assentiment béat, dans une inconscience totale et dans une servitude "obséquieuse", ils adhèreront (enfin !) intégralement, tout en étant complices par passivité cognitive subtilement forcée et corollairement par confusion électorale, aux « diktats » psychotiques, voire schizophrénogéniques des gouvernements occidentaux contemporains : ainsi, da,ss cette ambiance maréchalesque et maccarthiste, les gouvernements fédéraux aaoocidentaux peuvent sereinment et sans auxcune critique engager - généralement sans consulter leurs parlements et le plus souvent dans l’encadrement illégitime et abusif de lois d’exception [notamment du « Secret Défense »] -, des norias de guerres néo-coloniales, de sacrifices coloniaux collectifs, d’expériences "scientifiques" effrayantes, de ventes d’armes de destruction massive, de ventes de centrales nucléaires plutonigènes, d’expérmentations industrielles désastreuses et d’expérientences technologiques hyper-létales, etc.).&lt;br /&gt;Parralaalememnt, au niveau sociétal, ils prescriront - dans leurs citoyennetés fédérales pré-mondialisées - un éventail de comportements normopathiques obligatoires (normo-pulsionnels, ortho-pulsionnels, stochastico-pulsionnels, schizo-pulsionnels, etc.) profondément déshumanisés, anti-écologiques et totalement anti-démocratiques (par exemple dans l’intimité domestique comme au niveau collectif/sociétal, collectivisations et massifications technocratiques de comportements micro-sacrificiels et macro-sacrificiels, de comportements guerriers, de comportements auto-suicidaires, auto-mutilatoires, para-suicidaires, poly-addictifs et sociopathiques, de comportements de pouvoir et de harcèlements pervers, de comportements de consommation délirants, de comportements voyeuristes, de comportements écocidaires...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spécialisation clivée, voire le dédoublement schizoïde de notre cognition (notre schizo-mentalisation contemporaine !) et la complexité de nos vies modernes nous empêchent de voir l'évidence et l'intensité de ces questions de pouvoir politique et d’ « Etatisation Cognitive Avancée » (ou de « Formatage Cognitif Avancé d’Etat ») de l'ensemble des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, avec l'évolution récente des connaissances psychanalytiques, freudo-marxistes (Fromm, Gabel, Reich, etc.) et socio-psychanalytiques concernant les mécanismes cognitifs qui permettent d’instrumentaliser et d’usiner des processus de soumission de masse et de domestication politique des peuples (grâce essentiellement aux découvertes de quelques chercheurs non institutionnalisés et surtout non étatisés…), les citoyens qui veulent s'immuniser contre les pouvoirs systémiques et politiques (mais aussi contre leurs propres pulsions de pouvoir), ont aujourd'hui ré-accés à ces méta-connaissances (Méta-informations en polémologie !) « impérialement incorrects ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces méta-connaissances plus ou moins censurées(censures rampantes) peuvent les aider à décrypter ces mécanismes d’auto-aliénation implantés au plus profond de leur cognition ; le décryptage interne de ces aiguillons politico-cognitifs oeuvre ainsi au « réarmement » progressif d’une nouvelle souveraineté civique plus participative et plus authentique et d’un nouveau libre-arbitre cognitif plus démocratique (en non comme actuellement, d’un pseudo-libre-arbitre - notamment électoral - plus… fascistogénique !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même sens, l'histoire nous a montré, et nous montre encore, que dans les civilisations répressives où les Etats-pères deviennent omnipotents et violents (visiblement ou infra-cliniquement), il y a et il y aura toujours un fils (un prophète, un messie, un rebelle, un scribe, un esclave, un survivant, un syndicaliste, un philosophe, un citoyen révolté...) - qui sentira et qui analysera ces phénomènes circulaires -, par qui les scandales de la révélation symbolique ou méta-informationnelle, de la prise de conscience profonde et de la rébellion collective arriveront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prophétisme de Moïse, le messianisme du Christ ou les kyrielles de guerres révolutionnaires antéchrétiennes (comme par exemple les guerres transmillénaires du peuple juif) correspondent en fait à une religion du fils, religion transitoire et agonistique, avant l'avènement des pseudo-religions post-christiques (ou des pseudo-religions progressivement laïcisées par le père étatique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces phénomènes collectifs sur-compensatoires sont donc des tentatives de contre-pouvoir des fils-citoyens contre le père ; les fils-citoyens essaient ainsi de se réapproprier les dettes du sens et les dettes symboliques contractées indûment, totalitairement et secrètement par l'Etat-père contre leur identité profonde. C'est ce que nous avons appelé le « cryptage intentionnel par le père étatique des codes rituels antédiluviens et de leurs codes de signification identitaire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les sociétés répressives, les livres sacrés (et aujourd’hui les livres de résistance humaniste - sous-classés comme subversifs - ou encore les textes méta-informationnels de combat et de résistance sur le Net – que les Rois et Les Empereurs contemporains qui nous gouvernent n’arrivent pas totalment à contrôler et à… censurer ! – qui font le lien entre l’aliénation identitaire furtive des peuples et la domestication socio-politique des masses civiques contemporaines…) ont donc un rôle de « contre-pouvoir » : n'oublions pas que l'église catholique a interdit, pendant très longtemps, l'accès direct des fidèles à la Bible, exigeant qu'ils passent par des clercs, ce qui fut l'une des causes de la Réforme et de la première traduction en langue moderne de la Bible, exécutée par Luther. Plus avant, dans le sens de ce cryptage récurrent par le père, certains écrits issus du judaïsme primitif et du christianisme qui en disaient trop ou qui mettaient à nu des connaissances sacrées, étaient cachés ou détruits (Apocryphes et Pseudo-épigraphes de l'Ancien et du Nouveau Testament, Autodafés récents du IIIème Reich et e nombreuses dictatures militaires contemporaines, censures "rampantes" actuelles autour de certains écrits et notamment autour des thèses doctorales généralement trop « sur-informées » qui ne peuvent très subtilement être médiatisées et commercialisées sur le réseau national et international Electre - réseau numérique et informationnel essentiel des librairies et des éditeurs - par le fait que l’ISBN - International Standard Book Number - attribué par notre minutieuse AFNIL parisienne - Agence Francophone - et surtout gouvernementale ! - de Numérotation Internationale du Livre - ne peut être attribué qu’aux livres imprimés et non aux livres photocopiés numériquement ou aux thèses doctorales reprographiées numériquement, même en grande quantité !!!).(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, tout cryptage présente des fuites symptomatiques et certains textes cachés par les Pères de l'Eglise et par les Conciles sont réapparus pro-activement par "erreur" : par exemple, pensons au magnifique texte du Banquet des Thérapeutes de Philon d'Alexandrie qui dévoilent certaines séquences rituelles des premiers Pères de L'Eglise et qui a échappé à la classification implacable du « Secret Théocratique Anté-chrétien » (et incroyablement, qui a aussi échappé à l’implacable et très puissante classification du Secret Technocratique et/ou du Secret Pseudo-théocratique du Vatican).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces phénomènes récurrents à travers l'histoire correspondent au retour du refoulé et au retour du forclos, issus du matricide subjectif ou du menticide de masse perpétré progressivement contre la subjectivité des citoyens par les sociétés patriarcales pré-totalitaires, féodales puis technocratiques qui ont toujours cherché à clôturer et à manipuler systématiquement et arbitrairement le désir symbolique et le relief pulsionnel des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, il est intéressant de rappeler que l'Etat-père, face à ses contre-pouvoirs puissants, récurrents et inéluctables (parce que d'origines pulsionnelles...) dans l'histoire de l'humanité, va chercher systématiquement à gripper leur émergence par notamment le meurtre politique (pensons simplement à Moïse, à Socrate, à Jésus Christ, et plus récemment à Martin Luther King, à Che Guevara, à Gandhi et à tous les autres leaders qui ont été assassinés… ou encore au mouvement populaire de mai 68 en tant que négation du « père étatique omnipotent » (à l‘époque - pour la France - de Charles qui était [rappelons –le] Général, qui présidait une dictature militaire, qui avait un sulfureux préfet de police appelé Maurice [du métro Charonne], etc. ). Même Freud, qui était éminemment subversif et lucide, a évité de justesse sa neutralisation physique par la Gestapo en mars 1938 grâce aux interventions diplomatiques de Roosevelt et de Mussolini auprès d'Adolf Hitler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œdipe néolibéral contemporain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œdipe néolibéral contemporain correspond à l’hégémonie illégitime et incestueuse de l’Etat-père couplé au menticide avancé - ou au matricide avancé - de la subjectivité-mère des citoyens (avec notamment son avatar culturellement très intéressant mais totalement occulté d’œdipe méta-colonial contemporain qui peut être défini par le menticide avancé des identités nationales-mères de chaque citoyen néo-colonialisé ou mondialisée actuel [Self territorial ou identité territoriale, Self linguistique et identité linguistique, Self culturel ou identité culturelle, Self religieux ou identité religieuse, Self financier ou identité financière, etc.] - via notamment l’imposition « inconsciemment consentie » de la nouvelle pseudo-néo-citoyenneté mondiale-mère - et par l’hégémonie incestueuse progressive du futur « gouvernement mondial-père » ou du futur « Empire planétaire-père »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La problématique sidérante de nos sociétés actuelles hyper-patriarcales et matricidaires pourrait se conceptualiser par le questionnement suivant : "Du concept du père et du concept de dieu après Auschwitz, Hiroshima et le syndrome immuno-dépressif..." Ces trois crimes contre l'humanité, qui ont la spécificité d'être des meurtres de masse, ont la particularité d'être aussi des crimes d'Etat ; ils sont l'illustration la plus abjecte de la criminalisation exponentielle des Etats au XX e siècle qui se perpétue encore aujourd'hui sous le couvert des institutions internationales largement "sous contrôle", pour appuyer nos assertions sur la fonction brisée et sadisante du père étatique et sur le pourrissement exponentielle de la fonction paternelle des nouvelles fédérations impériales de l’Europe et des Etats-Unis ou des récentes communautés pluri-étatiques imposées aux… peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce pourrissement exponentiel de la fonction paternelle équivaut, d'un point de vue freudo-marxiste, à la validation collective inconsciente d’une position incestueuse de l’Etat fédéral autoritaire contemporain (à l’Occidental) et de ses institutions néo-impérialogéniques d’auto-reproduction, d’auto-légitimation et d’auto-charismatisation (via la scientolâtrie, la technolâtrie ou l’aberrante idolâtrie des masses occidentales face aux multiples et pourtant « grossières » formes de guerre géo-fiancières et néo-coloniales, via un Cry Wolf Syndrom hyper-médiatique mondial {11-semptembre 200…} ou via l’hyper-rationnel et caricatural Cheval de Troie de la mondialisation économique néo-libérale qui introduit totalitairement et furtivement un « Plan Unique d’Américanisation Mondialisée » décliné en de nombreuses sous-phases cumulatives et à rebours(Black Programs émanant essentiellement de la topographie matricielle du Très Secret Defense du Pentagone) et idéologiquement et médiaquement « habillé » afin d’atteindre inexorablement l’objectif final du « Projet de Dictature Planétaire Américaine » et de « Gouvernement Américanisé Mondial ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Succinctement, ces « Black Programs matriciels » de la mondialisation sont caractérisés notamment par :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la mondialisation forcée des économies nationales,&lt;br /&gt;la mondialisation numérique imposée (Internet - ou l’ex-Arpanet -, qui est loin d’être démilitarisé),&lt;br /&gt;la mondialisation gouvernementale imposée,&lt;br /&gt;la mondialisation atomique feutrée,&lt;br /&gt;la mondialisation financière « souterraine »,&lt;br /&gt;la mondialisation militaire secrète (mondialisation de l’OTAN et du Pentagone),&lt;br /&gt;la mondialisation pseudo-narcissique indolore des peuples (mondialisation psychotropique et pharmaceutique),&lt;br /&gt;la mondialisation culturelle imposée,&lt;br /&gt;la mondialisation des « hyper-terrorismes contemporains d’Etat » prescrite furtivement par « l’Axe Technocratique du Bien » pour servir d’alibi et légitimer la préemption coloniale définitive des ¾ des pays pauvres- notamment pétrolifères et minéralifères,&lt;br /&gt;la mondialisation gouvernementale (gouvernement mondial),&lt;br /&gt;la mondialisation présidentielle,&lt;br /&gt;la mondialisation ministérielle,&lt;br /&gt;la mondialisation électorale,&lt;br /&gt;la mondialisation des services secrets,&lt;br /&gt;la mondialisation fiscale,&lt;br /&gt;la mondialisation pseudo-informationnelle et pseudo-culturelle (Internet !),&lt;br /&gt;la mondialisation de l’espionnage scientifique… américain,&lt;br /&gt;mondialisation des « gaps » technologiques et scientifiques entre les Etats-Unis et le reste du monde – et notamment de l’Europe qui sera bientôt prête à re-subir un « 6-juin-2014 [« ennemi » pour le coup], etc.),&lt;br /&gt;etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meurtres de masse de la Shoah, l'atomisation volontaire de plusieurs villes civiles (jamais jugée devant un tribunal pénal ou une Cour Pénale Internationale...), des guerres coloniales gigantesques et infondées, des transferts contre-natures de très hautes technologies militaro-nucléaires orchestrés par des grands Etats-voyous technocratiques de l’Europe et des Etats-Unis ou la construction de l'Europe (véritable méga-machine de guerre économique, industrielle et financière, équivalente au plus grand des empires fédéraux jamais égalés que voulaient d'ailleurs réaliser Adolf et Napoléon Bonaparte...) représentent les exemples emblématiques d’une macro-sémiologie matricidaire et fascistoïde à la fois gigantesque et abjecte sur laquelle les systèmes patriarcalo-étatiques et fédéraux contemporains s'appuient pour augmenter leur puissance phalloïde exponentielle et criminogénique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce sens, la désubjectivation croissante des individus et la déresponsabilisation pulsionnelle et narcissique de plus en plus millimétrique des citoyens du XXIème siècle (pensons là simplement pour l'exemple à certaines friandises médiatiques délicieuses et bêtifiantes, diffusées aux heures de grandes écoutes) semblent correspondre à l'émergence de nouvelles armes à tropisme symbolique (armes schizo-narcissiques furtives et non létales de masse, armes anti-narcissiques furtives et non létales de masse, armes pseudo-narcissiques furtives et non létales de masse qui visent à désensibiliser ou à hyper-sensibiliser poly-topiquement certains secteurs identitaires des citoyens…) et de nouvelles armes à tropismes narcissiques et pulsionnels qui ont pour but d'amplifier scientifiquement et indolorement les puissances schizophrénogéniques du père étatique fédéral (et à terme du père impérial) sur les citoyens et à moyen terme sa domination mondialisée sur les collectivités humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’INTERŒDIPE TERRORISTE CONTEMPORAIN OU LA DEGENERESCENCE ACTUELLE DES CONTRE-POUVOIRS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interœdipe terroriste contemporain, de part son évolution depuis deux siècles, se définit suivant deux axes typologiques différents :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interœdipe terroriste standard qui a commencé au début du XIXème siècle, correspond à une forme récente d’évolution violente et pré-martiale des contre-pouvoirs révolutionnaires et subversifs. Curieusement pourtant, les spécialistes contemporains du terrorisme n’y voient normativement et ineptement - dans une vue extrêmement subjective (censurée ?, simpliste ?) et étatisée - qu’une dégradation de la guerre alors qu’il s’agit là fondamentalement et objectivement d’une dégénérescence très mortifère des contre-pouvoirs civiques !&lt;br /&gt;Dans ce sens, pour revenir à notre cadre strictement freudo-marxiste au sujet des déclinaisons de l’œdipe sociétal, l’interœdipe terroriste standard contemporain s’apparente donc structurellement - dans cette herméneutique tangentielle -, à un processus d’agonie identitaire avancée (ou à un processus menticidaire avancée) de la subjectivité (subjectivité-mère) de l’ensemble des citoyens de la planète (agonies identitaires individuelle, linguistique, régionale, insulaire, nationale, économique, ethnique, territoriale, culturelle, religieuse, etc.) provoqué par la mutation rapide (en moins de deux siècles) des Etats-pères post-royalistes et pré-républicains occidentaux en Etats-pères autoritaires et pré-impériaux contemporains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interœdipe hyper-terroriste contemporain (avec notamment les évènements dramatiques du 11-septembre-2001), complémentairement, se définit comme une dérive méta-martiale et hyper-violente des contre-pouvoirs révolutionnaires et subversifs par le fait que leurs anciens aspects pré-martiaux ou para-martiaux sont devenus très récemment martiaux et ouvertement hyper-criminels par rapport notamment à la très forte augmentation du nombre de victimes (attentats de très haute technologie, criminalité de masse sur des milliers de civils, voire des dizaines de milliers de civils, etc.) et par le fait aussi que leurs champs opérationnels qui jusqu’alors étaient restrictivement anti-systémiques, anti-gouvernementaux ou anti-institutionnels, se sont massivement étendus à des attaques multi-cibles inhabituelles et rigoureusement focalisées contre de nombreux civils, contre les sphères symboliques et identitaires des techno-citoyens mais aussi - bien évidemment - contre les institutions « stratégiques » (notamment liées à la mondialisation) des Etats occidentaux (attaques massives et manipulations millimétriques des cultures technocratiques, des médias occidentaux, des idéologies capitalistes, libérales et néo-libérales, des valeurs sociétales euro-américaines, des élites anglo-saxones, des méga-institutions expérimentales du futur gouvernement mondial euraméricain telles que l’ONU ou l’OMC, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etiologiquement, cette mutation très récente du terrorisme (notamment aprés la fin de la guerre froide où le monde est sorti de la bipolarité URSS-USA pour rentrer dans la « monopolarité américaine ») correspond contextuellement et en miroir aux récentes mutations hyperboliques et exponentielles des Etats-pères (notamment des Etats-Unis mais aussi résiduellement de l’Europe…) qui sont en train de se transformer - dans un processus actuel de néo-impérialisation et de re-colonisation - en Empires-pères plus ou moins ouvertement totalitaires et... fascistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles formes de « terrorisme noire », « d’hyperterrorisme », de « méta-terrorisme total » ou de « méga-terrorisme de masse » ont donc la spécificité d’attaquer - bien au-delà des attaques militaires habituelles - les talons d’Achille identitaires des hyper-puissances dominantes occidentales : attaques hyper-technologiques, attaques boursières, attaques informatiques, attaques aéronautiques, attaques médiatiques, attaques religieuses, attaques architecturales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les sphères symboliques ou identitaires essentielles des Etats contemporains commencent à être minutieusement et furtivement infiltrées, détournées et… sabotées dans le cadre de ces nouvelles techniques méta-terroristes atypiques pour essayer de pousser l’ensemble du système technocratique occidental à s’autoliquider dans la toute-puissance délirante de son hyper-matérialisme et dans le déni de sa propre ultra-violence symbolique (contre lui-même, contre l’ensemble de ses propres citoyens mauis aussi contre l’ensemble des citoyens de la planète) – toute-puissance perverse et déni de ses « folies totalitaires » que les institutions totalitaires d’Etat occidentales refusent d’assumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce récent déplacement du combat vers la sphère symbolique est utilisé par les terroristes pour eux-mêmes : il leur permet ainsi de pratiquer, à l’intérieur de leur propre personnalité, une panoplie inattendue et imprévisible de techniques conscientes de restrictions cognitives, de facticités symboliques (faux-selfs), de facticités professionnelles (faux-moi, ego grandioses et ego factices), de dissimulations sociétales (ego de façade), de manœuvres sociales tangentielles et de sur-activations symboliques sulfureuses et totalement furtives (sur-activations méta-martiales et hyper-létales de leur Self sacrificiel, de leur Self révolutionnaire, de leur Self messianique, de leur Self eschatologique, de leur Self théocratique, de leur Self millénariste, de leur Self séparatiste, etc.).&lt;br /&gt;D’ailleurs, ces techniques, très connues en Orient mais peu étudiées par les analystes militaires et policiers occidentaux, s’appellent la « Takiya » chez les Chiites, chez les Alaouites ou chez les Druzes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hyper-terroristes atteignent ainsi moléculairement un niveau de clandestinité maximum qui leur permet de déjouer, de brouiller et de disqualifier - notamment par furtivité identitaire maximum, par « contre-signatures identitaires factices » ou par « contre-signatures expérientielles de brouillage » (pour les puristes de la Polémologie et des Ecoles de Guerre !) - les investigations micro-sémiologiques et micro-identitaires des meilleurs analystes et des meilleurs enquêteurs de la CIA, du FBI, de la Sécurité Extérieure (DGSE pour nos amis français) ou de la Surveillance Territoriale (DST toujours pour nos amis français).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, dans le contexte actuel de la mondialisation - qui correspond en fait à une pré-troisième guerre mondiale furtive -, bien peu de citoyens (à part quelques éléments très cultivés de l’ultra-gauche humaniste, quelques hauts gradés avant-gardistes, et quelques hauts fonctionnaires éclairés et initiés aux secrets matriciels de la Défense Nationale) savent que derrière le cheval de Troie de la mondialisation économique se cachent un vrai programme ultra-militarisé (dans le jargon des spécialistes des « Secrets d’Empire matriciels », des « M.K. » et des « Black Programs ») de mondialisations néo-coloniales tous azimuts qui est appelé secrètement au plus haut niveau des administrations impériales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« PHASE PREPARATOIRE FURTIVE &amp; A REBOURS DE LA TROISIEME GUERRE MONDIALE ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pré-troisième guerre mondiale furtive consiste à matérialiser opérationnellement et furtivement une déclinaison d’avatars très subtils de mondialisations pro-américaines et pro-occidentales sans que les peuples néo-colonisés s’en aperçoivent : mondialisation de la pauvreté, mondialisation de l’endettement des Etats pétroliers, minéraliers et islamiques (trop conscients identitairement et mal-colonisés antérieurement), mondialisation des guérillas pro-américaines, mondialisation culturelle pro-américaine, mondialisation satellitaire pro-américaine, mondialisation médiatique pro-américaine, mondialisation policière pro-américaine, mondialisation méga-institutionnelle pro-américaine, mondialisation des « escadrons de la mort » pro-américains…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce merveilleux programme planétaire impérial orchestré essentiellement par les faucons ou plutôt par les aigles national-mondialistes et national-libéralistes des Etats-Unis d’Amérique n’inquiète malheureusement pas encore les autruches des Etats-Désunis d’Europe qui n’envisagent même pas encore intelligemment le risque proactif et fort probable d’un nouveau 6 juin 1944 versus 2014 sur toute la zone eurasiatique (débarquements « amis », mini-tirs nucléaires et neutroniques « amis », pilonnages et appuis-feu de milliers d’avions d’assaut F 35 « amis »et F 22 « amis », etc…) ou encore d’un cauchemardesque et potentiel Pearl Harbour à hydrogène sur Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensons par exemple que nos amis américains ont depuis peu une frontière commune avec la Chine via l’Afghanistan… Pensons aussi (pour aider un peu nos analystes militaires à l’intelligence bien peu bicamérale) que le funeste et très inquiétant programme américain JSF (Joint Strike Fighter ou F 35) avec sa commande ferme et définitive de 3000 chasseurs-bombardiers F-35 à la firme Lockheed Martin correspond militairement, en terme d’avionique de mission, exactement aux besoins opérationnels de telles invasions « coloniales » et … littorales futures. Accessoirement, ce programme vise à détruire par « méta-concurrence » l’aéronautique militaire de l’Europe (3000 « F 35 » prévus à l’export), tout en stimulant judicieusement des « liens organiques incestueux » avec certaines armées européennes (avant l’invasion territoriale globale probable de la « vieille Europe » aveuglée par…).(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Amérique, dont le budget annuel de la Défense avoisinera les 650 Milliards de dollars en 2008, est donc en train d’orchestrer sous l’égide de ses funestes institutions fédérales, de ses multinationales incestueuses et de « ses » méga-institutions pseudo-internationales, une série de protocoles mondiaux pour aider l’ensemble des peuples de la planète à œuvrer altruistement au bonheur intégral de son messianique peuple et accessoirement pendant quelques temps, avant son invasion, au bonheur « partiel » de « l’eschatologique peuple européen » (qui pourra appartenir alors à « l’étonnante histoire impérialement et furtivement correcte du XXIème siècle »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis peu, les Etats-Unis mondialisent ainsi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’américanisation des cultures et des modes de vie (alimentation versus Mac D…, cinéma versus Hollywood, loisirs versus Disne…, psychotropes versus Novart… pour la Ritalin… qui est une merveilleuse « amphétamine » que des millions d’enfants euro-américains apprécient déjà tout particulièrement ou versus Eli Lilly pour le fabuleux et paradisiaque Proza…, informations de masse versus CNN, aéronautiques civile et militaire versus Boeing ou versus Loockeed Martin, etc.) ;&lt;br /&gt;le décloisonnement et… l’instabilité de l’ensemble des marchés boursiers, financiers et bancaires pour pérenniser la haute finance américaine, - hyper-létale pour les économies nationales et pour… les peuples -, fondée sur « l’hyper-capitalisation mafieuse des capitaux » (et non fondé ortho-économiquement sur la financiarisation des marchandises et des services) ;&lt;br /&gt;le transfert messianique et eschatologique de l’ensemble des richesses de la planète vers une « oligarchie méta-patride » composée essentiellement de quelques milliers d’américains et de quelques centaines d’européens au détriment des 7 milliards de « Zombies Insuffisamment Civilisés à l’Occidentale», considérés fascistement comme des « gueux obsolètes » (Rappelons ici pour les naïfs encore romantiques qu’actuellement, - et ce chiffre est en progression constante ! - 3 milliards de « pré-humains » contemporains « sous-vivent » avec moins de trois euro par jour) ;&lt;br /&gt;la suppression des frontières économiques et la libéralisation générale des marchés tout en revenant subrepticement et progressivement à de nouvelles formes de « protectionnisme furtif » pour eux-mêmes (collusion entre les autorités fédérales américaines - qui fournissent opportunément des renseignements stratégiques sur les concurrents étrangers - et les firmes américaines multinationales notamment de l’énergie, de l’armement et de l’aéronautique ; retour progressif à la technique des sur-taxes pour les importations vers les Etats-Unis ; réactivation par le gouvernement américain des subventionnements massifs notamment pour son agriculture ; union souterraine des industriels américains pour diluer la concurrence européenne ; soutiens économiques camouflés aux entreprises américaines par le gouvernement fédéral ; « défiscalisation déloyale » de nombreuses entreprises américaines, via leurs délocalisations « off shore » vers des paradis fiscaux « anglophones », occultés volontairement par l’administration américaine…;&lt;br /&gt;le méga-fichage ouvert du spectre identitaire complet de l’ensemble des individus de la planète, sous couvert de l’alibi du terrorisme transnational (notamment avec les programmes actuels de la DARPA « Total Information Awareness », « Terrorism Information Awareness », avec le très lumineux programme « Novel Intelligence from Massive Data » de la National Security Agency et de l’Avanced Research and Development Activity, etc.) ;&lt;br /&gt;l’infiltration et l’implantation massive de ses « chevaux de Troie humains » dans la plupart des institutions stratégiques des autres Etats étrangers notamment européens (infiltration dans les structures internationales de personnes « favorables » aux Etats-Unis ; « noyautage » des élites nationales de chaque pays et « exfiltration » de grande ampleur des « cerveaux scientifiques » de la planète vers les Etats-Unis ; engouement récent pour des « retraites actives » en France et en Europe depuis une quinzaine d’années pour de nombreux hauts fonctionnaires américains de la Défense, des Affaires étrangères ou des Corps diplomatiques ; recrutements massifs d’agents étrangers par les Etats-Unis ; parrainage de terroristes « peu fréquentables » tel que Ben Laden longtemps armé par le Pentagone et la CIA contre les soviétiques ; implantations étrangères massives d’ « antennes » et de « troisièmes bureaux » d’espionnages technologiques, commerciaux et culturels qui servent de têtes de pont opérationnelles à des actions « grises » et « noires » ; mise en place transgénérationnelle de réseaux planétaires de « relais influents », d’experts et « d’initiés » pro-américains tels que les réseaux Rhodes, tels que les réseaux du « Council of Foreign Relations », telles que les « Conférences du Bilderberg », telles que les sessions de la « Trilatérale », telles que les sessions du « Word Economic Forum » - populairement appélées Conférences de Davos -, telles les loges post-maçonniques et hyper-oligarchiques du « B’naï B’rith », tel que le lobby « American Israeli Public Affairs Committee », tels que de nombreux groupes pseudo-religieux de type Moon, Scientologie et autres Ordre du Temple Solaire… parrainés par la CIA et spécialisés dans le recrutement d’ingénieurs, de médecins, de chefs d’entreprises « sensibles » et de hauts fonctionnaires « empathiques », telles que certaines organisations apparemment non gouvernementales ou pseudo-associatives qui servent d’écrans à des structures para-impériales pro-américaines de « colonisation offensive multi-rôle » ; implantation d’une base géante dite « d’enkistage » de réseaux islamistes « dormants » pro-américains au cœur de l’Europe via la Bosnie, l’Albanie et le Kosovo préparant « intelligemment » les futurs protocoles de destabilisation anti-européens ; etc.&lt;br /&gt;la sous-traitance « extérieure » systématique - pour protéger la « crédibilité » de son Empire - de ses missions para-martiales les plus illégales, de ses complots d’Etat les plus risqués et de ses « méga-opérations les plus noires »(Les sites noires de la CIA) ;&lt;br /&gt;l’insécurité volontaire des nations, le mal-être de ses « alliés », l’instabilité des peuples et l’installation et/ou la désinstallation de « pouvoirs politiques chaotiques ou fantoches » dans les régions géopolitiquement stratégiques ;&lt;br /&gt;la « préemption militaro-impériale » directe ou furtive des marchés-clés, des ressources stratégiques, des eaux internationales, de l’air, de l’espace, des lignes de communication, de l’information et de la recherche scientifique ;&lt;br /&gt;une logique pseudo-actionnariale (comme avec les faillites d’Enron, de Worldcom, etc.) d’hyper-fructification/pseudo-volatilisation des principaux patrimoines financiers publiques et privés de la planète ;&lt;br /&gt;l’éclatement et la « re-centralisation furtive » des centres de pouvoir de la plupart des Etats étrangers vers les sphères méta-étatiques et… « américanisées » de la finance internationale et vers les méga-firmes américaines de l’armement et de l’énergie ;&lt;br /&gt;la prospérite virtuelle de façade et le pseudo-bonheur économique de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud (notamment de l’Argentine, du Brésil, de la Colombie, du Mexique…) ;&lt;br /&gt;de gigantesques campagnes continentales de vaccinations hautement iatrogéniques (notamment pour les peuples d’Afrique) ;&lt;br /&gt;la vente supra-parlementaire de ses armes « high-tech » les plus destructrices et de ses hyper-technologies les plus létales au travers d’une noria de « transferts sulfureux de très haute technologie », utilisables pour usiner des armes de destruction massive (transferts récurrents et massifs de technologies nucléaires, d’armements hyper-sophistiqués, d’unités de recherches chimiques au parfum… militaire, d’unités de production de bio-technologies facilement militarisables, etc) ;&lt;br /&gt;le surendettement des Etats en difficultés et des pays du tiers-monde afin de les aider à s’impliquer irréversiblement et sociocidairement dans l’économie de marché « à l’occidentale » ;&lt;br /&gt;l’interception des communications privées, commerciales, gouvernementales et internationales via ses systèmes d’espionnage COMSAT, CARBOY, ECHELON II, etc ;&lt;br /&gt;ses bombardements stratégiques de populations civiles étrangères pour aider de petits Etats théocratiques autoritaires ou totalitaires (souvent d’ailleurs antérieurement sponsorisées militairement ou nucléairement toujours par les Etats-Unis elles-mêmes) à revenir au modèle technocratique d’Import / Export « made in USA » (cas du Vietnam, de l’Afghanistan, de l’Irak, etc.) ;&lt;br /&gt;Liste des items non exhaustives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mondialisant leurs fonctionnements pervers-schizophrènes (pervers dans leurs façades diplomatiques et juridiques et schizophrènes dans leurs intentionnalités pseudo-humanistes et pseudo-démocratiques) à l’intérieur de l’ensemble des secteurs internationaux, les Etats-Unis - et accessoirement l’Europe - ont surtout réussi à diluer définitivement les objectifs pan-démocratiques et pan-humanistes initiaux de la Banque Mondiale, du FMI, du GATT-OMC, de l’OMS, de l’UNESCO et surtout de l’ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, quand on se donne la peine d’étudier l’objet du « terrorisme » ainsi que ses étonnantes évolutions hyperboliques contemporaines, on se rend compte abruptement que la majorité des recherches occultent les conséquences identitaires agonistiques et ultra-violentes des mondialisations « euroméricaines » sur les peuples non-occidentaux comme sur de nombreux segments des citoyennetés planétaires (effets deshumanisants de la mondialisation sur la plupart des peuples, effets géo-financiers et géo-économiques criminels de la mondialisation, conséquences désastreuses de la mondialisation sur les cultures, sur les traditions autochtones ou sur les religions…).&lt;br /&gt;Tous ces chercheurs qui ont curieusement des vues restrictivement ethno-centristes, géo-centristes, sur-idéologisées et surtout particulièrement deshumanisées se permettent incestueusement d’analyser le terrorisme qu’en termes descriptifs, sans jamais approfondir ses étiogenèses légitimement réactionnelles anti-impériales, anti-césaristes et identitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, dans leurs remarques volontairement bêtifiées au sujet de l’évolution récente du terrorisme en hyper-terrorisme (avec la transformation récente du terrorisme « traditionnel » en hyper-terrorismes protéiformes planétaires) - que nous préférons pour notre part appeler plus lumineusement « terrorisme noire » -, ils évitent minutieusement et anti-scientifiquement d’analyser l‘étiologie principale de ce « saut mutationnel énigmatique », qui est la montée en puissance totalitaire des Etats occidentaux actuels en Empires mondialisateurs panoptiquement hyper-violents.&lt;br /&gt;Pour être plus explicite, nous voulons faire intégrer au lecteur que les phénomènes schizoïdes d’hyper-terrorismes contemporains (notamment avec les très récents attentats de masse qui ont fait dramatiquement plusieurs milliers de victimes aux USA) ne sont que la partie contre-réactionnelle identitaire agonistique, débutante et graduelle de la plupart des pays très pauvres de l’Asie et de l’hémisphère sud et de la plupart des petits Etats qui sont tous en grande difficulté global au niveau de leur économie interne face à l’étrillage économico-exterminationnaire, géo-commercial et géo-financier provoqué par les mondialisations néolibérales contemporaines des Empires pervers d’Amérique et de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mondialisation techno-économique imposée perversement par les Occidentaux induit donc très directement la mondialisation terroriste qui est elle-même en train de se transformer sous nos yeux très progressivement en mondialisation hyper-terroriste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, il nous faut donc admettre que les Occidentaux préparent, derrière la mondialisation économique actuelle apparente, une série « noire » et intentionnelle de mondialisations désastreuses et structurellement anti-démocratiques. Ces « hyper-mondialisations noires et secrètes des américains et des Européens vont ainsi provoquer inéluctablement et réactionnellement une hyper-mondialisation terroriste noire et extrêmement violente – car agonistique pour des dizaines de pays très pauvres en phase d’extinction, voire d’extermination géo-économique et géo-financière. Il suffit pour notre lecteur-autruche (désinformé ou tout simplement « collaborateur d’Etat inconscient » du système occidental…) de méditer philanthropiquement (sans parler d’humanisme, car l’espèce humaine a perdu depuis quelques millénaires l’intelligence symbolique et / ou narcissique requise pour cela) sur le fait qu’actuellement 3 milliards d’habitants vivent avec moins de trois dollars par jour et que 1% de la population étatsuniennne detient actuellement 45 % des richesses mondiales en 2006…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas d’affirmer dans cet article de recherche (polémique ?) que la mondialisation n’est qu’une forme novatrice de « fascisme feutré », de « totalitarisme mou » ou encore que les citoyens du monde devraient commencer à organiser une « charte de la contestation mondiale » (c’est cependant hautement conseillé), mais il s’agit de démontrer que l’hyper-terrorisme contemporain est l’antidote schizophrénique, réactionnel et incompressible (Rassurons ici nos nouveaux minitres-Robespierre français et américains qui prônent l’alibi de l’Insécurité Suprême !) aux hyper-létales mondialisations pro-occidentales actuelles qui ne visent sulfureusement qu’à schizophréniser globalement l’ensemble des citoyens des pays hyper-pauvres (souvent musulmans…) et des peuples spécifiquement non occidentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, dans la répétitive et sanglante histoire martiale et sacrificielle des peuples, il faut observer que nous revivons toujours transhistoriquement ces cycles populaires de « réveil identitaire sidérant » qui délient hyper-violemment des masses d’individus dépersonnalisés et des « blocs » de groupes nationaux colonisés de l’hyper-puissance phalloïde et autoliquidante d’Empires éphémères. Ainsi, comme cela s’est déjà produit à la fin de l’antiquité classique avec l’Empire Romain, l’Empire Américain actuel risque différentiellement une faillite économique et boursière inéluctable par sur-militarisation et par sur-armement, une lente putréfaction diplomatique internationale par suractivité guerrière impériale illégale et une lente auto-liquidation démocratique par schizophrénisation pandémique de ses propres citoyens (de plus en plus « obésifiés » et drogués).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-mondialisateurs pré-impériaux de l’Occident contemporain sont donc en train d’essayer à nouveau de « religaturer » subrepticement l’ensemble des citoyens planétaires à l’Empire (le vieux rêve d’implantation planétaire finale, historiquement récurrent, d’un « Non-Self Impérial Inconscient » – sorte de « Self-Reich Intérieur Secret » dans chaque citoyen…) par la prescription furtive et abjecte d’une nouvelle inter-structuration (et d’une nouvelle ossification métastasique…) symbiotique Empire-citoyens ultra-violente et mondialisée qu’ils tentent de légitimer par des guerres préventives (et préemptives…) généralisées, par des génocides tropicaux déguisés, par des famines coloniales continentalisées et par des poly-addictions d’Etat planétarisées et démocidaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE METAŒDIPE BICAMERALOCRATIQUE A VENIR&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métaœdipe bicaméralocratique peut être défini comme un nouveau type de civilisation future de type humaniste - c’est à dire beaucoup plus humanisée par rapport à notre décivilisation technocratique actuelle -, où la subjectivité-mère des citoyens serait consciemment et harmonieusement investie en corrélation avec un investissement « pondéré » de l’Etat-père - ou de l’Empire-père - et de ses avatars techniques, scientifiques, économiques et martiaux sulfureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette bicaméralocratie métaœdipienne correspondrait à un système de pouvoir bicaméral ou dialectique où le « kratos » (pouvoir en grec) serait constitutionnellement et équitablement partagé par les citoyens et par l’Etat dans le cadre à la fois d’un respect avancé de leur subjectivité et d’une pondération minutieuse et chronique des activités institutionnelles « totalitaires » de l’Etat fédéral.&lt;br /&gt;Cette bicaméralocratie future dépasserait donc doublement le piège des anciennes théocraties où tout le pouvoir était concentré exclusivement et géo-cidairement (suicide géopolitique !) sur le quête de la subjectivité-Dieu (ou du Self-dieu) des citoyens et le piège contemporain des technocraties actuelles où tout le pouvoir est actuellement concentré exclusivement, démocidairement (suicide démo-politique !) et sociocidairement sur la pérennisation exclusive des Etats et de leurs moyens hyper-techniques et schizo-scientifiques de légitimation civilisationnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avoir ou la Raison étatique et la subjectivité civique ne seraient donc plus en conflit mais se complèteraient équitablement : les hommes de cette civilisation, en ayant cultivé suffisamment leur quête d'objet d'amour sur eux-mêmes (leurs Selfs) jusqu'à une souveraineté identitaire profonde et fonctionnelle, pourraient devenir des humains sensibles et éclairés - c'est à dire conscients et non manipulables -, des consommateurs pondérés, des électeurs judicieux, des contribuables vigilants, des parents non ligaturants et non fissionnels, des citoyens symbolisants et fraternels et des éco-citoyens respectueux de la nature et des autres espèces animales en régulant chroniquement leur relief pulsionnel autant dans ses parties les plus noires que dans ses parties les plus créatives et les plus élevées...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « méta-citoyens » de ces civilisations saines pourraient s'identiser librement et jouir judicieusement et sans entrave, afin de générer une kyrielle infinie et lumineuse de contre-pouvoirs moléculaires contre les excès molaires, illégitimes et pernicieux des systèmes étatiques et impériaux redondants ; enfin, chaque « méta-citoyen » pourrait créativement s'autoriser de lui-même à s'engager activement dans une responsabilité éthique personnelle et authentique, dans des processus de résistance civile méta-étatique et méta-technocratique et dans des processus d'humanisation avancée pour l'amélioration "collective" de l'humanité (et non pour la progression thanatophorique et schizophrénique de notre inhumanité ou plutôt de notre future ex-humanité technocratique contemporaine, légitimée messianiquement et eschatologiquement par ses nouvelles croisades géo-économiques, technologiques, commerciales, géo-financières et… martiales).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’EFFONDREMENT INELUCTABLE DES DEUX EMPIRES-PERES EURO-AMERICAIN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette hypothèse avant-gardiste et donc tout à fait idéaliste (Saluons empathiquement rassurons ici au passage nos amis des Polices Politiques et du Contre-espionnage des grands Etats technocratiques démocratiquement et constitutionnellement ultra-éclairés !), cette civilisation ne viendrait qu’après l'échec {en cours}de notre civilisation actuelle…&lt;br /&gt;Or, nous savons aujourd'hui scientifiquement que les technocraties occidentales qui sont fondées morbidement sur une position hyper-patriarcale avec l’hypertrophie de leurs appareils idéologiques et répressifs d’Etat et sur une position menticidaire furtive (domestication globale et la dépersonnalisation avancée de leurs masses civiques) vont, à terme, droit à l'échec.&lt;br /&gt;En effet, l'histoire trans-millénaire des peuples et des civilisations nous a appris que les sociétés excessivement matriarcales ou à l'opposé excessivement patriarcales s'éteignaient d'elles-mêmes, respectivement par auto-liquidation (ou entropie) géopolitique (comme dans les pharaonismes égyptiens ou comme chez les Incas, les Mayas, les Nazcas…) et par auto-liquidation symbolico-identitaire ou plus simplement par déshumanisation globale de la société (schizophrénie collective dans le nazisme, dans les fascismes, dans le pétainisme, dans les colonialismes, dans le mac-carthysme ; états-limites collectifs ou structuration « borderline » et « perverses » de masse des citoyens européens et américains contemporains ; prodromes d’une psychose planétaire imminente via l’installation multi-axiale et cumulatives des néo-impérialismes néo-libéraux qui sont cachés par l’écran de la Mondialisation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, dans nos sociétés actuelles où l'œdipe individuel au père reste systématiquement conflictuel et non intégré consciemment, les citoyens demeurent, en miroir, incapables d'accéder à des relations objectales et génitales avancées avec autrui et avec les institutions d’Etat dans l’Œdipe sociétal. Ce refus inconscient de leur père historique entraîne donc une sur-identification inconsciente aux institutions et aux dirigeants de l’Etat-père, favorisant ainsi l'élaboration d'un moi grandiose, factice et déshumanisé où chaque citoyen confond la « très facile » pseudo-maturité matérialiste de façade de son petit moi [ego] technocratique phalloïde et nombriliste avec la « laborieuse » intégration raffinée d’un Self humaniste, conscient et... dynamique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sujet des prodromes de cette entropie symbolico-identitaire déjà imminente qui étrillent caricaturalement l’ensemble de nos « techno-démocraties éclairées », nous pouvons aujourd'hui citer quelques exemples emblématiques avec les catastrophes nucléaires planétaires récentes des Etats-Unis (Three Miles Island) et de l'Union Soviétique (Tchernobyl), avec les nouveaux phénomènes contemporains de bioterrorismes qui annoncent certainement dans un avenir proche de nouvelles formes para-étatiques ou furtivo-impériales de terrorismes bactériologiques, de terrorismes viraux, de terrorismes génétiques et bientôt certainement de terrorismes nucléaires orchestrés souterrainement par les grandes Fédérations-voyoux de l’Hémisphère Nord qui vendent secrètement, depuis plusieurs décennies, des armes nucléaires à de nombreux petits pays très instables du tiers monde, avec le réchauffement de la planète (grâce notamment au funeste « black program » militaire américain de guerre climatique H.A.A.R.P. en Alaska), avec les deux cents millions de morts provoqués par les cent vingt guerres du XXème siècle ou encore avec la monstrueuse dénarcissisation tous azimuts de plus en plus visible des masses civiques mondiales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115410817996214024?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115410817996214024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115410817996214024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/le-concept-freudo-marxiste-censure-de.html' title='le concept freudo-marxiste censure de l&apos;oedipe societal'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115365042048362193</id><published>2006-07-23T03:26:00.000-07:00</published><updated>2006-07-23T03:27:00.723-07:00</updated><title type='text'>Aphorisme</title><content type='html'>” Pour Philippe Garnier : “ Si la psychanalyse, par son questionnement radical du désir et du langage humain peut conduire en un point complexe d’où peut surgir, ce qu’on peut appeler l’invention de sa propre vie, ou une dynamique créative, l’anarchisme peut aussi amener, par exemple, par sa critique extrême de tout pouvoir, en un point limite, où chacun est paradoxalement mis en demeure à inventer son propre chemin. ”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115365042048362193?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115365042048362193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115365042048362193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/aphorisme.html' title='Aphorisme'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115349883873185088</id><published>2006-07-21T09:19:00.000-07:00</published><updated>2006-07-21T09:20:38.890-07:00</updated><title type='text'>Phénoménologie et Psychanalyse</title><content type='html'>La psychanalyse qui est une pratique du rapport sujet-objet dans le transfert, pousse le relativisme à son ultime conséquence de considérer tout énoncé comme relevant d'une énonciation. Freud avait été aussi élève de Brentano (La psychologie d'un point de vue empirique). On peut noter le parallélisme des notions d'intentionalité et de désir, de monde et de fantasme, d'intersubjectivité et de sexualité. Dès lors que le biologisme de Freud est dépassé par Lacan, ces termes deviennent quasiment synonymes. Comme pour la phénoménologie de Husserl, le secret de la psychanalyse est dans la "neutralité" de l'analyste qui permet d'analyser, de déconstruire l'énonciation plutôt que d'y répondre et s'y lancer tête baissée. Cette neutralité s'expose aux mêmes critiques que le savoir transcendantal et la critique idéologique, mais cette limite est affrontée concrètement dans l'analyse du transfert à laquelle la psychanalyse se réduit en fait. La Phénoménologie comme la Psychanalyse s'enferment dans la quête d'un originaire mythique (peuple ou famille) sauf à situer cet originaire dans l'énonciation elle-même et donc, pour la psychanalyse, dans le transfert. Ce pas accompli par Lacan retrouve la dialectique hégélienne de la vérité au savoir (telle qu'elle est exposée dans l'Introduction à la Phénoménologie de l'Esprit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses se présentent donc ainsi : quand ce qui paraissait d'abord comme l'objet décline dans la conscience en un savoir de celui-ci, et quand l'en-soi devient un être-pour-la-conscience de l'en-soi, c'est là alors le nouvel objet, ce par quoi une nouvelle figure de la conscience surgit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que Lacan reprend dans le passage de l'énonciation à l'énoncé (du Pensare au Pensato de Gentile). L'énonciation n'est pas ici l'origine matérielle mais la cause intentionnelle, l'origine n'est toujours que la cause finale. L'intentionalité est devenue désir adressé à l'Autre, qui nous vient de l'Autre à qui s'adresse notre demande d'amour. Mais les psychanalystes ont le plus grand mal à se défaire de l'illusion qu'il s'agit d'une détermination historique acquise dans l'enfance alors qu'il s'agit de ce qui se joue dans le discours actuel qui en reconstruit le roman individuel avec le matériel disponible pour répondre au désir de l'analyste. La preuve en est le rôle de l'homophonie, de la matérialité de la langue qui intervient dans le sens, même si c'est un fait que chacun parle de sa petite enfance lorsqu'il veut parler de lui et se construit une histoire, chaque fois différente. Le regard phénoménologique est nécessaire pour défaire la psychanalyse de sa causalité familiale imaginaire et ramener l'attention sur l'énonciation elle-même, en tant qu'elle est constitutive et d'abord du symptôme. Il ne s'agit pas, dès lors, de reconstituer une vérité complète du sujet, d'identifier une cause objective, mais bien de ramener la plainte au désir qui la constitue et de mettre en jeu cette responsabilité du sujet en refusant son évidence première. C'est ce que Lacan appelait déchariter, au contraire de ceux qui répondent à la "demande jalouse" et lui donnent ainsi raison, renforçant la plainte en retour. Les grandes interrogations sur l'identité introuvable masquent les véritables difficultés qui sont sociales, inter-subjectives, difficulté à se mesurer aux autres. Le sujet est toujours social aussi l'unité du sujet et de l'objet ne se réalise pas dans une hypothétique sagesse, ni guérison ou normalité ni même épanouissement mais comme responsabilité dans l'action politique où nous donnons forme à notre réalité sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait de : &lt;a href="http://perso.orange.fr/marxiens/philo/phenopsy.htm"&gt;http://perso.orange.fr/marxiens/philo/phenopsy.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115349883873185088?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115349883873185088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115349883873185088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/phnomnologie-et-psychanalyse.html' title='Phénoménologie et Psychanalyse'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115349862501702252</id><published>2006-07-21T09:14:00.000-07:00</published><updated>2006-07-21T09:17:07.073-07:00</updated><title type='text'>Althusser</title><content type='html'>Lire Marx en philosophe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entreprend une relecture systématique et minutieuse de Marx, pour en dégager le fond scientifique, contre les interprétations idéologiques des partis politiques et l'écrasement sous l'idéologie d'État du soviétisme triomphant, et il s'agit de défaire là l'idéologisation de Marx par le stalinisme. Mais également une relecture contre les interprétations humanistes et économistes (qui vont de pair), qui édulcorent le sens, la force d'invention, la puissance analytique et le caractère original, subversif et novateur sur un mode sui generis. Dans son premier recueil, Pour Marx, il déclare entreprendre de relire Marx pour le dégager des scories déposées par l'histoire : soit, sur le versant de l'histoire politique, le stalinisme ; et sur le versant de l'histoire des idées (car on ne peut parler véritablement de tradition philosophique à propos des lectures et interprétations de Marx, tout particulièrement en France dont il souligne la misère de la tradition philosophique dans ce domaine), l'évolutionnisme et les diverses formes abâtardies de la philosophie des Lumières. A quoi il faut ajouter aussi, le contexte, ou encore l'état de la philosophie à l'Université, avant qu'elle ne connaisse, dans les marges de cette dernière, une renaissance avec &lt;a title="Jean Hyppolite" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Hyppolite"&gt;Jean Hyppolite&lt;/a&gt;, lecteur et traducteur de &lt;a title="Hegel" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hegel"&gt;Hegel&lt;/a&gt;, &lt;a title="Gaston Bachelard" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Bachelard"&gt;Gaston Bachelard&lt;/a&gt;, &lt;a title="Alexandre Koyré" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Koyr%C3%A9"&gt;Alexandre Koyré&lt;/a&gt; et &lt;a title="Georges Canguilhem" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Canguilhem"&gt;Georges Canguilhem&lt;/a&gt;, fins épistémologues, &lt;a title="Martial Gueroult" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martial_Gueroult"&gt;Martial Gueroult&lt;/a&gt;, lecteur de &lt;a title="Spinoza" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spinoza"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;, &lt;a title="Marcel Conche" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Conche"&gt;Marcel Conche&lt;/a&gt; redécouvreur des matérialistes antiques, de &lt;a title="Montaigne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Montaigne"&gt;Montaigne&lt;/a&gt; et lecteur attentif de &lt;a title="Heidegger" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Heidegger"&gt;Heidegger&lt;/a&gt;, &lt;a title="Maurice Merleau-Ponty" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Merleau-Ponty"&gt;Maurice Merleau-Ponty&lt;/a&gt; importateur de la &lt;a title="Phénoménologie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9nom%C3%A9nologie"&gt;phénoménologie&lt;/a&gt; en France avant &lt;a title="Emmanuel Lévinas" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_L%C3%A9vinas"&gt;Emmanuel Lévinas&lt;/a&gt;. Un certain nationalisme en philosophie règne à l'Université, qui enferme la philosophie dans un provincialisme étroit lui faisant ignorer quasiment la tradition allemande après &lt;a title="Kant" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kant"&gt;Kant&lt;/a&gt;, c'est à dire principalement &lt;a title="Hegel" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hegel"&gt;Hegel&lt;/a&gt; et Marx, se désintéresser de l'épistémologie, mépriser le courant matérialiste en philosophie, ainsi que la psychanalyse, le tout résumé par une critique de l'état de la philosophie sous sa forme universitaire , qui enseigne une docte ignorance.&lt;br /&gt;Althusser va selon ses tenants rendre Marx à nouveau lisible, en le dégageant des sédiments qui le recouvrent, telle la statue de Glaucon, dieu marin dont parle &lt;a title="Jean-Jacques Rousseau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau"&gt;Rousseau&lt;/a&gt; dans le Discours sur l'origine de l'inégalité. Rendre Marx à nouveau lisible c'est découvrir en Marx le philosophe ignoré jusque là. Il s'agit du projet de découvrir sa philosophie à l'oeuvre dans son maître ouvrage &lt;a title="Le Capital" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Capital"&gt;Le Capital&lt;/a&gt;. Egalement Marx en tant que théoricien de l'histoire, et c'est la découverte, inaugurée par Marx, du "continent histoire" , comme pratique nouvelle d'une histoire qui accède à la dimension de science. Et Marx en tant qu'initiateur d'une théorie du Capital et de la critique de l'économie politique, cette dernière qualifiée par Marx de sublimation des intérêts de la bourgeoisie érigée en discipline aux prétentions savantes.&lt;br /&gt;Cette nouvelle lisibilité initiant un intérêt inédit pour Marx théoricien majeur, par delà les avatars de l'utilisation politique qui l'avait complètement éffacé jusqu'à le faire quasiment disparaître, sera le fait d'une injection de tout ce que la pensée comtemporaine compte de plus fort et créateur dans les domaines de l'épistémologie, de la linguistique, et de la psychanalyse, dont il importe certains concepts en leur donnant un nouveau sens et une nouvelle fonction. Du côté de la tradition ce seront essentiellement, &lt;a title="Hegel" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hegel"&gt;Hegel&lt;/a&gt;, &lt;a title="Spinoza" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spinoza"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;, &lt;a title="Hobbes" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hobbes"&gt;Hobbes&lt;/a&gt;, &lt;a title="Machiavel" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machiavel"&gt;Machiavel&lt;/a&gt; et toute la philosophie politique relus et combinés, pour ne pas dire insérés au coeur des analyses de Marx. Ce sera le courant dit structuraliste, anti-humaniste et critique de l'historicisme (sous l'effet des lectures de &lt;a title="Heidegger" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Heidegger"&gt;Heidegger&lt;/a&gt;) qui, de manière concomittente avec &lt;a title="Lévi-Strauss" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9vi-Strauss"&gt;Lévi-Strauss&lt;/a&gt;, &lt;a title="Lacan" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lacan"&gt;Lacan&lt;/a&gt;, et bientôt &lt;a title="Foucault" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Foucault"&gt;Foucault&lt;/a&gt;, feront appraître dans leurs champs respectifs d'investigation, la réalité comme effet de structures.&lt;br /&gt;Cette réinvention de Marx aura pour effet une renaissance véritable de la pensée marxiste tout à la fois contre le marxisme et contre la platitude idéaliste régnant à l'Université. L'entreprise rencontra un public comme en attente de ce nouveau souflle, à nouveau l'esprit habitait la philosophie, et pour la première fois sans doute, celle de Marx.&lt;br /&gt;La vision d'Althusser a été très critiquée notamment par des &lt;a title="Marxologue" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marxologue"&gt;marxologues&lt;/a&gt;, mais aussi beaucoup plus largement : l'accusation de déformation de la pensée de Marx est même présente dans un film de &lt;a title="Jean-Luc Godard" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Godard"&gt;Jean-Luc Godard&lt;/a&gt;, Vent d'Est, où la préface d'Althusser au Capital est raillée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115349862501702252?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115349862501702252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115349862501702252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/althusser.html' title='Althusser'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115289789018915217</id><published>2006-07-14T10:21:00.000-07:00</published><updated>2006-07-14T10:24:51.240-07:00</updated><title type='text'>« Psychanalyse et anarchie » par Roger Dadoun, Jacques Lesage de La Haye et Philippe Garnier</title><content type='html'>« Psychanalyse et anarchie » par Roger Dadoun, Jacques Lesage de La Haye et Philippe Garnier éditions ACL, 30 FF par Batko&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://monde-libertaire.info/rubrique.php3?id_rubrique=1109"&gt;ML n° 1013 (19-25 oct. 1995)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux premiers « abords », il pourrait paraître quelque peu paradoxal de vouloir rapprocher la psychanalyse de l’anarchisme, ou l’anarchisme de la psychanalyse. Pour certains, même le titre de la brochure parue à l’Atelier de création libertaire (ACL) sonne comme une véritable provocation. Cependant, ce sentiment ne peut qu’émaner d’une certaine méconnaissance du sujet, méconnaissance que cette brochure comblera sûrement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on s’arrête à la psychanalyse comme étant une « science bourgeoise », réservée aux « nantis » et aux « intellos », et/ou comme une technique normative, réadaptive, inscrite dans des rapports sociaux déterminés, il est vrai qu’une telle entreprise de réhabilitation [&lt;a class="spip_note" title="[1] C'est, je crois, le mot juste. Il suffit de considérer les (...)" href="http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029#nb1" name="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;] est alors vouée à l’échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais « la psychanalyse, qu’elle soit freudienne, lacanienne ou reichienne, dépasse de beaucoup les techniques auxquelles on la réduit parfois. » C’est alors qu’apparaissent les « points de nouages et de débat » entre les deux démarches. De fait, les régimes totalitaires ont souvent assimilé la psychanalyse à l’anarchie. Mais c’est surtout parce qu’elle représente une grille explicative, une façon de lire le monde, originale dans laquelle existent véritablement des « passerelles » avec cette autre grille qu’est l’anarchisme que cette approche prend tout son sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont ces « passerelles » que nous présentent, tout au long de cette brochure, les auteurs Roger Dadoun, Jacques Lesage de La Haye et Philippe Garnier. Une relation existe du fait même que la psychanalyse s’est placée sous le signe de la révolution - révolution qui remet en cause la domination du Moi à l’intérieur du psychisme (annihilant de fait la notion judéo-chrétienne de libre-arbitre) - et du fait de l’existence d’une pulsion d’emprise appelée aussi pulsion de pouvoir (Roger Dadoun) ! Cela ne peut que nous interpeller quelque part...&lt;br /&gt;D’autant plus que le milieu libertaire (lui-même oserai-je dire ?) n’est pas exempt d’exemples du type « guerre des chefs ». Ce qui fait dire très justement à Jacques Lesage de La Haye qu’on ne peut pas être profondément anarchiste « si on n’a pas fait la révolution jusqu’au plus profond de ses profondeurs ». Roger Dadoun, pour ainsi dire, enfonce le clou puisqu’il écrit que la psychanalyse pourrait fonctionner comme « anarchie critique », c’est-à-dire comme « un moyen efficace d’empêcher la clôture de la pensée anarchiste ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en cela, s’accordent les auteurs, que la convergence entre la psychanalyse et l’anarchisme se situe de manière la plus enrichissante : « Si la psychanalyse, par son questionnement radical du désir et du langage humain peut conduire en un point complexe d’où peut surgir ce qu’on peut appeler l’invention de sa propre vie, ou une dynamique créative, l’anarchisme peut aussi amener, par exemple, par sa critique extrême de tout pouvoir, en un point limite où chacun est paradoxalement mis en demeure d’inventer son propre chemin » (Philippe Garnier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impossible, dans le cadre étroit de cet article de présenter l’étendue des richesses que recèle cette brochure ; riche, je le répète, autant en apport d’informations qu’en ouvertures vers des questionnements, des débats nouveaux (sur la prise conscience de la psychanalyse de la dimension sociale, sur la pulsion d’emprise, sur la transmission, le langage, l’institution, la création, etc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une surprise néanmoins - in cauda venenum - peut apparaître lorsqu’on achève la lecture de cette brochure : l’absence de référence au psychanalyste Erich Fromm (que Gaston Leval tenait en haute estime, paraît-il). Bien que critiquable, Fromm a merveilleusement décrit le phénomène de soumission-domination qui ne peut qu’intéresser les libertaires [&lt;a class="spip_note" title="[2] Voir IRL n° 68-69, été 1986." href="http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029#nb2" name="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt;Par cette brochure, l’ACL continue son « œuvre de salubrité publique » en impulsant de nouveaux débats, dont l’anarchisme ne peut en sortir qu’enrichi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Batko&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" href="http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029#nh1" name="nb1"&gt;1&lt;/a&gt;] C’est, je crois, le mot juste. Il suffit de considérer les querelles qui émanaient des révolutionnaires comme des thérapeutes dans les années 70. Cf. l’article de Jacques Lesage de La Haye.&lt;br /&gt;[&lt;a class="spip_note" href="http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029#nh2" name="nb2"&gt;2&lt;/a&gt;] Voir IRL n° 68-69, été 1986.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029"&gt;http://monde-libertaire.info/article.php3?id_article=1029&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115289789018915217?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115289789018915217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115289789018915217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/psychanalyse-et-anarchie-par-roger.html' title='« Psychanalyse et anarchie » par Roger Dadoun, Jacques Lesage de La Haye et Philippe Garnier'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115271332851702071</id><published>2006-07-12T07:06:00.000-07:00</published><updated>2006-07-12T07:08:48.543-07:00</updated><title type='text'>L’Etat Addictogénique et toxicogénique</title><content type='html'>L’Etat Addictogénique et toxicogénique&lt;br /&gt;L’usinage des Faux Selfs Virtuels et Chimiques dans les masses civiques&lt;br /&gt;Christian Nots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour affiner un peu plus notre méta-analyse freudo-marxiste, nous allons aborder maintenant, sous l’angle incisif d’une perspective résolument sociologique et politique, les problématiques des nouvelles drogues et des nouvelles formes d’addictions qui sont en train d’usiner en profondeur les représentations culturelles et idéologiques du peuple et le relief psychique des citoyens dans de nouveaux processus inédits et méta-autoritaires de « désubjectivation » étatisée des masses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans aucune réflexion scientifique, politique et démocratique et depuis seulement quelques dizaines d’années, les grands Etats néo-libéraux et méta-parlementaires occidentaux ont commencé à usiner industriellement et à diffuser pan-sociétalement de nouvelles technologies de dépersonnalisation et d’inhibition identitaire qui visent secrètement à redessiner le relief psychique et pulsionnel des citoyens dans le but ultime de les domestiquer définitivement. Cette ingérence étatique à l’intérieur du Self de chaque citoyen est une véritable guerre cognitive et pulsionnelle mondiale qui fait rage secrètement et indolorement dans la plupart des grandes « démocraties » parlementaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles technologies étatiques et péri-étatiques de virtualisation identitaire des citoyens permettent de dépasser l’ancienne notion de drogue actuellement trop criminalisée, culturellement trop médiatisée et surtout de moins en moins suffisante pour pacifier une partie toujours très importante de la population encore trop lucide, trop cultivée et trop subversive.&lt;br /&gt;L’échec de l’institutionnalisation avancée (voire même l’échec des tentatives étatiques de dilution terminale) des praxis contestataires gauchistes planétaires (nationalisme noir, militantisme noir, pan-africanisme noir, socialismes, communismes, maoïsmes, écologismes, retour du freudo-marxisme, etc.) à partir des années 60, l’effondrement des utopies autoritaires policiéro-gouvernementales et militaro-gouvernementales des technocraties occidentales jusqu’à la fin des années 70, le non-aboutissement des programmes étatiques de psychotropisation des populations urbaines, l’inefficacité avérée des programmes étatiques pervers de pseudo-assistanats culturels, sociaux, financiers, pédagogiques, disciplinaires et sécuritaires des banlieues « ghettoïsées » de la plupart des gigantesques métropoles urbaines occidentales et l’échec partiel des programmes impériaux de restriction viro-démographique des populations du tiers-monde qui refusent l’occidentalisation et qui restent viscéralement rebelles aux processus impériaux de mondialisation (qui contenaient notamment des batteries d’armes pseudo-vaccinales à méta-virus neurotoxiques et hémato-toxiques furtifs, sous la bannière de grandes institutions internationales « pro-consulaires », « éclairées » et toujours plus « humanistes ») ont engendré de très nouveaux et très novateurs phénomènes étatiques de contre-révolution « mondialisée » beaucoup plus raffinés à partir des années 90 (intrusion massive dans la sphère privée du citoyen du minitel puis du Net au parfum résolument militaire, triangulation systématisée et banalisation des modes de surveillance numériques, informatiques et électroniques des citoyens, dévoiement majeur des services secrets occidentaux réorientés vers la surveillance et l’espionnage de ses propres citoyens, début de la mise en batterie - à l’échelon interne des technocraties mais aussi à l’échelon international - des techniques martiales de guerre cognitive, des techniques anti-civiques de manipulations identitaires, culturelles et médiatiques de masse et des techniques de guerre de l’information, de plus en plus caricaturales, notamment pendant le premier conflit du Golfe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous assistons ainsi actuellement à un phénomène tout nouveau et très puissant de « sur-psychologisation » des liens incestueux qui régissent le politico-gouvernemental et le civique jusqu’au point de rupture inattendu où la démocratisation technocratique est en train de régresser massivement, en figeant depuis peu, d’une manière gravissime, l’intégration cognitive des citoyens. Aujourd’hui, il devient donc urgent de penser la subjectivité des citoyens mais aussi des peuples, non plus avec les outils dépassés de la philosophie politique, de la morale républicaine ou des « classiques » colonialismes guerriers et patriotiques, mais avec les nouveaux outils des sciences cognitives (via le thème d’une cognition civique saine…), des sciences psychanalytiques (via les thèmes sulfureux encore « impensés » du psychotope - sans le « r » ! - symbolique et de la cartographie pulsionnelle de chaque citoyen, culturellement et scientifiquement encore tenu secret ou via les « fameux » mécanismes de la symbolisation, de coping et de résilience largement et volontairement occultés par les études scientifiques contemporaines…) ou encore des bienheureuses sciences psychiatriques (via les thèmes « nationaux » et « patriotiques » de la normalité béhavioriste sociétale, via « l’orthodoxe » psychotropisation - avec le « r » ! - collective des masses populaires narcissiquemnt encore trop fonctionnelles, via l’étiquettage psychiatrico-diagnostique des lumineux DSM IV et autres CIM 10 des indigents moïques ou égoïques « sociétalement anormaux » et des indigents soïques « trop symbolisants » ou via les sur-contrôles bureaucratiques vexatoires et avilissants de certains patients « sanitairement incorrects », des pauvres, des chômeurs, des invalides, des sans-papiers, des sans-diplômes, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, ces méta-drogues de la modernité républicaine symbolisent les nouvelles normes sulfureuses d’Etat prescrites et autorisées (la norme narcissique d’Etat, la norme neuro- addictive d’Etat, la norme « pharmaco-hétéronomique » d’Etat, la norme alcoolique d’Etat, la norme « psychotropique » d’Etat, la norme cognitive d’Etat, la norme d’Etat de l’intelligence, la norme militante d’Etat, la norme institutionnelle d’Etat, la norme contestataire d’Etat, la norme culturelle d’Etat, la norme sacrificielle d’Etat, la norme victimaire d’Etat, la norme « torturale » d’Etat, la norme héroïque d’Etat, la norme guerrière d’Etat, la norme humanitaire d’Etat, la norme corporelle d’Etat, la norme symbolique d’Etat, la norme informationnelle d’Etat, la norme nucléaire d’Etat, la norme coloniale d’Etat, la norme « génocidaire » d’Etat, la norme « ethnocidaire » d’Etat, la norme suicidaire d’Etat, la norme de l’espace privé civique d’Etat, la norme pénale d’Etat, la norme rituelle d’Etat, la norme initiatique d’Etat, la norme festive d’Etat pour nos amis « raveurs » insuffisamment formatés sur le plan de la soumission républicaine et aujourd’hui la toute nouvelle norme étatique « éclairée » du merveilleux principe de précaution d’Etat…) dans lesquelles les citoyens peuvent disposer, à loisir et sans limitation, de pseudo-sois factices, de pseudo-selfs factices et d’une pseudo-conscience symbolique chaotique et pulsionnellement sur-active, qui permettent de lubrifier constamment un « bon » apragmatisme populaire pro-étatique, une « bonne » apathie des liens sociaux et une judicieuse soumission civique bien ancrée, intégrale et... anale (au sens psychanalytique, bien sûr !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ordre asymbolique civique généralisé ou plutôt le chaos symbolique des citoyens, prescrit par les Etats pour pérenniser exponentiellement leur sur-puissance contemporaine énigmatique, est donc le lubrifiant principal des mécanismes civiques inconscients les plus sulfureux qui garantit une opinion publique facilement orientable, une suggestivité pré- et inter-électorale facilement dirigeable, une intensité « consommatoire » et « fiscale » constante, une immuabilité professionnelle généralisée, une  « chaotisation »  conjugale et filiale rassurante, une intentionnalité guerrière, criminelle et coloniale toujours opérationnelle…&lt;br /&gt;Ce chaos symbolique des citoyens lubrifie aussi d’autres mécanismes civiques inconscients beaucoup plus pervers, en neutralisant notamment les pulsions révolutionnaires (non violentes bien sûr !), les pulsions militantes, les pulsions syndicales et les pulsions contre-étatiques des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le citoyen qui n’adhère pas à ces normes cognitives, symboliques et neurochimiques d’Etat, prend le risque de perdre ses reconnaissances sociétales et institutionnelles d’Etat (reconnaissance « normopathique » par la bienveillante « assurance-maladie », par les bienveillantes institutions d’Etat d’aide sociale, par les bienveillantes institutions d’Etat de formation, par les bienveillantes institutions policières d’Etat de la « bonne citoyenneté »…) en se laissant identifier comme déformaté ou insuffisamment normalisé (cas des professions non-encadrées par l’Etat, cas des pratiques culturelles et informationnelles non-contrôlées par l’Etat, cas des couples non-mariés par l’Etat, cas des systèmes religieux non-reconnus par l’Etat, cas des formes de commerce non-acceptés par l’Etat, cas des systèmes de contre-pouvoirs novateurs non-reconnus par l’Etat…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en toute transparence et en toute légalité, les Etats et de nombreuses institutions incestueuses péri- ou para-étatiques ont depuis peu « sur-drogué » et « sur-usiné » littéralement l’appareil psychique des citoyens sans aucun contrôle démocratique et surtout, sans aucune limite éthique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dispositifs étatiques d’inhibition et de prothétisation de la subjectivité via les altérations de la parole, du lien social, de la communication symbolique, de la neurophysiologie, de la culture (…) correspondent, dans nos sociétés, aux prothèses ou plutôt aux onanismes identitaires numériques, aux onanismes identitaires télévisuels, aux onanismes identitaires « ludo-numériques » (dont nos enfants sont très friands !), aux onanismes identitaires patriotiques et guerriers (banalisés tout au long du XXème siècle et sûrement tout au long du XXIème siècle), aux onanismes identitaires herméneutiques (les religions d’Etat ou encore le courant psychanalytique d’Etat tel que le lacanisme dans sa forme universitaire contemporaine, heureusement restrictivement franco-française…), aux onanismes identitaires psychotropiques, alcooliques, néo-addictifs (les sports par procuration…), etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces prothèses qui usinent « manipulatoirement » et à notre insu notre sensibilité et notre relief identitaire, sont en train de transformer les technocraties en « aliénocraties » cognitives où les citoyens auront de moins en moins la possibilité d’ordonner et d’actualiser leurs reliefs symboliques et pulsionnels. Ainsi, le fin du fin du contrôle totalitaire par le politique de la sphère intime des citoyens correspond à ce nouveau contrôle invisible de leur vie symbolique, dans une sorte de viol cognitif indolore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour parodier créativement Hannah Arendt, on peut poser cette nouvelle définition de l’hyper-politisme ou plutôt de l’hyper-étatisme contemporain : « La raison d’être de l’hyper-étatisme est l’asservissement cognitif définitif des citoyens et son champ d’expérience est la déshumanisation avancée de la société ». Après cela, on peut se demander où et quand va s’installer définitivement le citoyen-psychotique républicain méta-patriotique, néo-fédéraliste et hyper-guerrier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nouvelle forme de guerre à l’intérieur du soi ou du self des citoyens est donc une véritable guerre cognitive intentionnelle de nature neurochimique, synaptique et pulsionnelle qui, au-delà du bouclage quasi-terminé de sa forme occidentalisée, est en train de prendre une forme mondialisée. Ainsi, nous savions que, depuis quelques millénaires et jusqu’à nos jours, l’histoire de l’(in)humanité s’est systématiquement confondue avec l’histoire de la guerre ; mais avec ce nouveau type de guerre, nous assistons là, réellement, au début de la fin de la civilisation car l’identité symbolique du peuple avec ses humeurs et ses affects commence, pour la première fois, dans l’histoire de l’humanité à être usinée massivement et mondialement par le nouvel Empire hyper-politique et méta-gouvernemental américano-européen (via la mondialisation fédérale, financière, touristique, pharmaceutique, monétaire, policière, schizo-cognitive…).&lt;br /&gt;Le cycle de l’histoire est donc bien en train de passer d’une suite ininterrompue de guerres, à un arrêt brutal de la subjectivité consciente des peuples par implosion cognitive progressive, mondialisée et furtive de l’ensemble des citoyens en ce début de XXIème siècle.&lt;br /&gt;Cette crise civique de l’identité symbolique est historiquement complètement monstrueuse, bien au-delà des abjections « banales » de l’histoire de l’hominisation, avec le développement dans de nombreux pays de cette nouvelle forme de société où les citoyens sont activement dépersonnalisés, décérébrés et politiquement déresponsabilisés afin de les rendre pro-étatiquement et pro-impérialement complètement opérationnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conséquence, les concepts traditionnels de l’ancien paysage démocratique républicain (la citoyenneté, l’ordre public, la santé publique, les libertés individuelles, la puissance de l’Etat, le système électoral de la République, la Constitution…) sont en train de devenir (et le sont déjà pour de nombreux pays technocratiques) complètement obsolètes, voire ineptes.&lt;br /&gt;Finalement, ces nouvelles hétéronomies assistées des citoyens, en virtualisant « indolorement » leur conscience de soi, en allégeant artificiellement le poids de leurs responsabilités sociétales et en les verrouillant furtivement dans une apathie républicaine et dans un apragmatisme démocratique extrême, permettent de pré-identifier de nouvelles formes de sociétés totalement « stables », non plus pilotées par des « nucléocrates » et par des « énarques », mais pilotées par des « neurocrates » et par des « schizocrates ». Elles vont devenir certainement à terme, à la fois le terminus politique de l’histoire et en même temps l’apogée post-étatique et néo-impériale de la dé-civilisation technocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut même envisager aujourd’hui pro-activement, pour les chercheurs non-étatisés des sciences humaines, par anticipation créatrice, de nouvelles topologies de recherche dans la philosophie politique, dans les sciences sociales, dans les sciences politiques mais aussi bien sûr, dans les sciences militaires (devenues « extrêmement » importantes au XXème siècle…) qui auraient pour lieu et pour objet les origines et la fin de la conscience symbolique des citoyens et des peuples…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats modernes, en limitant savamment et furtivement la conscientisation et l’actualisation du soi de chaque citoyen, ont ainsi inventé une nouvelle forme de neutralisation invisible et très performante des contre-pouvoirs civiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont bien compris que, moins les citoyens sont propriétaires de leur identité symbolique, de leur corps, de leur cognition et de leur socialité, plus le pouvoir politique est puissant par coercition charismatique et par confusion symbolico-identitaire sur le peuple.&lt;br /&gt;L’ « Etat-pseudo-providence » des années 80 avec ses protections sociales, avec ses leurres « assistanciels », avec ses menottes « assurancielles » et avec ses « psychotropisations » socio-anesthésiantes de masse s’est transformé en « Etat-ingérence », scellé sur de nouveaux centres de gravité néo-totalitaires, panoptiques, furtifs et incestueux, épaulé par une panoplie d’institutions hyper-sécuritaires et pérennisé par des praxis « schizocratiques » de plus en plus socio-dépersonnalisantes et démocidaires.&lt;br /&gt;La plupart des démocraties actuelles, la plupart des républiques constitutionnelles et la plupart des technocraties sur-militarisées contemporaines, en structurant et en stimulant ouvertement ces processus de « désubjectivation » civique de masse, peuvent donc être qualifiées aujourd’hui d’hyper-étatiques et d’hyper-politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En œuvrant pour de telles politiques de « désubjectivation » des citoyens, ces Etats ont inventé une nouvelle praxis totalitaire résolument efficace et particulièrement furtive grâce à ces nouvelles formes de sujétion civile extrêmement novatrices, secrètement despotiques et totalement invisibles ! Aux anciennes sujétions historiques impériales puis étatiques qui étaient essentiellement extérieures (qui bien sûr sont toujours opérationnelles), s’ajoute ce nouveau train de sujétions méta-impériales où le citoyen est aliéné à l’intérieur de ses représentations mentales corporelles, cognitives et socio-écologiques les plus importantes et les plus archaïques.&lt;br /&gt;Ces nouvelles formes étatiques et péri-étatiques de sujétion cognitive collective par virtualisation identitaire, par « psychotropisations » multiples et par technologisations psychiques, permettent de transcender définitivement l’indépassable problématique scientifique de « la butée chimique et moléculaire » des neurotransmetteurs qui empêchait de « reformater » définitivement, dans une sorte de « Solution Finale Cognitive », les représentations mentales des citoyens. En usinant directement et industriellement les représentations mentales des citoyens, elles permettent donc aux Etats technocratiques, grâce à l’appui incestueux des scientifiques, d’accéder à un nouveau type de drogues quasi-parfaites et non identifiables comme telles, qui ont les avantages pro-impériaux de contourner la barrière des neurotransmetteurs, d’être totalement furtives, d’être sans effets secondaires identifiables et de cibler directement, indolorement, furtivement et polytopiquement l’identité profonde des citoyens sur un large spectre étatique, modulable à volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces méta-drogues provoquent ainsi de nouvelles formes « terminales », jusqu’alors inconnues, d’accoutumance invisible et d’assuétude silencieuse par « schizophrénisation » de la personnalité des citoyens en les incitant à s’auto-assujettir en boucle dans de merveilleuses conduites d’addictions numériques, électroniques, médiatiques, pseudo-sportives, pornographiques, pseudo-ludiques et chimiques, sans réelle conscience de leur intentionnalité auto-destructrice ou souvent avec une pseudo-conscience de leur pseudo-intentionnalité évolutive…&lt;br /&gt;Doucement, nous assistons tous, béats et obséquieux, aux abolitions subreptices de notre vie privée, de nos libertés civiques et de notre virginité cognitive. Nous apprécions même, de plus en plus, notre nouvelle renaissance impériale de citoyens-psychotiques républicains en citoyens-schizophrènes, sur-usinés « psychotropiquement », médiatiquement et pédagogiquement. Nous devenons ainsi très fiers de collaborer électoralement, fiscalement et martialement à ces nouveaux méga-Etats fédéraux.$&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là aussi, les scénarios les plus angoissants et les plus tragiques de nos films de science fiction (Blade Runner, Gladiator, Matrix…) sont nettement dépassés dans les réalités hallucinantes de nos sociétés contemporaines.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115271332851702071?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115271332851702071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115271332851702071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/letat-addictognique-et-toxicognique.html' title='L’Etat Addictogénique et toxicogénique'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115237885938801277</id><published>2006-07-08T10:09:00.000-07:00</published><updated>2006-07-08T10:14:19.433-07:00</updated><title type='text'>Subjectivité psychanalytique (Christian Nots)</title><content type='html'>Subjectivité d’Etat et Subjectivité psychanalytique subversive&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Nots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'occasion du procès de Théodore Reik, docteur en psychologie et membre de la Société Psychanalytique de Vienne, pour exercice illégal de la médecine, S. Freud va plaider, au travers de son livre « La question de l'analyse profane », pour la cause d'une psychanalyse singulière et indépendante : indépendance vis-à-vis de la médecine qui cherche à l'annexer comme ce fut le cas pour l'hypnose, mais aussi indépendance vis-à-vis de la religion, des sciences occultes, de la sorcellerie, des pouvoirs publics, de l'Etat... Aujourd'hui, cette question de l'analyse profane ou laïque (Der laienanalyse) est plus que jamais d'actualité et mérite un travail de réflexion analytique, afin d'affiner et de prolonger ce démarquage entre ses singularités subversives et ce (ça) qu'elle n'est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SUBVERSION DE LA PSYCHANALYSE FACE AU POUVOIR RELIGIEUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prêtre est un homme sacré qui utilise un cadre liturgique (système de rites) rigidifié et déconscientisé et un cadre subjectif opaque (sa foi), peu conscientisé et donc peu sémantisé ; dans ce sens, la religion actuelle est une religion de Dieu et non une religion de l'homme.&lt;br /&gt;A l'opposé, si l'on se risque à une comparaison difficile avec l'analyste, celui-ci utilise doublement un cadre appelé aussi setting ou baquet analytique - avec des invariants de temps, de rythme, d'assertivité symbolique, de transfert, de contre-transfert (...) qui sont consciemment gradués par l'analyste en fonction du travail de déconstruction et de reconstruction intra-subjective de chaque analysant - et un cadre intra-psychique et poly-topique, constitué par son relief identitaire symbolique qu'il a suffisamment conscientisé, apuré et ordonné - notamment dans le cadre d’une psychanalyse didactique millimétrique et approfondie -, qui lui permettent de sentir et de contre-transférer des interprétations vers l'analysant : clairement, on peut dire que le travail de l'analyste est axé sur la re-subjectivation de l'analysant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un travail beaucoup plus confus et désordonné, le prêtre, pour terminer cette comparaison originale, est axé certes sur une certaine subjectivité mais il s'agira là d'une subjectivité divine plus opaque et beaucoup moins fonctionnelle qui s'inscrit plus dans une illusion désubjectivante que dans un travail identitaire de déconstruction et de reconstruction réel et précis : le psychanalyste n'est donc pas, et ne doit pas être, un homme sacré.&lt;br /&gt;SUBVERSION DE LA PSYCHANALYSE FACE AU POUVOIR INTELLECTUEL&lt;br /&gt;Effectivement, l'analyste est souvent un érudit qui doit étudier de nombreuses disciplines où peut se nicher de l'inconscient car l'inconscient à décrypter n'est pas que corporel, il est aussi cognitif et socio-écologique. Pour le dénicher, l'analyste doit fureter panoptiquement et garder un œil critique et lucide sur les sciences cognitives, la sociologie, les sciences religieuses, les sciences politiques, les sciences historiques ou les sciences juridiques. Cependant, ses connaissances intérieures, issues d'un travail avancé sur son inconscient et sur lui-même, fonderont toujours prioritairement son identité et sa fonction d'analyste, bien plus que ses connaissances intellectuelles. D'ailleurs dans sa pratique, si sa raison et son intellect envahissent le processus analytique, la cure deviendra iatrogénique et renforcera dangereusement les résistances de l'analysant... et de l'analyste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, on pourrait parler ainsi de la subversion de la secondarité du savoir analytique.&lt;br /&gt;SUBVERSION DE LA PSYCHANALYSE FACE AU POUVOIR MEDICAL&lt;br /&gt;Je pense, qu'après avoir développé les deux premiers dangers qui guettent l'analyse pour l'étouffer ou pour la stériliser, le risque de dilution par l'institution médicale intervient hiérarchiquement ensuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai plusieurs médecins en analyse, et je peux affirmer sans crainte et sans compter qu’ils sont des individus brillants rationnellement mais peu intelligents subjectivement par le fait qu'ils symbolisent généralement peu et difficilement. Il est intéressant d'observer que les études et la formation médicale sont essentiellement fondées sur un savoir intellectuel et technique où l'inconscient, l'identité et la subjectivité n'ont strictement aucune place.&lt;br /&gt;Ainsi, pour accéder à la fonction du psychiatre et au CES de psychiatrie, les médecins doivent compléter leur formation par trois années de stage dans une institution psychiatrique suivies de cours universitaires, essentiellement orientés sur la psychopathologie et la pharmacologie psychiatrique, puis finalisées par la présentation d'un mémoire.&lt;br /&gt;Toujours au sujet de la psychiatrie, il est important que la psychanalyse s'en démarque aussi pour plusieurs autres raisons majeures : tout d'abord, le diagnostic psychiatrique a une critérisation essentiellement de tradition béhaviouriste en s'appuyant sur une sémiologie préférentiellement comportementale (D.S.M. IV et C.I.M. 10) ; a contrario, l'évaluation psychanalytique du patient est une évaluation qui se réfère globalement autant à une sémiologie représentationnelle interne qu'à une sémiologie comportementale. La psychiatrie n'utilise quasiment pas cette sémiologie de l'identité intra-psychique où sont évaluées simultanément la conscience et la qualité des représentations corporelles (qualité émotionnelle par exemple), des représentations cognitives (qualité communicationnelle, capacité de symbolisation...) et des représentations socio-écologiques (conscience et richesse relationnelle par exemple...) ; contrairement à la médecine psychiatrique qui travaille surtout dans le moi, l'analyste travaille donc à équidistance de la surface du moi et de la profondeur du ça.&lt;br /&gt;Une autre différence notoire se trouve dans l'action dynamique de l'acte analytique qui s'oppose structurellement à l'action passive de l'acte psychiatrique : le médecin psychiatre va chercher principalement à stabiliser le malade par l'action de molécules chimiques, qui agissent seulement sur certains neurotransmetteurs. Ainsi, les psychotropes, avalisés par la « méthode expérimentale technocratique », elle-même associée à la rentabilité financière de l’industrie psychiatrico-pharmaceutique et à « l’efficacité » iatrogénique de la psychiatrie biologique, semblent apparaître comme une catastrophe démocratique et sanitaire. Dailleurs, les pychotropes sont peut-être « tellement efficaces » parce que la psychiatrie biologique et l’industrie pharmaceutique, qui cherchent toujours laborieusement et obsessionnellement des « signatures biologiques » (mais non-identitaires… bien sûr !) aux maladies mentales, ont réussi à convaincre tout le monde qu’ils le sont… Accessoirement, le psychiatre fait aussi un diagnostic. A contrario, le psychanalyste va chercher à mobiliser l'identité et la symbolisation de l'analysant, mais sans tomber non plus dans l'orgueil thérapeutique du discours médical.&lt;br /&gt;Avant de finaliser ma démonstration, je veux revenir sur un truisme, ou plutôt sur une tautologie qui a cours sur le concept de guérison en médecine et implicitement en psychiatrie, où le concept de guérison psychiatrique (…) est amalgamé confusément et injustement à une sorte de « guérison psychanalytique » ! (heureusement interprété par les analystes freudiens comme fantasme de guérison) ; en effet, le concept de guérison en médecine psychiatrique est un concept extrêmement normopathique, voire salonnard, imprégné des normes béhaviouristes d’une bonne adaptation socio-technocratique, des « normes étatico-addictives d’une bonne soumission psychotropique moléculairement correcte » et des « normes civiques d'une bonne cohérence sociétale républicainement correcte » ; là aussi, la psychanalyse est « intégralement » différente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, la psychanalyse a forgé un concept beaucoup plus élaboré sur le processus dynamique et circulaire de santé (dépassant ainsi la pseudo-notion statique et virtuelle de guérison en psychiatrie) avec la notion heuristique de génitalité qui définit une orientation dynamique et intentionnelle de la personnalité vers un fonctionnement identitaire souverain (dans le moi mais aussi et surtout dans le… soi !), conscient et régulièrement actualisé sans se référencer excessivement à une « bonne » socialisation technocratique et... étatogénique.&lt;br /&gt;SUBVERSION DE LA PSYCHANALYSE FACE AU POUVOIR ETATIQUE&lt;br /&gt;Au-delà de ces hiatus indépassables entre médecine technocratique/médecine psychiatrique et psychanalyse, sourdent les problématiques circulaires encore mal analysées des institutions et de l'Etat, car si la psychanalyse se soumet à l'institution, j'entends par là l'institution d'Etat, elle va immanquablement devoir se stériliser en obéissant à un ordre étatique (d'où émanent les pulsions politiques, les pulsions de pouvoir et les pulsions étatiques si peu compatibles avec la conscientisation du ça ou du soi du citoyen), à un ordre institutionnel (la « sécurité sociale » !), à un ordre universitaire (avec le risque que l'analyse devienne uniquement un savoir étatique exclusivement rationnel ou intellectuel et donc bêtifié et fragmenté...), à un ordre pédagogique (qui pourrait altérer la singularité de la transmission psychanalytique fondée essentiellement sur l'analyse personnelle et sur l'intégration avancée de l'inconscient de l'élève-analyste), à un ordre sanitaire (la « santé mentale » par la « linéarisation » des neuro-transmetteurs…), à un ordre épistémologique (qui orienterait les recherches psychanalytiques sur des thèmes « scientifiquement intéressants » et « étatiquement autorisés »), à un ordre moral (la moralité de nos sociétés guerrières contemporaines...) ou à un ordre religieux (les « diableries » de l’Etat chrétien contemporain !….).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous ces cas, les risques qui pourraient invalider la psychanalyse seraient de dissocier du questionnement psychanalytique incessant, certaines parties de l'inconscient devant rester politiquement impensées : je pense là à l'inconscient institutionnel, à l'inconscient militaire (avatars circulaires du colonialisme, nouvelles formes furtives de terrorisme d'Etat, méta-colonialismes contemporains, etc.), à l'inconscient pédagogique, à l’inconsient cognitif, à l'inconscient scientifique, à l'inconscient religieux, à l'inconscient politique, à l'inconscient juridique (supra-légalité et extra-judiciarité de certaines institutions d'Etat), à l'inconscient social, à l’inconscient psychiatrique (pensons là aux parquages financièrement délectables et humainement délicieux de nos cliniques psychiatriques « nationales », structurées essentiellement par des « soins » d’incarcérations couplés à des méthodes de sur-psychotropisations…), à l'inconscient culturel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajoute aussi, que ces risques de neutralisation ou de disqualification de la psychanalyse, fomentés subtilement par les pouvoirs étatiques ou fédéraux, sont en train de se produire, notamment en France qui a une psychanalyse bouillonnante, très créative et… sulfureuse sur le plan de ses recherches actuelles. D’ailleurs, on peut la considérer aujourd’hui comme la meilleure du monde par rapport à ses sujets de recherche (cités précédemment) qui sont déjà à des stades d’élaboration très avancés.&lt;br /&gt;De plus, il est stimulant de noter que dans certains pays (comme au Brésil ou aux Etats-Unis), ces phénomènes très subtils de censure rampante ont déjà eu lieu (mais qui ont heureusement avorté).&lt;br /&gt;La psychanalyse ne doit donc pas se transformer en bicyclette à poissons (phénomène qui a commencé à s'orchestrer clandestinement sous l'action de certains médecins et psychiatres, de groupes lacaniens ou d'universitaires travaillant quelquefois à la double solde de leur institution mais aussi de l'Etat) et doit continuer à rester incessamment vigilante par rapport à toute inféodation systémique.&lt;br /&gt;Le risque de cléricature institutionnelle demande aussi une autre réflexion analytique toute particulière : comment de « vrais professionnels » de l'inconscient (ce qui veut dire implicitement qu’il y a de « faux professionnels » de l’inconscient…) peuvent-ils demander la reconnaissance sociale de la profession sans en avoir au préalable analysé tous les risques majeurs inhérents à l'institutionnalisation de la psychanalyse ?&lt;br /&gt;Par exemple, l'inféodation de la psychanalyse à l'assurance maladie (prosaïquement appelée sécurité sociale...), pourrait la conduire à un contrôle insidieux de sa pratique par le biais d'une nomenclature (!) de soins (!) et aboutir à un « psychanalytico-tourisme » de pseudo-analysants qui n'auraient plus à sortir un sou... ni à symboliser, phénomène bien connu dans le phénomène occulté du « tourisme médical de la psychiatrie étatique » qui aboutit aux effets pervers que les patients sont essentiellement psychotropisés sans réellement suivre un réel travail identitaire profond d’ordre psychologique ou psychanalytique…. Ou encore son inféodation aux normes socio-culturelles (par exemple la « Reconnaissance Officielle d’Etat ») pourrait à terme assécher ses questionnements socio-psychanalytiques les plus heuristiques (sur l'œdipe sociétal par exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que tout désir (ou pulsion) de cléricature institutionnelle peut être interprétée comme une pathologie identitaire non symbolisée chez les analystes qui se trouvent ouvertement et pseudo-consciemment dans cette demande : pour être plus précis, on peut interprêter cela chez de nombreux citoyens et chez de nombreux professionnels de la santé (notamment chez la plupart des psychanalystes lacaniens) comme « le déplacement réificatoire et incestueux d’une problématique paternelle infantile totalement clivée (ou d'un désir interne diabolisé et désœdipianisé de l’inconscient paternel), issue originellement de leur Œdipe individuel non régulé dans une double position inconsciente d’angélisation du père étatique (ou du père institutionnel) et de diabolisation de leur narcissisme-mère dans leur Œdipe sociétal adulte.&lt;br /&gt;Cette problématique paternelle très douloureuse et non résolue résulte de la confusion grave occasionnée par un père en façade présent physiquement mais absent mentalement (soit par maladie mentale non diagnostiquée ou non identifiée comme telle par les proches ou soit par immaturitéé générale). Les symptômes qui en découlent s’apparentent à un fort désir « réifié » et très pathologique de reconnaissance, de transmission, de filiation « préférentielle », de légitimité sociétale excessive, d’interdit, d’amour obsessionnel des « pères », etc.&lt;br /&gt;Ce qui veut dire que risquer une institutionnalisation de la psychanalyse équivaut à institutionnaliser et surtout à étatiser le désir... Est-ce bien compatible avec une évolution réelle de la psychanalyse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, derrière l'institutionnalisation de la psychanalyse, se cache son étatisation qui risquerait à terme de ralentir, de diluer ou même d'empêcher, dans le futur, de fructueuses recherches encore non-réalisées dans la continuité de Freud sur la psychanalyse de la guerre, sur la psychanalyse du pouvoir étatique (frère incestueux réifié du père historique !), sur la psychanalyse de la mondialisation, sur le décryptage psychanalytique des nouvelles aliénations identitaires de masse perpétrées par les pouvoirs techno-étatiques contemporains… La liste est loin d’être close et bien d’autres phénomènes socio-systémiques sont à mettre sur le divan !&lt;br /&gt;sUBVERSION de la psychanalyse face aUX normopathieS OCCIDENTALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse est la seule entité de recherche qui ait cette capacité de remise en question de l'inconscient au sens large. Elle a ainsi pour vocation de déconstruire et quelquefois de « profaner » (dans le sens de l'étude des grandes tautologies culturelles non définies et collectivement admises) toutes les normes pathogéniques et tous les dispositifs phalloïdes qui aliènent la conscience représentationnelle des citoyens et qui étrillent la symbolisation de l’ensemble de l’espèce humaine actuelle. Ces dispositifs phalloïdes peuvent être des idoles religieuses, des croyances idéologiques, des mystifications culturelles ou des méga-chevaux de Troie systémiques (comme la mondialisation économique) qui se cachent souvent derrière les masques brillants de la science, de l'amour, de l'humanitaire, du patriotisme, du nationalisme, du mondialisme ou tout bonnement de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il appartient à la psychanalyse de préserver cette fonction critique, heuristique et fertilisante.&lt;br /&gt;sUBVERSION democratique de la psychanalyse&lt;br /&gt;J'ai le sentiment que Freud, dans ses écrits, cherchait profondément à aider l'ensemble des individus, c'est à dire le peuple. Il n'a pas inventé la psychanalyse pour une élite ; d'ailleurs, ses écrits ne sont pas ésotériques et restent très largement accessibles, ce qui n'est pas le cas par exemple, pour Jung ou pour Lacan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même sens, on retrouve ce décalage très net qui oppose le sens démocratique de la psychanalyse avec la désubjectivation peu démocratique de la pratique psychiatrique actuelle, avec la pseudo-narcissisation oligarchique du lacanisme franco-français ou encore avec l'ésotérisme élitiste (rituel et sémantique) de la religion catholique.&lt;br /&gt;Cette volonté démocratique de la psychanalyse initialisée par Freud, positionne une fois de plus très différemment la psychanalyse par rapport à la pratique psychiatrique et par rapport à la pratique religieuse et il est souhaitable, au vue de l'actualité sociale contemporaine, de garder, voire même de développer cet esprit éthique particulier à Freud.&lt;br /&gt;sUBVERSION atopique et sUBVERSION panoptique de la psychanalyse&lt;br /&gt;Je voudrais conclure sur deux aspects majeurs de la subversion psychanalytique qui m'apparaissent les plus significatifs : la subversion atopique et la subversion panoptique de la psychanalyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est aujourd’hui urgent, pour nous psychanalystes, de conscientiser et d’analyser profondément et finement notre pulsion de destruction à l'encontre de notre jeune psychanalyse pourtant initialement atopique, voire dystopique sur les plans historiques, politiques, institutionnels et étatiques afin d’arrêter de banaliser nos clivages professionnels, afin d’endiguer la mort progressive de notre subjectivité et afin de conscientiser définitivement les réalités du monde guerrier et halluciné dans lequel nous vivons actuellement !&lt;br /&gt;Il est temps aussi pour nous d’assumer le statut originellement subversif et humaniste de la psychanalyse afin de nous engager définitivement à la protéger et à la faire évoluer au travers des nombreux pièges internes (les nôtres en tant que ceux de notre inconscient notamment paternel) et au travers des nombreuses séductions externes qui cachent, sous les habits « kitsch » de la République, (Sécurité Nationale, Sécurité Extérieure, Ordre Public avancé, Raison d'Etat extra-judiciaire, Démocratie autoritaire, latrie de l'Etat, pseudo-légalité constitutionnelle, vertu patriotique, droiture « organisationnelle », pharisaïsme judiciaire, idéologie « hyper-sécuritaire », etc.), le « pouvoir d’Etat le plus noir » en tant qu'organisateur carcéral et occlusif du désir symbolique des citoyens et de l'identité profonde des peuples.&lt;br /&gt;Il nous appartient donc de maintenir ouvertes aujourd'hui plus que jamais ces questions fondamentales soulevées par Freud sur les singularités subversives de la psychanalyse et sur le respect de l’analyse profane, quand on sait que les Etats technocratiques actuels emploient, depuis peu, des psychologues et des psychiatres pour générer une nouvelle forme de guerre « grise » ou « psycho-toxique » qu'ils appellent techniquement guerre psychologique ou très récemment « guerre cognitive », avec des techniques extrêmement sophistiquées d'hétéro-dépersonnalisation collective et de dénarcissisation de masse.&lt;br /&gt;Finalement, nous devons prolonger, fertiliser et actualiser sans cesse cette vigilance pour veiller à l'autonomie de notre pratique analytique afin de préserver cette non-place atopique et finalement très subversive, inhérente à elle-même. Cette veille panoramique et incessante que j'ai appelée subversion panoptique de la psychanalyse et cet atopisme singulier doivent permettre d'éviter toute contamination ou tout rapprochement diluant de la psychanalyse avec des systèmes scientifiques, religieux, institutionnels, étatiques, universitaires ou socio-politiques qui pourraient induire des dissociations et des cryptages au cœur même du travail analytique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’IMPLANTATION DES FAUX SELFS IDEOLOGIQUES D’ETAT DANS LE PSYCHISME DES CITOYENS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Nots&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau du relief symbolique des citoyens et de leurs sources identitaires internes (de leurs Selfs), ce phénomène correspond à une implantation furtive d'un « set » de faux Selfs idéologiques inconscients fait de thèmes symboliques d'Etat et de normes culturelles « salonnardes », macro-planifiées et sur-médiatisées obsessionnellement et intentionnellement par certains gouvernements pseudo-démocratiques très pervers ou profondément psychotiques. Ces gouvernements cherchent ainsi à formater l'opinion publique et la culture populaire pour imposer à l'ensemble des citoyens une pensée unique, une cognition dédialectisée et schizoïde et une hypersensibilité collective sélectionnée et « consciencieusement » focalisée (Insécurité par exemple), tout en renforçant les anciens instruments gouvernementaux de domination, traditionnellement axés sur les traditionnelles coercitions militaires, guerrières, institutionnelles, judiciaires et culturelles.&lt;br /&gt;Cette nouvelle politique neuro-idéologique des Etats vise à installer des formes de domination charismatique et de domestication civique beaucoup plus performantes, beaucoup plus furtives et centrées sur des processus complexes de colonisation cognitive et de contractions pathologiques de la conscience des citoyens. La finalité gouvernementale de ces processus sulfureux est d'unifier une « emprise étatique aboutie ou finale » sur les citoyens en systématisant moléculairement leur hétéronomie identitaire et cognitive tout en globalisant molairement leur domestication sociétale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les deux millénaires d'aliénations théologico-guerrières qui ont étrillés l'Europe jusqu’à la révolution française et après les deux siècles d’aliénations militaro-nationalistes qui ont débutées radicalement avec les guerres napoléoniennes (militaro-nationalismes qui par ailleurs sont déjà dépassés et qui sont en train de muter aujourd’hui en national-impérialisme américano-européen avec ses nouveaux mythes impérialogéniques de la mondialisation nucléaire, militaire, gouvernementale, panoptique, informationnelle, monétaire, hypersécuritaire, policière, fiscale, spatiale, culturelle, vaccinale, bactériologique, anti-terroriste...), nous assistons aujourd’hui à une nouvelle colonisation inattendue, non plus de nature religieuse et militaire mais de nature cognitive, qui vise à usiner autoritairement et furtivement les territoires mentaux des citoyens de la planète avec l'implantation prescrite et indolore de nouvelles prothèses neuro-impériales de désubjectivation de masse concentrées sur les sports par procuration, sur la markétisation touristique de la nature, sur les nouveaux pseudo-loisirs technocratiques, sur les jeux sous toutes leurs formes, sur l'insécurité globale (urbaine, routière, pédagogique...) et sur la pseudo-incompétence démocratique et juridique des citoyens (sur-médiatisation, sur-dramatisation et sur-pénalisation des incivilités routières, fiscales, électorales, religieuses, addictives…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles que soient les nouvelles thématiques républicaines implantées et sulfureusemen injectées dans le mental des citoyens déjà fortement décérébrés par deux siècles de guerre et de maltraitances impériales, le centre de gravité de ces nouvelles méthodes de guerre cognitive anti-civique est en train de se repositionner sur l'orchestration millimétrique d'une hyper-subjectivité coupable et fragmentaire axée sur certains thèmes « extrêmes », intentionnellement « exponentialisés » et choisis par l'Etat et sur une bêtification culturelle désinformante et désymbolisante très large orchestrée sur le reste des connaissances populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en s'appuyant perversement sur les bases obsessionnalisées, sur-dramatisées et sur-médiatisées de quelques schizophrènes-pédophiles, de quelques dizaines de psychotiques-violeurs, de quelques dizaines de terroristes (d'ailleurs souvent d’Etat), de quelques mil1iers de citoyens (débi1es sur le plan de leur intelligence symbolique) affiliés à des « loges maçonniques noires » et à des sectes ridicules et de quelques centaines de casseurs-incendieurs de véhicules pourtant déjà largement et finement fichés par les différents services de renseignement anti-civique de la police, de l'armée et des administrations d'Etat, les gouvernements des démocraties autoritaires occidentales arrivent actuellement à régler méta-fascistement, comme une horloge suisse, le planning secret des thèmes idéologico-culturels à fort coefficient de culpabilité civique de masse et le timing secret des protocoles topographico-psychotiques d'hétéronomisation culturelle et identitaire avancée des citoyens à… l'Etat (de plus en plus ouvertement et illégitimement autoritaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, on pourrait parodier créativement ces nouvelles techniques impériales de dépersonnalisation par la jolie phrase didactique suivante : « les citoyens actuels sont en train de vivre dans l'incertitude de leur nom propre et sont en train de mourir dans l'effondrement indolore de leur identité symbolique... », afin d’appuyer sur le fait que les récentes pratiques gouvernementales et institutionnelles d'usinage de l’intériorité privative et cognitive du soi des citoyens aux fins de domestication politique de masse, correspondent à un immense et très secret processus menticidaire collectif dans lequel les citoyens sont dressés à organiser inconsciemment contre eux-mêmes la guerre à l’intérieur de leur Self et la destruction systématique de leur for intérieur (notamment de leur libre-arbitre électoral…).&lt;br /&gt;Ainsi, en seulement deux ou trois décennies, nous sommes passés d'une version embryonnaire des régimes constitutionnels traditionnellement ancrés dans les spectres des violences intra- nationales et internationales (guerres mondiales, fascismes, collaborationnismes, militaro-étatismes, colonialismes, contre-révolutions anti-civiques...) à une toute nouvelle version méta-fasciste et pseudo-constitutionnelle des univers impérialo-fédéraux et impérialo-communautaires. Cette version novatrice se fonde ainsi sur l'usinage technologique de la conscience de Soi et de l'estime de Soi des citoyens (par les sports par procuration, par les jeux vidéo, par la désinformation de masse, par la popularisation des technologies numériques...) dont la logistique dépersonnalisante repose sur de savantes et très sulfureuses prescriptions de jeux collectifs sous toutes ses formes, sur des réifications pulsionnelles et identitaires de masse (par exemple, transformation et canalisation de la pulsion électorale en comportements électoraux, transformation de l'archaïque pulsion de meurtre inhérente à chaque citoyen en comportements guerriers...), sur des dédialectisations cognitives de masse, sur des processus de désymbolisation collective très raffinés et sur des poly-addictions neurochimiques institutionnellement prescrites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles idéologies d’Etats implantées autoritairement dans les représentations mentales des citoyens sont donc principalement concentrées autour du mixage savant (mais aussi autour de l'alternance opportune dans les périodes pré-électorales) de deux axes thématiques hyper-médiatisés - mais contradictoires -, dont l'un sera sur-culpabi1isant et dont l'autre sera sur-anesthésiant pour les citoyens :&lt;br /&gt;L'axe sur-culpabilisant sera structuré autour des thèmes sur-amplifiés et sur-médiatisés de l'insécurité intra-nationale, des différentes violences collectives (banlieusardes, académiques...) et des pseudo-incivilités commises par l'ensemble des citoyens (routières, syndicales, fiscales, électorales, associatives, religieuses...) ;&lt;br /&gt;L'axe sur-anesthésiant, parallèlement, pour agrémenter encore plus heuristiquement cette confusion culturelle et identitaire du peuple, sera usiné savamment par la ventilation médiatique large et sur-cadencée des merveilleuses idéologies « light » (de sur-légitimation étatique et pré-impériale) des sports de masse, des jeux collectifs (boursiers, numériques, culturels...), des compétitions césaristes réservées restrictivement aux élites, des nouvelles mythologies contemporaines issues de l'intelligence technologique et issues de la recherche militaire (recherches militaro-nucléaires, recherches militaro-spatiales, recherches militaro-bactériologiques, recherches militaro-virales, recherches militaro-cognitives, recherches militaires sur la cognition des ordinateurs et sur les langages-machines...) et des récentes opérations militaro-humanitaires et schizo-altruistes, générées par le nouveau pacte pro-consulaire euro-américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mécanismes hétéro-subjectifs d'implantations-phallicisations manipulatoires permettent ainsi à certains grands Etats-voyous occidentaux contemporains de faire intérioriser, mondialement et sans trop de heurts, le nouvel arsenal idéologique hyper-paternaliste, néo-colonialiste et hyper-furtif de l'Ordre Nouveau Américano-européen en phase de mondialisation circulaire, fondé sur les valeurs schizocratiques et cataclysmiques de l'occidentalisation obligatoire du monde, de la transnationalisation pro-occidentale des économies de la planète, de la globalisation pro-occidentale des marchés mondiaux, des militaro-développementismes, des nucléaro-développementismes planétaires...&lt;br /&gt;De plus, ce processus très puissant de manipulation idéologique occidentale permet aussi, d'une manière particulièrement efficace, d'appuyer la difficile pérennisation transgénérationnelle de ces quelques régimes pseudo-démocratiques à fortes tendances impériales de moins en moins crédibles sur les plans démocratiques et constitutionnels et de moins en moins légitimes sur les plans narcissiques et sanitaires des citoyens.&lt;br /&gt;Ces faux Selfs d’Etat implantés furtivement dans la subjectivité des citoyens par certaines grandes institutions d'Etats (pédagogiques, médiatiques, culturelles, ministérielles...) sont de ce fait les nouveaux opiums et les nouveaux lubrifiants d'une « certaine socialité ortho-technocratique étatiquement correcte » qui servent puissamment à instiller dans les citoyennetés technocratiques une inconscience de classe et depuis peu une inconscience de masse. Dans le même sens, ces implants idéologiques servent aussi à masquer et à diluer des luttes de classes toujours plus vives, des souffrances narcissiques et sanitaires mondiales de plus en plus caricaturales et surtout, un tout nouveau national-mondialisme de plus en plus médusant pour les peuples (mais juteux pour les élites...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’ambiance funeste, voire funéraire de ces nouvelles couveuses étatiques dépersonnalisantes (et de plus en plus, dans l’ambiance fratricide et délétère en phase de fascisation mondialitaire de nos futures ex-républiques occidentales) où les pères-gouvernants pervers-psychotiques et souvent pervers-schizophrènes tirent secrètement les ficelles (d'ailleurs en miroir mimétique de leurs propres pères familiaux - dans leur œdipe individuel - qui ont souvent les mêmes structures psychopathologiques), les techno-citoyens vont développer une sur-identification étatiquement triomphante sur 1e mode schizoïde et projectif du « on dépersonnalisé » et du « nous massifié » (« Nous sommes de bons électeurs », « nous sommes de bons contribuables », « nous sommes de bons soldats », « nous sommes de bons consommateurs », « nous sommes des citoyens modèles », etc.), tout en gommant quasi intégralement l'autonomie de leur Self et l'utilisation de leur sensibilité symbolique. Perdant leurs possibilités d'insight critique(qui d’ailleurs serait vite « explosif !) grâce au pouvoir narcotique et anesthésiant de ces nouvelles idéologies étatiques, les citoyens actuels sont en train de se massifier mentalement en réifiant socialement leur personnalité profonde et en se repersonnalisant superficiellement et facticement dans une identité de masse, constituant ainsi idéalement une gigantesque armée de pseudo-citoyens décérébrés et sur-agentisés à l’Etat.&lt;br /&gt;Actuellement, dans la plupart de nos technocraties occidentales, ce nouveau type de citoyenneté végétative et massifiée, instructurée par des serfs-citoyens dépersonnalisés, hyper-coupables, dociles, dégagés de toutes responsabilités morales et éthiques et parfaitement domestiqués, est en train d’apparaître aujourd’hui massivement. Cliniquement, ces sous-citoyens contemporains ont caricaturalement la spécificité de développer une cognition dédialectisée très morbide faite en surface d'une sur-conscience moïque de façade programmée pour un set de rôles « républicains » prescrits, rigidifiés et faite en profondeur, dans leur structure narcissique, d'une sous-conscience symbolique chaotique et embryonnaire, restrictivement concentrée sur les quelques îlots identitaires autorisés par la « Symbolisation d'Etat » ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette logique impériale de « Réification Cognitive Nationale, Républicaine et Patriotique », les citoyens vont chercher intuitivement à se dé-psychotiser inlassablement grâce aux moyens collectifs (addictifs, sportifs, patriotiques, martiaux, télé-visuels, pornographiques...), mis à leur disposition (par l'Etat...), afin de nourrir leurs faux Selfs implantés qui ne sont rien d'autre que des prothèses symboliques factices, étrangères à leur vrai personnalité. Ils vont s'agglutiner ainsi magnétiquement, pulsionnellement et répétitivement dans des stades, dans des concerts, dans des partis politiques, dans des structures associatives ridicules, dans des institutions d’Etat incongrues ou encore dans d'immenses meetings (pas toujours festifs...), pour essayer de se rassurer en essayant de ressentir lancinamment et obsessionnellement un vrai-faux self (ou une vrai-fausse identité symbolique) et un vrai-faux relief narcissique intérieur forcément irrégulable, forcément non conscientisable, forcément étranger et surtout forcément… inaccessible !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’analyse des rouages de ces implants idéologiques de masse permet aussi de mettre en visibilité démocratique le non-dit, le non-montré, le non-vu, et le non-pensé d'un nouveau système mondial post-étatique et pré-impérial de domination charismatique sur les peuples, beaucoup moins brutal cliniquement mais beaucoup plus abjecte humainement, instrumentalisé par une contrainte institutionnelle peu discernable et souvent furtive dont la ruse principale tient à sa capacité de se présenter comme légitime, démocratique, voire même humaniste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, nous savons heureusement que, sur le plan transhistorique, des masses civiques soudées artificiellement par des prothèses psycho-idéologiques et neuro-idéologiques qui servent de faux sois et de faux selfs au(x) peuple(s), finissent toujours par se désarticuler systématiquement dans des crises monstrueuses de décivilisation... La sur-puissance idéologique des Etats qui sur-utilisent actuellement ces processus schizoïdes d'implantations identitaires factices et délétères dans les citoyens n'est donc qu'un leurre temporaire et l'usinage méthodique du vide narcissique et du pseudo-narcissisme des sous-citoyens par ces pouponnières institutionnelles pré-impériales, ne fait donc que préfigurer les prodromes d'une future crise cognitive mondiale qui pourrait déstabiliser définitivement la plupart des pouvoirs étatiques fédéraux qui sévissent sous leurs formes politiques actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, ces faux selfs et ces prothèses neuro-idéologiques vont surmultiplier la détresse psychologique des masses déjà fortement induite par ces processus étatiques de castration en imposant un « prêt à sentir d'Etat » et bientôt « un prêt à sentir fédéral  » qui aura comme conséquence pour l'ensemble des citoyens des technocraties occidentales, un arrêt mortifère de l’ensemble de leurs processus vitaux de symbolisation (qui devraient être fondés normalement - si l’environnement gouvernemental était sain et démocratique - sur les régulations dialectiques, conscientes et harmonieuses de leurs pulsions de vie et de mort, de leurs mécanismes de défense et de résilience et sur l’équilibration bien tempérée de leur moi de surface et de leurs Self en profondeur).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115237885938801277?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115237885938801277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115237885938801277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/subjectivit-psychanalytique-christian.html' title='Subjectivité psychanalytique (Christian Nots)'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115212531188337450</id><published>2006-07-05T11:47:00.000-07:00</published><updated>2006-07-05T11:58:44.553-07:00</updated><title type='text'>psychanalyse et autorité</title><content type='html'>Les Institutions « Noires » et « Totales » &lt;br /&gt;des Etats fédéraux autoritaires contemporains &lt;br /&gt;(Etats-Unis &amp; Europe)  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, plus que jamais, les théories de l’identité du citoyen, du Self de l’homme socialisé et de l’identité…  des institutions d’Etat posent des questionnements hautement idéologiques et hautement d’actualité quant au devenir démocratique ou… totalitaire des institutions d‘Etat et quant au devenir conscient ou aliéné (constellations de Non-Selfs, de Faux Selfs, de dépersonnalisations de masse, etc.) des futures générations de citoyens de nos régimes fédéraux autoritaires, voire fascistoïdes (à nouveau !) de l’Europe et des Etats-Unis contemporaines. &lt;br /&gt;Ainsi, les dynamiques de la conscience du Self de chaque citoyen doivent être envisagées en lien étroit et extrêmement dynamique avec les dynamiques démocratogéniques ou identogéniques ou à l’opposé schizogéniques des institutions d’Etat car ces institutions  deviennent bien évidemment schizogéniques dans les régimes militaristes, fédéraux-  autoritaires, voire totalitaires. A l’opposé, les institutions d’Etat des régimes démocratiques - ou relativement démocratiques - sont identigéniques et structurantes quant au libre arbitre et à l’actualisation du Self de l’ensemble des citoyens.&lt;br /&gt;Ainsi donc, une institution d’Etat saine va permettre d’activer sainement des processus ouverts et transparents de déconstruction et de reconstruction identitaires pour l’ensemble des citoyens : ces processus libérateurs produiront de fait une métamorphose narcissique - mais aussi égoïque dans le moi de surface de chaque citoyen.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’institution d’Etat pathologique et/ou pathogénique induira plus sulfureusement et plus ou moins furtivement des processus d’énantio-morphose (énantio voulant dire contraire) et de pseudo-morphose autant dans le Self de l’ensemble des citoyens que dans leur ego ou leur moi de surface - qui deviendra sur-adapté, réifié, hégémonique – ou grandiose - et uniformisé.  &lt;br /&gt;L’institution tentaculaire issue de l’Etat Tentaculaire et de l’Etat Panoptique (Etat Despotique, Etat policier, Etat militariste, Etat fédéral autoritaire, etc.) va donc chercher à « spectraliser » - - avec une rigueur mathématique avancée - l’identité profonde de chaque citoyen. Au travers d’une multitude d’organes administratifs, d’organes judiciaires, d’organes policiers et d’organes militaires, L’Etat va s’octroyer des « droits d’exception » au long cours tels que le droit de surveillance, le droit de contrôle, le droit de fichage, le droit aux renseignements… intérieurs, le droit de délation (inter-civique….), le droit de corruption (Clearstream !), le droit extra-judiciaire (Guantanamo !), le droit de supra-légalité (CIA, DGSE, etc.), le droit de torture (comme en Algérie, en Indochine, pour les Opération Phoenix au Viêt-nam, etc.), le droit de coercition, le droit de d’élimination, le droit à l’enlèvement, le droit de sévices, le droit de regroupement forcé, le droit de guerre, le droit d’espionnage, le droit de terrorisme, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « institutions terroristes d’Etat » et les institutions de « terreurs d’Etat » s’insinuent ainsi au cœur même de la subjectivité et de la vie privée de l’ensemble des citoyens en y installant des dispositifs d’auto-surveillance, de contrôle et de dépersonnalisation qui assurent non seulement la pérennisation de « l’Etat Musclé et Fort » mais son triomphe absolu – bien au-delà des limites normales d’une démocratie suffisamment et encore… fonctionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est clair ici que la dé-propriation - ou mieux l’expropriation - d’un Self conscientisé et riche pour le citoyen d’un régime autoritaire renvoie ici à des formes aliénantes d’enfermement dans des pseudo-identités réifiées et fortement « étatisées ». Par ailleurs, un Self institutionnellement attaqué peut être artificiellement et facticement régénéré étatiquement par des « topiques » de Faux-Selfs et de Non-Selfs implantées par l’Etat Invasif dans chaque « citoyen nouvellement Formaté ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De surcroît, en  surface le moi peut devenir hypertrophié, grandiose, voire séquentiellement « factice » (ego factice). Ce type de personnalité correspond le plus souvent à la pandémie de pathologies narcissiques, perverses et « borderline » qui étrillent actuellement nos vieilles technocraties autoritaires. Actuellement, dans les récentes versions plus « trash », les citoyens les plus perméables, les plus malléables et les plus soumis (fonctionnaires de tout bord notamment) développent des troubles bipolaires de type psychotiques et criminogènes plus ou moins aggravés en surface par des composantes dépressives et perverses.   &lt;br /&gt;Globalement, les institutions « totales » d’Etat pèsent sur le Self des citoyens de deux manières centrales et stratégiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;d’une part, en le modelant et en le normalisant par implantation de faux-selfs pré-formatés aux normes identitaires d’Etat (Prêt-à-penser d’Etat, prêt-à-sentir d’Etat, intégration progressive de référents identitaires « obligatoires » de l’Etat Fédéral, etc.).&lt;br /&gt;d’autre part, en éradiquant, en dissociant ou en cryptant (par identifications projectives inanitaires, fissionnelles et radioactives, par forclusion de leur subjectivités politique, culturelle ou idéologique, par déni de toute intériorité privée, etc.) les grands Selfs structuraux authentiques des citoyens (qui permettent notamment la bonne distanciation institutionnelle et une certaine - ou relative - autonomie psychique face à l’Etat fédéral omniprésent…) pour les transformer en Non-Selfs (ou en Selfs fissionnés et forclos) et en Selfs fusionnels et symbiotiques.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les institutions « totales » ou « durcies » d’Etat reposent donc sur le « principe de transparence absolue » des citoyens : aucune zone d’ombre de leur self, aucun comportement privatif et… collectif ne doivent subsister sans la connaissance panoptique et « ultra-bienveillante » de l’Etat Tentaculaire. Placé sous le regard pénétrant et spectral de ses nombreux capteurs et senseurs identitaires « high-tech », aucun citoyens ne pourra plus à terme opposer de résistance et de … contre-pouvoir. &lt;br /&gt;L’institution tentaculaire de l’Etat fédéral contemporain vise donc très logiquement à évacuer toute critique des citoyens et à éradiquer l’ensemble de leurs Selfs car la conception fédérale et étatique (aux Etats-Unis comme en Europe qui sont devenues actuellement des fédérations néo-fascistes) de l’identité civique individuelle est celle d’un moi superficiel, tout puissant et grandiose couplé à une panoplie de Selfs embryonnaires ou inexistants – le tout étant ré-usiné normativement par les institutions d’Etat (de type invasives, intrusives et surtout furtives) de restructuration psychique de masse avec intérieurement une kyrielle de faux selfs, de Non-Selfs et comportementalement avec une kyrielle d’ego factices, hypertrophiés et inféodés dynamiquement aux intérêts pervers du système totalitaire fédéral.&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Cette reconstruction du « Nouveau Citoyen Fédéral Euro-américain » passe par les technologies avancées du dressage comportementale de masse (pour fabriquer un moi de masse de plus en plus réifié et factice), de la dépersonnalisation de masse (dépersonnalisations multi-focales, forclusions de masse, fissions et cryptages de nombreux secteurs du Self de chaque citoyen) et de la pseudo-personnalisation symbiotique et fusionnelle par faux selfs idéologiques d’Etat (implantation furtive et massive d’une panoplie de Faux-Selfs idéologiques de masse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce « Nouveau Citoyen Fédéral » représente le prototype expérimental du futur « Citoyen Mondialisé » que veulent mettre en place l’Europe et les Etats-Unis avec un gouvernement mondial (pro-américain…cependant ) dans le cadre « orwellien » d’un « Etat Unique Planétaire », véritable méga-dictature fédérale pour aider grassement et illégitimement à la survie obscène et urgente des minorités oligarchiques européennes mais surtout américaines qui sont en train de faire tout doucement faillite (à cause de la montée en hyper-puissance géo-économique et géo-financière de la Chine et de l’Inde notamment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les technocrates des Etats fédéraux contemporains ont bien retenu les leçons des échecs insupportables et inadmissibles (pour eux !) de l’ensemble des anciennes formes de totalitarismes et de fascismes - que ce soient pour la France, pour l’Allemagne, pour l’Italie, pour le Portugal, pour l’Espagne, pour les Etats-Unis (actuellement !) ou pour l’Angleterre contemporaine. Ces échecs répétés au sujet des tentatives de dilution avancée et structurale du Self de l’ensemble des citoyens insuffisamment formatés et dépersonnalisés de ces régimes fédéraux néo-fascistes - afin de les remplacer par des prothèses identitaires structurales factices (internes en terme de faux-Selfs et de Non selfs  et externe et externe en terme d’ego grandiose et réifies) conforme aux intérêts absolus des grands Etats Militaro-Policiers Euro-américains - se sont soldés jusqu’au milieu des années 90 par les « rechutes » temporaires non voulues de ces peuples vers les anciennes valeurs de liberté, de libre-arbitre, de démocratie et de conciences idéologico-humanistes et idéologico-révolutionnaires (qui sont - pour les dirigeants « pro-maréchalesques » de ces grandes fédérations - incompatibles avec leurs projets de dictature planétaire et de re-colonisation via la mondialisation). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, dans ces régimes néo-libéraux autoritaires contemporains pourtant orientés exclusivement sur la mondialisation d’un ego grandiose de masse et sur une panoplie de faux Selfs étatiques pour le peuple, les bases d’un Self authentique ont continué de cheminer souterrainement chez de nombreux citoyens non encore décérébrés et non encore suffisamment reformatés pro-étatiquement et pro-fédéralement sur le plan psychique. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, paradoxalement, certaines tranches de la population insuffisamment contrôlées  et domestiquées revendiquent plus que jamais leurs droits de conscience, leurs droits d’opinion, leurs droits de liberté religieuse ou leurs droits de protection de leur vie privée face à « Big Father » toujours plus entreprenant, panoptique, invasif et intrusif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les totalitarismes fédéraux contemporains se prolongent donc aujourd’hui sous des formes idéologiques nouvelles afin de transcender définitivement les anciennes tentatives d’éradication du Self des masses civiques. Ainsi la haine de toute intériorité civique et de toute subjectivité populaire circule en creux dans les pratiques hautement arbitraires, supra-légales, délirantes et surtout anti-constitutionnelles des Etats fédéraux. De plus, ces pratiques policières, militaires et judiciaires violent intégralement et invasivement l’identité profonde des citoyens.&lt;br /&gt;Les anciennes formes brutales d’oppression se sont ainsi re-concentrées sur des formes beaucoup plus fines et beaucoup subtiles : dans ce sens, les usages et mésusages des administrations policières, judiciaires, militaires et carcérales – aux fins de destruction « blanche » de la personnalités des citoyens -  se concentrent actuellement contre les replis privatifs les plus secrets de chaque citoyen européen et américain, contre les profonds canyons subversifs de leurs Selfs politiques, voire géo-politiques et contre les hauts plateaux créatifs de leurs identités artistiques et esthétiques - qui risqueraient d’aiguiser et de « réarmer » une dangereuse conscience… révolutionnaire et une très dangereuse appétence pour les…contre-pouvoirs contre-fédéraux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les camps de concentration et les camps d’extermination représentant le point culminant … de l’échec structural des totalitarismes ouverts et exogènes, l’Etat fédéral actuel a adopté un nouveau mode de totalitarisme secret et furtif où les macro-répressions ont été remplacées par des micro-répressions généralisées, où les méthodes de contentions physiques et territoriales ont été remplacées par des méthodes de persuasions idéologiques et où les anciennes méthodes de la camisole chimique ont été - non pas remplacées - mais améliorées par une déferlante d’addictions de masse (prescrites et sponsorisées par les Etats fédéraux…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’institution néo-totalitaire contemporaine de l’Etat fédéral exige du nouveau citoyen en cours de régénération (l’ « Homme Nouveau Mondialisé » !) non seulement l’ « Adhésion Etatique Totale », mais aussi l’ « obéissance sereine » ainsi qu’une « Foi Pro-martiale et Ultra- patriotique fortement ancrée » (pour la « Grande Guerre Future » que préparent notamment les américains qui réarment aujourd’hui massivement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les institutions de l’Etat fédérale visent donc à normaliser les comportements individuels, à lisser les psychologies individuelles (dédialectisations cognitives des masses, désymbolisation de masse, réification de masse, etc.) et à diluer les différences personnelles et les singularités historiques de chaque citoyen.&lt;br /&gt;Ici, la  propagande hyper-médiatique, les terreurs policières, administratives, paramilitaires, militaires et judiciaires opèrent opportunément à des combinaisons sulfureuses de « praxis post-totalitaires » pour terroriser les citoyens : prescriptions étatisées d’état de menace d’Etat, d’état d’urgence d’Etat, d’état d’exception d’Etat, d’état d’insécurité et de panique d’état, Cry Wolf Syndrom, Syndrome de Damoclès (pour nos amis des Ecoles de Guerre occidentales qui ont étudié la « polémologie »), etc.     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une quinzaine d’années autant pour les pays européens que pour les Etats-Unis, l’impossibilité pour les Etats de gouverner normalement à inciter l’exécutif gouvernemental comme les législatifs parlementaires (du Parti Unique, ou mieux de l’Union de la Majorité Parlementaire) à déléguer exceptionnellement certains de ses pouvoirs à la belle Magistrature, à la Grande Police, à l’Extra-judiciaire Anti-terrorisme et à la Musclée Armée. Les fonctions de suppléance - normalement et classiquement secondaires - sont devenues de ce fait hypertrophiées, voire terroristes (terreurs d’Etat sous couvert de l‘anti-terrorisme, de la lutte contre l’immigration, etc.). Pour couronner somptuairement le tout, ces « droits spéciaux » de police, de gendarmerie, de l’armée ou du judiciaire qui normalement sont temporaires sont intégrés actuellement sans consultations aux codes de lois ordinaires de l’Etat (Adolphe faisait pareil !). &lt;br /&gt;Ainsi, l’ascension vers les sommets - tant de la magistrature que de la police et de l’armée - ont généré un nouveau consensus institutionnel et… civique (prescrit par l’Etat via des syndromes collectifs de Damoclès, via des pressions hyper-médiatiques téléguidées par l’Etat ou via des syndromes de « Crier au loup » via Ben Laden et ses attentats « curieux »…) vis-à-vis de ces structures « durcies », peu démocratiques et à fortes tendances facistoïdes (parce- que sans les contrôles régulateurs d’un Etat sain et démocrate).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Terreurs institutionnelles d’Etat (malignes et bénignes) et les diverses méga-propagandes focalisées et judicieusement orchestrées à certaines périodes opportunes permettent aujourd’hui aux Etats fédéraux de l’Europe et des Etats-Unis de magnifier dans la culture de masse les sacrifices de l’identité, du Self ou de l’ancien individualisme connoté péjorativement et manipulatoirement comme gauchiste et subversif, voire pré-terroriste ! &lt;br /&gt;Le Self est traqué comme preuve même d’une erreur sectaire, d’un cheminement charlatanesque (pour les psychothérapeutes qui ne sont pas forcément des touristes de Self mais de vraies soignants qui oeuvrent à la santé de leurs concitoyens) ou potentiellement sécessionniste par rapport à l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intimité, la vie privée, les modes de communication (d’ailleurs supervisés et/ou installés par l’Etat Tentaculaire comme c’est le cas pour l’Internet {Arpa-net}partiellement démilitarisé - qui reste un réseau militaire d’espionnage et de désinformations mondialisées) sont numérisées, enregistrées, espionnées systématiquement par les terreurs policières et judiciaires d’Etat qui traquent les contrevenants, les terroristes « dormants » ou les fraudeurs. &lt;br /&gt;Quant on sait que les terrorismes d’Etat - au niveau mondial - représentent 95 % des activités terroristes, il n’est pas très difficile de comprendre pourquoi les médias - et  l’Université et ses centres de recherche - se focalisent essentiellement sur le terrorisme non étatique et…islamique (5%). Quant aux gigantesques fruits/flux financiers de la corruption mondiale, le chiffre est d’environ 1000 milliards d’euros et correspond en grande partie à une corruption des élites d’Etat – mais aussi des élites para-étatiques (rétro-commissions somptuaires, ventes d’armes d’Etat, etc.) qui sont sécurisés et protégées par ailleurs par les services secrets d’Etat…&lt;br /&gt;De plus, pour l’institution d’Etat, la technique de l’aveu d’un crime ou d’un délit correspond&lt;br /&gt;de moins en moins à la réalité de la preuve mais à la fabrication institutionnelle souvent factice d’indices opportuns et de signes cohérents (les signatures d’Etat et les… Contre-signatures des services de Renseignements Occidentaux !) qui induisent des présomptions policières, judiciaires ou militaires fausses et le plus souvent… perverses. Ainsi, le crime d’Etat est « honorable » (ventes d’armes à des pays en guerre, terrorismes d’Etat, Anti-terrorismes… Terroristes, comptes bancaires « Of Shore » d’Etat, « Fonds Secrets Défiscalisés d’Etat », etc.) et l’intentionnalité criminelle du citoyen devient criminelle… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant le Roi disait « l’Etat, c’est moi ». Depuis peu, le Roi dit « l’Institution, c’est moi ». Et bientôt, le Roi dira « Le Self des citoyens, c’est moi ». Vive le Roi. Le Roi est bien vivant. Vive le Roi. Le Parti Majoritaire Parlementaire (Partie Unique/UMP) est grand !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, une complète réddition du Self de l’ensemble des citoyens, à terme, permettra d’en terminer définitivement avec l’échec des anciens totalitarismes trop exogènes quant à leurs objectifs répressifs. Le néo-totalitarisme fédéral contemporain va permettre ainsi d’armer dans peu de temps un « Fascisme Mou, Furtif et Global » où les techniques de répression s’attaqueront structurellement autant aux comportements des citoyens (dans leurs « ego ») qu’à leur Self – ou à leur subjectivité privée. Ces « Etats Méta-Fascistes » - version dédialectisations réussies des masses et mondialisation accomplie -  n’ont jamais été réalisés jusqu’à aujourd’hui même pas par les dictateurs les plus fous comme Hitler, Mussolini ou par notre sulfureux Maréchal Pétain (au passage, il faut se rappeler que le Grand Maréchal Lyaute… avait préfacé « Mein Kampf » d’Adolphe Hitler en 1933)… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce sens, comme l’Etat contemporain s’intéresse aux signaux faibles émis par les citoyens, les citoyens les plus avisés devraient aussi s’intéresser aux signaux faibles émis par l’Etat qui se trahit souvent quant à ces intentions futures les plus noires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115212531188337450?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115212531188337450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115212531188337450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/psychanalyse-et-autorit.html' title='psychanalyse et autorité'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115186190786936262</id><published>2006-07-02T10:37:00.000-07:00</published><updated>2006-07-02T10:38:27.870-07:00</updated><title type='text'>2 documents sélectionnés pour MARXISME ET PSYCHANALYSE</title><content type='html'>1-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bibliotheque.mairie-reze.fr/scripts/opsys.asp?MODULE=3W9501&amp;NOTICE=0061601&amp;amp;ETAPE=E2@1&amp;NUMORDRE=1"&gt;Je : sur l'individualité, approches pratiques/ouvertures marxistes / Michèle Bertrand ; Antoine Casanova ; Yves Clot. - Messidor, 1987&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bibliotheque.mairie-reze.fr/scripts/opsys.asp?MODULE=3W9501&amp;NOTICE=0126558&amp;amp;ETAPE=E2@1&amp;NUMORDRE=2"&gt;Néo-fascisme et idéologie du désir : genèse du libéralisme libertaire / Michel Clouscard. - Castor astral, 1999&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bibliotheque.mairie-reze.fr/scripts/opsys.asp?MODULE=3WHYPER&amp;NOTICE=0290249"&gt;http://www.bibliotheque.mairie-reze.fr/scripts/opsys.asp?MODULE=3WHYPER&amp;amp;NOTICE=0290249&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115186190786936262?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186190786936262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186190786936262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/2-documents-slectionns-pour-marxisme.html' title='2 documents sélectionnés pour MARXISME ET PSYCHANALYSE'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115186176118886587</id><published>2006-07-02T10:32:00.000-07:00</published><updated>2006-07-02T10:36:01.190-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a accesskey="1" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/"&gt;PSYCHIATRIE &amp; DESALIENISME&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'exerce dans le "secteur" de psychiatrie depuis une quarantaine d'années. Ma rencontre avec des psychiatres engagés dans des pratiques désaliénistes (ils) a contribuée à mon engagement dans le mouvement d'éducation Ceméa. Je m'intéresse à la rencontre de la psychiatrie et du surréalisme et au travail de Lucien Bonnafé. La transmission de ce qui a fait cette période est l'un des objectifs de cet espace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Psychanalyse&lt;br /&gt;Nous avons publiés deux numéros de V.S.T en 1986 sur la psychanalyse.&lt;br /&gt;Voici un article écrit par Michel Ciardi et Yves Gigou.&lt;br /&gt;&lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=660,height=662,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/pcf_psy.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/histoire_psychanalyse/index.html"&gt;http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/histoire_psychanalyse/index.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115186176118886587?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186176118886587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186176118886587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/psychiatrie-desalienisme-jexerce-dans.html' title=''/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115186149680604681</id><published>2006-07-02T10:27:00.000-07:00</published><updated>2006-07-02T10:31:36.843-07:00</updated><title type='text'>psychanalyse et P.C.F</title><content type='html'>Psychanalyse et P.C.F&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru Cahiers de l’Institut de Recherches Marxistes N° 23 -IV/VI 87&lt;br /&gt;( « SOCIETE FRANCAISE »)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présentation du témoin/acteur:Il s'agit du premier signataire, (dans l'ordre alphabétique), du &lt;a href="http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/histoire_psychanalyse/index.html"&gt;fameux texte de 1949&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=180,height=173,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/lucienbonnafe1_1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chacun des signataires a poursuivi une carrière fort singulière, illustrant l' effet fatal: Que les tendances à soumettre le travail intellectuel à un principe de tutelle politique de parti ne sauraient guère produire que des "effets monolithiques" de très médiocre tenue et d'une insigne fragilité.Dans le groupe responsable de la revue, les deux acteurs principaux, &lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=100,height=112,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/images3_1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Jean Kanapa et Victor Leduc, ont tous deux, à des moments et dans des formes très divers, explicité les mécanismes qui leur ont fait incorporer comme un devoir impérieux celui d'assumer la position d'homme de confiance, (ou "d'appareil") chargé de faire appliquer une "ligne" fixée de très haut et dite, conventionnellement, "majoritaire", par application du principe de "centralisme démocratique".Dans la diversité des signataires, ce N° 1 alphabétique qui est ici appelé à témoin a probablement représenté le comble de la persévérance dans la recherche d'une indépendance d'esprit et liberté de parole ajustées, en fonction des circonstances de temps et de lieu, dans la recherche d'une intacte fidélité à ses engagements militants.&lt;br /&gt;Sur son rapport à "la psychanalyse", on peut repérer:Aux origines le témoignage de son très proche complice, dans la recherche théorico-pratique, François Tosquelles: "B. n'éprouvait point le besoin de «régresser« à jour et à heure précise pour retrouver son enfance...", ceci sous la plume de celui qui participa avec ardeur aux premiers pas d'une recherche passionnée sur les meilleures voies pour donner toute sa portée à la leçon freudienne.Aux dernières nouvelles les étiquettes: "psychanalyste" et "lacanien" qui lui sont publiquement attribués par tels qui le connaissent bien ...Alors qu'il ne se donna jamais pour "psychanalyste", surtout pas au sens substantif officiel du terme, et manifesta toujours de façon extrêmement originale, très indépendante du "monde des psychanalystes", cette passion de "donner toute sa portée à la leçon freudienne" à partir de laquelle, au fond, il lui revient de témoigner.Donc: En quoi puis-je vous être utile ? Sans doute dans le registre du témoin/acteur, racontant ce qui s'est passé à sa manière, donc de façon mal utilisable au rayon qui compte, celui des règlements de comptes ?De surcroît, comme dit l'autre, j'ai déjà donné; j'ai laissé traîner partout des échos de cette manière, et c'est, parait-il, une "question de forme" qui les a rendus difficiles à ramasser. Reste une dimension sans doute encore trop inédite: Le ratissage de morceaux "oubliés", épars dans l'histoire secrète de ces décennies; quelque essai de révélation de l'insolite, tapi derrière le discours conventionnel.Car aujourd'hui, dans l'état d'usure du discours conventionnel: Les conventions nouvelles ne sont plus ce qu'elles étaient. Il devient à peu près universellement reconnu, au point que celui qui n'accède pas à ce registre fait un peu demeuré, plutôt ringard ou ridicule, que:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a/-L'écart a toujours été vertigineux entre le texte et sa légende. Très rarement, dans l'histoire, un document écrit a été aussi peu lu, aussi peu pris en considération dans son contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b/-Ce phénomène est à saisir dans une symétrie remarquable: Aussi bien par rapport à la vision des gestes et opinions des communistes par les gens ordinaires qui régnait dans le climat de la terreur blanche; aussi bien dans la "stratégie de parti", dans laquelle le traitement de texte conservait un aspect d'accomplissement d'un rituel; car la question fondamentale était d'obtenir une manifestation publique, un éclat, dont tout le sens soit pratiquement réductible au sur-titre: "AUTOCRITIQUE". Et il vaut mieux savoir qu'en 1949, dans ce monde, le vocabulaire "autocritique" avait déjà dégénéré dans un état de pourriture avancé, déjà investi du sens agonique qui a précédé sa fatale tombée en désuétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c/-Au fond, derrière les masques des attitudes dogmatiques symétriques, le modèle anticommuniste en vigueur dans les esprits fabriqués dans le type "guerre froide" ou "terreur blanche"; en reflet avec la volonté "stalino-jdanovienne" d'imposer aux fidèles un modèle mental strictement conforme à la "juste ligne", il reste que: La seule dimension de recherche sur laquelle on puisse enfin se situer est celle-ci: La découverte freudienne apparaissant dans l'histoire comme une phase décisive des progrès dans la connaissance de l'homme, elle ne saurait être protégée par aucune vertu magique contre les effets de la grande loi qui gouverne ce monde: Que toute production de l'esprit doit pouvoir être asservie à une fonction d'asservissement. Et ce d'autant plus qu'il s'agit de production subversive (Témoin tragique, les destins de la leçon marxiste). A partir, donc, de la reconnaissance et de l'éloge des nouvelles lumières, on ne saurait laisser engourdir sa vigilance. La preuve, de surcroît, étant très ordinairement administrée de la malfaisance des usages de la leçon freudienne plus ou moins sauvagement orientés par l'idéologie dominante, la recherche, par principe de méthode inexorable, portera sur les germes de cette malfaisance qu'elle peut éventuellement contenir ou insuffisamment prévenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi fonctionne tout un tumulte, parmi lequel on peut identifier aujourd'hui la recherche d'un "freudo-marxisme" comme un avatar ordinaire des tentations dogmatiques, tumulte bien mal élucidé encore, mais comment en serait-il autrement au point où en sont ici et maintenant les niveaux anti-dogmatiques de la pensée ?&lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=200,height=149,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/sriimg20040219_4732068_05b15d1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Tout de même, ce que chacun, résidus super-dogmatiques mis à part, s'accorde aujourd'hui à reconnaître, c'est que quelque chose s'est passé dans la France de cette fin d'années 30 qui fut le théâtre d'un exceptionnel remue-ménage de l'esprit: Ce remue-ménage est loin d'être hétérogène à tout ce qui travailla "le monde de la psychanalyse" dans tout le cours de ses aventures, aventures "reichiennes", dans l'histoire et la légende, entre autres. Mais, pour bien situer ce dont il s'agit ici et aujourd'hui, il n'est pas exagérément schématique de centrer sur le nom de &lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=95,height=130,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/images16.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Georges Politzer ce qui ne cessera de cheminer jusqu'à nous: La "Question de la psychanalyse" comme fait majeur de l'histoire de ce temps, et la lutte contre sa "récupération" par toutes les forces d'oppression comme question majeure.Il est alors bon de pointer ceci: Qu'il a fallu l'immense audience de Jacques Lacan pour personnifier et animer l'insurrection contre ce que l'on nomme, de façon assez conventionnelle mais non erronée: "La psychanalyse à l'américaine".On ne peut plus parler de la chose en question aussi bêtement et méchamment qu'il a été longtemps d'usage courant, mais comment peut-il se faire que cette mutation n'ait pu s'accomplir que sous l'emprise démesurée de phénomènes de grande notoriété ?La fonction du témoin/acteur de l'histoire secrète serait bien d'apporter ici quelques lumières, permettant de remettre à l'heure ces étranges pendules, en disant un peu de ce qui fonctionne obscurément,derrière le rideau des grandes évidences.Ou, si l'on veut, puisqu'il est enfin question de réapprendre à lire, ce serait surtout de donner à qui veut vraiment lire le texte historique, des morceaux de contexte sans lesquels, comme chacun sait, le texte est toujours plutôt "con", surtout s'il est plus moment d'une histoire que tout autre, et inintelligible autrement que dans la trajectoire des protagonistes par rapport à cette histoire.Par exemple, le texte peut-il être pris dans le même sens si l'on sait ou si l'on ignore que le premier signataire alphabétique en question a trouvé dans sa trajectoire le moment où il lui a fallu décider, de façon aussi peu capricieuse et aussi mûrie que possible, de mettre en purgatoire le vocabulaire "La psychanalyse" ?La déclaration publique de cette décision est datée: 10-I-74; Dans ma mémoire, je perçois comme une latence alors obscurcie cette référence lancinante à la délicieuse et tragique "Lettre de Lord Chandos", d'Hugo von Hoffmannsthal, une de ces oeuvres-phares sans lesquelles on ne saurait bien comprendre ce qui travailla une certaine intelligentsia viennoise à la charnière des siècles, Sigmund Freud par exemple. Dans ce texte qui fut très significativement présent dans mes tentatives d'écrire sur "Le personnage du psychiatre", il est écrit ceci: "D'abord, il m'est devenu impossible de parler de choses élevées ou générales en employant les termes dont pourtant tout le monde se sert couramment.....Mais les mots abstraits, dont pourtant la langue doit forcément se servir pour produire au jour un jugement quel qu'il soit, tombaient en poussière de ma bouche comme des champignons pourris". Je n'avais pas ce jour-là la tête à m'abriter derrière la parole de mon très cher inspirateur, mais j'ai écrit: "La proposition fondamentale est que le vocabulaire de «la psychanalyse«, au niveau des questions qui font l'objet de cette réflexion, fasse l'objet de la plus extrême vigilance critique. Le «moment d'existence historique« que constitue l'ensemble confus de ce qui se parle, ce qui s'entend, ce qui se pratique, etc..., à l'enseigne du mot «psychanalyse« ne saurait être valablement traité sans les plus expresses réserves quant au plus confusionniste des vocabulaires. Cette proposition est particulièrement importante s'appliquant au plus actuel des thèmes les plus actuels, la question «psychanalyse et marxisme«.". Il s'agissait pour moi, alors, de relancer le débat en termes plus résistants aux contaminations dogmatiques ordinaires, avec le vocabulaire "FREUDISME DE DROITE OU DE GAUCHE ?". Ce travail était encadré par un "Prologue: Je vois souvent dans mes songes une pierre agitée de violents soubresauts. C'est celle de Sigmund Freud, mort il y a 34 ans, et j'entends l'ancêtre clamer qu'il n'a pas voulu ça.",et un "Epilogue: J'entends souvent dans mes songes Nicolas Copernic, né il y a 500 ans. Il ne cesse de m'encourager à n'en point démordre, et à ne cesser de dire à moi-même et à mes semblables: «Détrompe toi, et cesse de croire que tu es le centre du monde«."Jusqu'à maintenant, cet appel à la vigilance dans la manipulation du langage n'a pas obtenu grand succès; et comme les tendances confusionnistes dont je devais nécessairement me démarquer n'ont fait que s'enfler, sous le vent des modes, je ne peux que rêver de circonstances dans lesquelles je peux m'amuser à pousser plus loin le bouchon, afin de rire en société: Par exemple, en lançant des jeux de petits papiers où sera livré au plus pur hasard le fait qu'à tel détour de telle phrase, on pourra lire "indifféremment" (!): "psychanalyse", bien sûr, mais aussi, aux caprices du sort: "travail", "physique", "mathématique", "famille", "médecine", "société", "chimie", "pédagogie", "patrie", "géographie", "romantisme", "psychologie", "imprimerie", "musique", "paléontologie", "psychiatrie", "ébénisterie", "amour", "agriculture", "surréalisme", "science", "chasse", "aéronautique", "pêche", "fatigue", "poésie", "repos", "méditation", "histoire", "politique", "philosophie", "sport", "écologie".....Assez détendus par ces exercices spirituels, les partenaires de ce séminaire fécond pourront chercher dans les trésors culturels de l'humanité, un certain "Misère de la philosophie", d'un certain Karl Marx, par exemple, quelques lumières sur les misères de l'homme, avec le Logos et la logique, et le besoin d'incarnations: "Que tout ce qui existe, que tout ce qui vit sur la terre et sous l'eau, puisse, à force d'abstraction, être réduit à une catégorie logique; que, de cette façon, le monde réel tout entier puisse se noyer dans le monde des abstractions, dans le monde des catégories logiques, qui s'en étonnera ?". De ces travaux ardus sortiront de fortes conclusions sur la découverte de la maladie entitaire de l'esprit. On remplira beaucoup de papier avec des débats avides de rigueur, quant à la légitimité de l'entité morbide en question, à l'égard ou à l'écart de l'affection nommée "dogmatisme", aussi sur les techniques visant à délivrer les esprits possédés par les démons des entités abstraites. On s'attrapera vigoureusement quant à savoir s'il s'agit là de thérapeutique ou techniques de soins ou s'il s'agit d'un tout autre registre. Il y aura grandes divergences sur les règles de formation des "thérapeutes" agréés, puis on dira plus volontiers des initiateurs patentés. Et il y aura grande mobilisation de passions orthodoxes, à renfort de fondations de groupes, et de travail de sape de ces fondations.Et voguera la galère.....laissant un jour traîner sur quelque grève, comme une bouteille à la mer, quelque pamphlet précédé d'une vision onirique: Karl Marx s'écriant qu'en dénonçant cette "misère" il n'avait vraiment pas voulu ça !Car enfin, tout compte fait, de quoi s'agit-il ? Ou quel témoignage utile puis-je fournir ? Du moins à qui cherche du contexte significatif dans les trajectoires des partenaires ?D'abord ce premier "effet bio/bibliographique" de cette réalité que la chasse aux abstractions et aux catégories logiques réductrices a tout de même bien davantage fonctionné que ne le laisserait croire le train des censures ordinaires. Il est de fait qu'à Saint-Alban, pendant l'occupation, une réflexion qui prenait pour matériaux hautement féconds les produits du travail de Politzer, de Lacan, de Canguilhem, entre autres, a fonctionné et produit ces textes publiés à la Libération que l'édition tardive de la Thèse de Tosquelles vient de remettre à l'ordre du jour. C'est à cette occasion que j'en parle en 1986 dans ces termes :"A travers l'examen critique des courants de pensée qui traversent l'air du temps, il s'agit de rechercher leur fécondité, tout en démasquant les processus de réification, chosification, fétichisation des notions, qui tendent toujours à s'y infiltrer, par exemple, en fin de séquence, quand il s'agit de «la psychanalyse«, dans les notions d'«inconscient« et d'«instinct«." Pour bien se situer, il s'agit de l'époque où Jacques Lacan s'exprime dans ces termes: "...cette nécessité de répétition que [le psychanalyste] montre comme l'effet du complexe - bien que la doctrine l'exprime dans la notion inerte et impensable de l'inconscient - parle assez clairement."Je ne sais pas jusqu'à quel point vous êtes au courant, mais une existence consacrée à l'exploration la plus libre des pièges dogmatiques ne peut guère ressembler à celle qu'anime la recherche des tranquilles certitudes. Ca va et vient, dans des trajectoires aventureuses, avec des effets polémiques d'un accès pas toujours aisé. Je me souviens par exemple du souvenir qu'a laissé à tel ami, éminent psychanalyste institutionnel et souvent complice, mon texte "Histoire d'un mythe", demandé en 1947 par Henri Ey pour "L'évolution psychiatrique" (Mais oui, dans ces temps de terreur blanche, quelques hommes rares mettaient leur point d'honneur à ne pas prohiber la parole des "marxistes", au contraire, et celui-ci en fut le modèle exemplaire). Ce texte, donc, très ouvertement présenté (avec une référence constante au travail d'Henri Lefebvre) comme inspiré par une autre lecture de Marx que le réductionnisme dogmatique qui tenait déjà le haut du pavé, se donnait clairement comme travail post-politzerien: Il exposait le refus de l'attitude "prohibitionniste" à l'égard de "la psychanalyse", qui caractérisait un certain "post-politzerianisme" d'une rigidité très marxoïde; il disait textuellement, dans cet éloge des lumières freudiennes: "Toute psychologie, psychiatrie ou pédagogie ne peut apparaître qu'infirme si elle se prive de ces lumières." Et, en même temps, il posait la question d'un autre sens ou d'autres suites à donner à la formulation testamentaire de Politzer sur "La fin de la psychanalyse". C'est assurément cet écho donné à ce vocabulaire, "la fin de la psychanalyse", qui chagrinait mon interlocuteur...Alors que, de son coté, il n'a pas mal contribué à en finir avec certains exploits accomplis à l'enseigne de "la psychanalyse", et n'est pas tout à fait de ceux qui considèrent comme sacrilège de poser la question alors en question: "Que peut-on dépister dans la leçon freudienne qui soit, ne serait-ce qu'une protection insuffisante, contre les exactions accomplies en son nom ?". Autre pointage: 1956-Il y avait eu la grande cassure de 52, dans le "monde des psychanalystes" français. Le phénomène lacanien éclatait. Et cependant, l'histoire du monde était bouleversée par l’événement que les porteurs des tendances prohibitionnistes "majoritaires", face aux Freud, Kafka, et autres émissaires du Grand Satan, nommèrent, dans l'échantillon français, "le rapport attribué au camarade Krouchtchev".Le climat "majoritaire", en France, était à la chasse aux sorcières. Au registre qui nous occupe, il faut reconnaître que le bastion des tendances "stalino-jdanoviennes" était plutôt décati, genre château branlant, et que les chasseurs de sorcières n'y trouvèrent pas foule de rabatteurs. Chasse aux sorcières il y eut, avec la grande hémorragie, parmi ceux qui eussent pu fertiliser une réflexion collective disons "post-politzerienne"; mais la résistance aux survivances super-dogmatiques ne fut pas de si mauvaise tenue: La journée d'études de "LA RAISON" du 22 avril 1956 avait déjà manifesté que "la ligne" de "leparti" avait subi la dégénérescence fatale des lignes dogmatiques "régulièrement" établies et que c'était déjà bien râpé avant le coup d'éclat du XX° congrès du P.C.(b) de l'U.R.S.S.Les psychiatres communistes se mirent à ruer dans les brancards, les interventions de Claude Nachin et de Bernard Muldworf entamèrent un mouvement dans lequel j’assumais une responsabilité pleine et entière:Ce fut la tentative de faire succéder à "La Raison", revue, une "Collection La Raison" d'ouvrages collectifs. On ne put en produire qu'un, celui qui est au coeur de notre propos: Il s'agit des "27 OPINIONS SUR LA PSYCHOTHERAPIE" (Ed. Soc.-1961-): Produit d'une journée d'études du 24 janvier 1960 qui avait été préparée avec un matériel délibérément double: Les "Problèmes de psychothérapie" de Paul Béquart et Bernard Muldworf, centrés sur le fait psychanalytique, et mon "Personnage du psychiatre (II) ou l'art de la sympathie" décentrant la question en explorant le champ des effets psychothérapiques.A ma connaissance, il n'existe pas encore d'étude situant cet épisode historique de façon disons "convenable". Ce qui, à mon regard de témoin-acteur, me parait de beaucoup le plus important, infiniment plus que la valeur intrinsèque de nos vagabondages plus ou moins balbutiants, c'est la caractère à la fois très ordinaire et, en la circonstance, extraordinairement affirmé, du phénomène de censure qui se manifeste là.&lt;a onclick="window.open(this.href, '_blank', 'width=95,height=148,scrollbars=no,resizable=no,toolbar=no,directories=no,location=no,menubar=no,status=no,left=0,top=0'); return false" href="http://antonin.blog.lemonde.fr/photos/uncategorized/images12.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Heureusement, survint peu après le grand coup d'éclat: le retentissant "Freud et Lacan" de Louis Althusser, dans La Nouvelle Critique de décembre 64.Changement de décor, l'ancien mode de censure est balayé au vent de l'histoire...La question "Marx et Freud" se pose dans un contexte spectaculairement bouleversé...Et je n'ai plus guère à épiloguer au registre du témoignage personnel qu'en renvoyant aux questions de contexte dont la formulation relève le plus de mon rôle et ma responsabilité...Celles qui traînent à travers un vagabondage qui doit bien trouver ici un terme (provisoire)...En recentrant quand même sur la question centrale qui pourrait par exemple s'éclairer par une référence très autre aux lumières qu'il advint de percevoir ailleurs dans les paroles de Louis Althusser, dans l'"Esquisse du concept d'histoire" de "La Pensée-VI-65-", où sont mis à nu les plus ordinaires vices méthodologiques, quand sont confrontés "la théorie d'un objet et l'existence empirique d'un autre", quand les notions et concepts se traînent "dans un sens éternitaire, fixiste et abstrait", et que le Logos s'empêtre dans l'impuissance à parler de ce qu'il veut dire comme "formes d'existence historique".Décidément, "La fin de la psychanalyse", ce serait bien la fin d'un certain pataugis du Logos, une renaissance des vertus fécondes de la leçon freudienne, que contribuerait à révéler le dépassement du moment historique durant lequel on n'a guère su dire "La psychanalyse" qu'en se servant de ce vocabulaire pour illustrer les vices méthodologiques dominants dans tels moments d'existence empirico-historique.Plus je joue à mes petits jeux méthodologiques cocasses, plus j'avive pour moi-même le questionnement sur la place de l'entité "psychanalyse" dans le système de communication contemporain. Voulez-vous jouer avec moi ?[...au choix...] est un ensemble de concepts, de discours, de pratiques...[qui a par nature un caractère globalement pernicieux]...[qui ne saurait par nature faire l'objet d'usages pernicieux]...[dont la connaissance relève exclusivement d'exposés doctrinaux de modèles assurés, et où il est vain d'explorer les profondeurs ténébreuses de ce qui a pu grouiller à son enseigne dans l'histoire secrète, le remue-ménage des inquiétudes humaines, les manipulations habiles, les cheminements incertains, les tentatives maladroites, les replis frileux et les coups intrépides, le contexte profond et obscur...].Au fond, si, dans tel domaine des bruits et des actions où se résoud le commerce des hommes, les mouvements profonds et incertains qui y sont en fait, comme ailleurs, la chair de l'histoire demeurent objets non-identifiés, si tout ne peut encore y être perçu et décrit qu'au registre littéralement superficiel des apparences très manifestes, des événements dominants, actes officiels,...etc...(voyez histoire traditionnelle), c'est qu'il y a là quelque chose qui fonctionne dans l'ordre logomachique, et où diable ai-je découvert tant de données fécondes sur le pouvoir des mots ???Tout compte fait, ma manière de mettre en boite et déposer dans un sépulchre blanchi "la psychanalyse", dans tout contexte faisant entendre ce logos comme substantif entitaire, me laisse considérer comme des leurs, et réciproquement, par les moins cléricaux des psychanalystes. Avec eux, je considère comme de stupides militants obscurantistes les prohibitionnistes de "la psychanalyse" qui tiennent encore une place non négligeable dans le panorama.Pour moi, ces vestiges issus des amours coupables des cléricalismes ecclésiastiques, église stalino-jdanovienne comprise, pourraient être mieux combattus si la leçon freudienne était moins ordinairement parlée elle même,en reflet, sur un mode aussi cléricalement ecclésiastique. Les contaminations dogmatiques, sectaires, tout ce qui va de l'intolérance dans la relation ordinaire à autrui au petit historicisme conventionnel et plat, donne encore trop à voir une image inquiétante, au regard de qui résiste au dilemme rejet/adhésion fusionnelle. Et je ne vois guère comment enrichir encore la portée de la leçon freudienne sans un approfondissement de la recherche sur tout ce qui tend à oblitérer son aventure comme tumultes de moments empirico-historiques.Je me souviens d'avoir souvent dit, à propos de la question des topiques" que ce qui était fécond, c'était le travail sur la question. De même que, à propos de Marx et l'aliénation, ce qui était fécond, c'était le travail sur la question. Au fond, même principe.Au fond, pour recentrer sur l'épisode de 49, l'intérêt de la question, aujourd'hui, ce serait bien moins d'étudier le texte que de toujours le mieux situer. Or, c'est bien ce qui est parti, quelque chose comme le refus d'une cuistrerie qui fut trop longtemps accablante. Et ce refus me semble bien porter déjà des fruits assez nouveaux; les tendances "ecclésiastiques", canalisatrices de l'histoire dans l'ordre de codes contraignants, commencent assez nettement à faire "château branlant".Riche de sens, que le phénomène soit loin d'être particulier à "la psychanalyse", pas plus qu'il n'est particulier à ce qui se passe du coté du "marxisme".Peut-être est-il déjà assez avancé pour que puisse faire quelque percée l'usage du mode ironique, humoristique, sarcastique, permettant par exemple de s'amuser aux jeux fertiles de la boutade, et d'imaginer un père Freud s'écriant: "Quant à moi, ce que je sais c'est que je ne suis pas psychanalISTE", mettant au défi ses disciples de réagir comme les moins coincés des admirateurs de Marx réagissent à la célèbre boutade: "Quant à moi, ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxISTE."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait de : &lt;a href="http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/2005/10/psychanalyse_et.html"&gt;http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/2005/10/psychanalyse_et.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115186149680604681?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186149680604681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186149680604681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/psychanalyse-et-pcf.html' title='psychanalyse et P.C.F'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115186118082016951</id><published>2006-07-02T10:22:00.000-07:00</published><updated>2006-07-02T10:26:20.833-07:00</updated><title type='text'>psychanalyse "engagée"</title><content type='html'>Une des particularités de la psychanalyse argentine est son ouverture non seulement aux différentes écoles de pensée de la psychanalyse moderne mais aussi à des courants philosophiques et socio-politiques proches du marxisme et du socialisme. Cette psychanalyse "engagée" a pu cohabiter, non sans certains malaises toutefois, avec une vision plus médicale et rangée de l'engagement psychanalytique. Il n'est pas habituel de voir une tête d'affiche de la psychanalyse être membre des Brigades Internationales et militer activement et ouvertement pour la gauche. Ce fut pourtant le cas en Argentine pour Marie Langer et plusieurs autres.&lt;br /&gt;   L'engagement social en faveur de valeurs démocratiques et de la liberté s'est aussi manifesté à l'intérieur de la Société Psychanalytique d'Argentine par une contestation orchestrée des normes de formation et des rapports hiérarchiques dans la foulée des mouvements de la fin des années soixante. Ces contestations menées d'abord au sein de la Société puis auprès des instances internationales a mené à une scission lorsqu'un groupe d'étudiants et de didacticiens, regroupés autour de Marie Langer et &lt;a href="http://pages.globetrotter.net/desgros/auteurs/sudam/rodrigue.html"&gt;Emilio Rodrigué&lt;/a&gt;, ont démissionnés en bloc au début des années soixante-dix pour fonder une association rivale. Toutefois, en dépit de cette rupture, les deux groupes ont su renouer quelques années plus tard des relations cordiales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;extrait de :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pages.globetrotter.net/desgros/ecoles/argentin.html"&gt;http://pages.globetrotter.net/desgros/ecoles/argentin.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115186118082016951?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186118082016951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115186118082016951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/07/psychanalyse-engage.html' title='psychanalyse &quot;engagée&quot;'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115186004591848959</id><published>2006-07-02T10:05:00.000-07:00</published><updated>2006-07-02T10:07:25.946-07:00</updated><title type='text'>Recherches bibliométriques de l’IIHEP</title><content type='html'>Recherches bibliométriques de l’IIHEP&lt;br /&gt;www.iihep.com&lt;br /&gt;Institut International des Hautes Etudes en Psychanalyse Dernière mise à jour 1 juillet 2006&lt;br /&gt;11 Place Charles de Gaulle&lt;br /&gt;3ème étage&lt;br /&gt;13 001 Marseille&lt;br /&gt;&amp;&lt;br /&gt;Christian Nots&lt;br /&gt;Centres de consultations psychanalytiques&lt;br /&gt;de Nîmes de Marseille :&lt;br /&gt;32 Rue Mallet Stevens 11 Place Charles de Gaulle&lt;br /&gt;Forum de Ville Active Bat. C &amp; 13 001 Marseille&lt;br /&gt;30900 Nîmes&lt;br /&gt;Tel : O6 07 99 52 60&lt;br /&gt;Fax : 04 66 84 87 22&lt;br /&gt;Net : www. iihep. com&lt;br /&gt;Mail : christian.nots@iihep.com&lt;br /&gt;________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abgrall Jean-Marie, Tous manipulés, tous manipulateurs, Editions Générales First, 2003.&lt;br /&gt;Abraham Nicolas, Torok Maria, L’écorce et le noyau, Flammarion, 1987.&lt;br /&gt;Adorno Théodor Wiesengrund et al., The Authoritarian Personality, New York, 1950&lt;br /&gt;Adorno Théodor Wiesengrund, Dialectique négative, Payot, 2003.&lt;br /&gt;Aglietta Michel, Rebérioux Antoine, Dérives du capitalisme financier, Albin Michel, 2004.&lt;br /&gt;A.I.D.A., Argentine: une culture interdite. Pièces à conviction 1976-1981, Maspero, 1981.&lt;br /&gt;Althusser Louis, Idéologie et appareils idéologiques d’Etat. Positions, Editions Sociales,&lt;br /&gt;1976.&lt;br /&gt;Amar Hanania Alain, Féral Thierry, Le racisme : ténèbres des consciences. Essai,&lt;br /&gt;L’Harmattan, 2005.&lt;br /&gt;Amnesty International, Les disparus. Rapport sur une nouvelle technique de répression,&lt;br /&gt;Seuil, 1981.&lt;br /&gt;Amnesty International, URSS : utilisation abusive de la psychiatrie, Amnesty International,&lt;br /&gt;1983.&lt;br /&gt;Amourous Charles, Blanc Alain, Erving Goffman et les Institutions Totales, L’Harmattan,&lt;br /&gt;2001.&lt;br /&gt;Angelergues René et coll, Psychologie de la connaissance de soi, PUF, 1975.&lt;br /&gt;Appadurai Arjun, Après le colonialisme : les conséquences culturelles de la globalisation,&lt;br /&gt;Payot, 2005.&lt;br /&gt;Ardant du Picq C., Études sur le combat, Champ libre, 1978&lt;br /&gt;Ariès Paul, Décroissance ou barbarie, Golias, 2005.&lt;br /&gt;Arendt Hannah, Le système totalitaire. 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C’est ce que Marx nous rappelle en mettant l’essence du communisme non dans la projection d’une société idéale, mais dans le mouvement vers. En ce sens, la politique est une violence qui restaure. Freud et Lacan le disent d’une autre façon.&lt;br /&gt;Lorsque Lacan s’interroge sur le statut éthique de la psychanalyse, nous répondons par une autre question l’inconscient a-t-il un fondement éthique ? Or l’inconscient n’est-ce pas ce qui échappe à tout fondement ? On peut en analyser les processus et mécanismes, on ne peut le réduire à une catégorie. Et lorsque Freud, épouvanté par la guerre, découvre la pulsion de mort inhérente à l’inconscient et que Lacan la lie à la jouissance, on peut dire que l’inconscient se moque de l’éthique.La véritable éthique de l’inconscient ne se cherche pas dans ce qu’il est, mais dans, ce qu’il réfute, dans ce qu’il fait voler en éclats et ce qu’il produit, elle est dans le geste de sa découverte et de sa fondation. L’inconscient a bien un « fondement d’ordre épistémique » (Ph. Julien). Et c’est dans ce déplacement qu’il faut voir l’éthique de la psychanalyse. Elle fait de l’inconscient non plus l’envers du conscient, sa simple face cachée, mais un ailleurs structuré, un objet scientifique, elle inaugure un enjeu : celui de la vérité (Althusser). C’est sur ce déplacement de Freud que Lacan travaille, et lorsque Lacan travaille sur ce déplacement pour nous le faire entendre, il est lui-même obligé de se déplacer à l’intérieur des champs de forces idéologiques qui sont à l’oeuvre dans l’interprétation que l’on donne de la découverte freudienne pour la mieux « digérer ». Annexions diverses par la psychologie, la biologie, la philosophie, la sociologie... dont nous parle Althusser et qui signe la « retombée en enfance »[7] de la psychanalyse. Ce travail lacanien de différenciations et de démarcations, c’est un travail du politique. Il a des effets idéologiques et théoriques subversifs. C’est à suivre l’ordre de l’inconscient lui-même (en en construisant les concepts) que Lacan en restitue sa dimension radicale, c’est-à-dire politique, dans le sens où en effet politique veut dire dialectique. Dialectique ne signifie pas seulement qu’il n’y a pas de tout globalisant, mais renvoie à la question de ce qui fait écart (comment et pourquoi) là où l’on tendrait à fonder, et qui institue le contradictoire (l’inouï en ce sens, ou encore l’impossible), là où l’on voudrait la réconciliation et l’utopie. L’inconscient est donc un savoir « dys-harmonique » et « les formations de l’inconscient (symptôme, rêve, acte manqué, trait d’esprit) ont ce trait commun d’introduire une négativité » [8].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; N.Thévenin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;source ; &lt;a href="http://multitudes.samizdat.net/Psychanalyse-une-passion-politique.html"&gt;http://multitudes.samizdat.net/Psychanalyse-une-passion-politique.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115169023078266437?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115169023078266437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115169023078266437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/06/psychanalyse-une-passion-politique.html' title='Psychanalyse : une passion politique'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115168996918383934</id><published>2006-06-30T10:48:00.000-07:00</published><updated>2006-06-30T10:52:49.196-07:00</updated><title type='text'>Thèmes de réflexion</title><content type='html'>Reprenant à leur compte la répartition des trois types de savoir de Max Scheler, Karl-Otto Apel et Jürgen Habermas conçoivent la psychanalyse comme modèle du savoir émancipateur et de la critique de l’idéologie. Ce faisant, ils s’appuient sur la reformulation de la psychanalyse par Alfred Lorenzer. En confrontant les lectures de Appel et de Habermas à leur source d’inspiration première, nous analyserons leur conception de la critique de l'idéologie à l'image de leur représentation de la cure psychanalytique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thierry Simonelli : Psychanalyse et critique de l'idéologie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de l'analyse comparative de la conduction de deux cures psychanalytiques, l'auteur examine comment la pensée et la plus grande intimité du fantasme sont des formations groupales et sociales, bien loin d'obéir à des facteurs essentiellement individuels. Ces facteurs forment le sujet à son insu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luiz Eduardo Prado de Oliveira : Individu et société dans la cure analytique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question se pose : comment la psychanalyse s'inscrit-elle dans la démarche de la théorie critique ? Partant de l’ “intérêt de connaissance émancipatoire” (Habermas, Connaissance et intérêt) qui caractérise la psychanalyse et en fait une démarche d’autoréflexion (Habermas), il sera pertinent de mener une analyse critique d’ensemble des difficultés rencontrées par Fernichel, Reich, Bernfeld ou encore Fromm. Dans un second temps, suivre les grandes lignes de la réception et de l’intégration de la psychanalyse dans la théorie critique lèveront quelques hypothèques actuelles et éclaireront le débat qu’entretiennent, en Allemagne, des sociologues ou psychanalystes, disciples d’Horkheimer, Adorno et Mitscherlich.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Elena Pasca : La réception de la psychanalyse dans et par la théorie critique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Email : &lt;a href="mailto:ActuelMarx@u-paris10.fr"&gt;ActuelMarx@u-paris10.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115168996918383934?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115168996918383934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115168996918383934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/06/thmes-de-rflexion.html' title='Thèmes de réflexion'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115160467403761370</id><published>2006-06-29T11:08:00.000-07:00</published><updated>2006-06-29T11:11:14.053-07:00</updated><title type='text'>Otto Fenichel : destins de la gauche freudienne</title><content type='html'>Otto Fenichel : destins de la gauche freudienne de &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url/index=books-fr&amp;field-author=Jacoby%2C%20Russel/403-5160785-0746812"&gt;Russel Jacoby&lt;/a&gt; (Auteur)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en croire cet essai iconoclaste, la psychanalyse, cette science du refoulement, serait victime de son propre refoulement. Ainsi Russell Jacoby a-t-il découvert une coterie de psychanalystes qui, tout en se faisant publiquement les défenseurs de l'analyse classique, n'en travaillèrent pas moins secrètement à préserver son élan et ses ambitions intellectuelles d'origine, à lui donner une dimension sociale d'inspiration marxiste.Ce cercle, animé par Otto Fenichel et fréquenté par des personnalités aussi éminentes que Annie Reich ou Edith Jacobson, entretint une correspondance secrète pendant plus d'une décennie. Ces circulaires, ou Rundbriefs, essentiellement rédigées par l'auteur de la Théorie psychanalytique des névroses, tiennent la chronique des événements touchant le petit monde de la psychanalyse mais aussi des problèmes urgents de l'heure.Puis l'émergence du fascisme en Europe a coupé la psychanalyse de ses racines les plus radicales : dans leur nouveau pays, les analystes réfugiés ont préféré taire leurs engagements politiques et oublier leur passé européen. Ainsi s'expliquent la médicalisation de la psychanalyse, sa déféminisation et, surtout, l'enfouissement du freudisme politique dans les profondeurs de l'inconscient historique. La psychanalyse militant n'a pas survécu aux assauts du maccarthysme et du conformisme des années 1960. Tel est le tragique destin de la gauche freudienne dont Jacoby fait ici l'autopsie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/23519207-115160467403761370?l=psychamarx.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115160467403761370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/23519207/posts/default/115160467403761370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychamarx.blogspot.com/2006/06/otto-fenichel-destins-de-la-gauche.html' title='Otto Fenichel : destins de la gauche freudienne'/><author><name>http://www.qwarkpsy.eur.st/</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15474962551476495689</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://3.bp.blogspot.com/_9IrK8X6cEA8/SavjyEAJlGI/AAAAAAAAAxM/vC3wioiIArA/S220/n669569393_1288046_2529583.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-23519207.post-115160360099046466</id><published>2006-06-29T10:50:00.000-07:00</published><updated>2006-06-29T10:53:21.030-07:00</updated><title type='text'>les rapports des communistes français avec la psychanalyse."</title><content type='html'>C'est alors qu'Arnaud Spire engage la seconde partie du débat, sur les rapports des communistes français avec la psychanalyse." Le moins que l'on puisse, dire c'est que le parti qui se revendiquait de la classe ouvrière ne s'est pas massivement intéressé au freudisme. Pourtant Georges Politzer, avant de devenir communiste, y avait travaillé, comme Henri Wallon, au début des années trente. Sans même parler de la période 1949-1950, le PCF n'a pas favorisé le débat sur la psychanalyse. Et quand paraît une partie de la Révolution sexuelle, de Wilhelm Reich, un anti-freudisme communiste se constitue contre le freudo-marxisme..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elisabeth Roudinesco intervient alors pour distinguer les directives du PCF et ce qui se passait à la base, où ces directives n'étaient pas forcément suivies - elle cite Lucien Bonnafé, qui signe le texte de 1949, mais continue de pratiquer la psychanalyse ! - ce qui à ses yeux explique l'évolution ultérieure, avec Louis Althusser notamment. Elle ajoute que, si les communistes français ont été d'un anti-freudisme épouvantable, les freudiens furent d'un anticommunisme épouvantable aussi. Elle raconte le drame de Reich, qui fut exclu des deux camps en même temps en 1934, et l'internationale freudienne, qui fut plus anti-communiste qu'anti-nazie, avant d'être liquidée par les nazis, et poursuit: " Le PCF étant dans un pays où il y avait un extraordinaire développement du freudisme, il a bien dû se débrouiller avec cette réalité. Et quand Politzer devient anti-freudien féroce et d'un stalinisme effarant, il l'est plus que la direction de son parti, qui n'en demandait pas tant. Et puis enfin, l'ennemi numéro un de la psychanalyse, partout, c'est d'abord l'extrême-droite..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arnaud Spire retrace alors le long processus qui, de la condamnation du freudisme de 1949-1950 par le PCF, a conduit à l'article de Louis Althusser sur Lacan dans la Nouvelle Critique en 1964, qui fut " un signe tangible que le temps des excommunications était en train de passer ", puis aux années 70, au Congrès de Tbilissi, en Géorgie, sur l'inconscient..." Moi aussi, je veux bien défendre le PCF, je trouve ça bien ! (rires dans le public), mais qui peut dire que sa position a été absolument sans influence au-delà de nos frontières ? ". Et il évoque une histoire personnelle: " moi j'ai été de ceux qui, sans doute pris par le zèle d'un Politzer ou d'autres, ont longtemps lu à l'envers ce que Marx avait écrit sur les rapports entre individu et société. Alors qu'il écrit que le développement de chaque personnalité conditionne le développement des sociétés, j'entendais que pour lui, pour transformer les individus, il fallait attendre que la société soit transformée. Par curiosité, un jour, j'ai vérifié que cette fausse version, nous l'avons écrite ! Alors la responsabilité est-elle en haut ou à la base, je ne sais, mais cette fausse phrase, tout le monde a pu la lire..." Un long débat s'ensuit avec le public (cf.encadré), au cours duquel Elisabeth Roudinesco déplora qu'on en soit arrivé à une situation " où la demande sociale ne favorise pas le discours psychanalytique. Si nous sommes ici ensemble, c'est parce que c'est la fête de l'Humanité: il n'y a pas une place publique en France, qui peut ouvrir un débat sur la nécessité de la psychanalyse pour rendre les gens libres. Pourquoi ? parce que personne ne veut que les gens soient libres ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de diverses interrogations, celle d'une personne qui demandait ce que pouvait être l'" utilité de la psychanalyse pour les militants communistes " entraîna une première réponse, sous forme de question, de David Wizenberg: " demandez-vous un outil de plus pour augmenter votre efficacité au service d'un programme, ou bien attendez-vous de la psychanalyse qu'elle vous aide à accéder plus finement à une humanité, à la perception du fonctionnement de l'autre ? Dans cette dernière hypothèse, la psychanalyse peut vous aider y compris à modifier le programme, votre façon de poser les questions (applaudissements). La psychanalyse est anti-fasciste, a-t-on dit, mais on dit aussi que le marxisme est dialectique...pour autant les marxistes le sont-ils toujours ? Il y a bien eu des moments où les communistes ont pris des positions contre des avancées concernant les femmes, l'avortement, et ils peuvent avoir des comportements contradictoires dans leur vie privée. Le communiste est quelqu'un qui s'engage dans un travail de révolte sociale parfois lourd à porter. C'est fatigant ! Et cette fatigue quotidienne peut rendre un peu faible dans d'autres domaines. L'histoire des communistes et celle des psychanalystes montrent cette difficulté à assumer cette position de révolte en tous domaines. Mais ce questionnement sur la révolte, dont s'occupe la psychanalyse, intéresse tout le monde. Et puis, entre les communistes et les psychanalystes, l'un des problèmes fut une certaine conception objectivante de la science, de l'individu comme résultat de la lutte des classes, etc. Beaucoup de questions restent ouvertes, que les communistes doivent retravailler pour que la psychanalyse leur soit utile."&lt;br /&gt;Julia Kristeva, pour sa dernière intervention, répond d'abord à une femme qui a posé une question sur les médicaments et les électrochocs." J'ai des patients, en analyse, qui sont eux-mêmes psychiatres et qui sont choqués par la recrudescence des pratiques sismographiques et autres traitements électriques. Il faut dire que dans certains cas on ne peut les éviter. Je me suis trouvée dans une telle situation, un jour, lorsqu'un ouvrier est arrivé à l'hôpital à la suite d'un choc psychique dû à un deuil. Il était comme paralysé, immobile, incapable de parler. Il n'était donc pas question d'entreprendre un traitement psychanalytique, et la chimie n'y pouvait rien. La seule solution provisoire était l'électrochoc. Je ne dis pas cela pour généraliser cet usage, mais pour expliquer que dans certaines situations il est inévitable. A partir de là, il faut questionner cette pratique psychiatrique et voir dans quelle mesure elle est généralisée. Il faut peut-être aussi reposer la question du déclin de la formation psychanalytique des psychiatres, qui font de plus en plus de cures comportementalistes, cognotivistes, etc., mais de moins en moins de psychanalyse. Cela dit, une fois que la personne est passée par les électrochocs, le problème n'est en rien réglé, et c'est là que commence le rôle du psychanalyste. Car on a soulagé, on a fait sortir de l'état paralysé et muet, mais on n'a pas levé les causes qui conduiront à des malaises analogues. Malheureusement, ce qu'on ne fait pas aujourd'hui, c'est ce qui doit suivre les électrochocs."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julia Kristeva répond ensuite à une question sur le concept d'inconscient, en rappelant que ce fut quelque chose de construit, en constante évolution, et jamais quelque chose allant de soi." La recherche psychanalytique est très diverse et vivace. Par exemple, il existe bien des tentatives de penser le pré-psychique, d'introduire dans l'inconscient tout ce qui est d'ordre biologique, d'ouvrir l'histoire, des aspects politiques, etc. Les chercheurs n'en restent pas à la notion d'inconscient de 1900." Puis elle aborde la question tant soulevée par le public, des rapports des communistes avec la psychanalyse. Que peut faire le militant communiste de la psychanalyse ? Je répondrai par une boutade: le militant peut se demander quelle est la dépression qui l'a conduit à adhérer (rires et applaudissements). Et la seconde question rejoint celle que Proust et Hannah Arendt (qui était une lectrice de Proust) se posaient: comment se fait-il qu'en France la question de Hamlet "être ou ne pas être" soit devenue "en être ou ne pas en être" ? Autrement dit, la question "Qui suis-je ?" est devenue une question d'appartenance à un clan. Tout le monde veut avoir une identité, mais ce n'est pas une identité personnelle. C'est le "je suis féministe", "je suis homosexuel (le)", "je suis corse", "je suis lepéniste". Cela me ramène à la question du monsieur, et je lui demande à mon tour: s'il ne pouvait pas "appartenir", où irait son désir ? C'est peut-être une question qu'un membre du Parti communiste pourrait se poser, tout en continuant à adhérer, car la question d'" en être" est une question de liens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne posait le problème de la différence entre l'individuel et le social; je ne ferai pas une aussi nette différence, car je crois que l'individuel, c'est déjà du social. L'analyste s'intéresse à la question de l'être, mais laisse entière la liberté du sujet pour décider que faire du "en être". Vous, si vous êtes militant, vous êtes dans une optique d'" en être". Tant mieux pour vous, c'est une solution, peut-être provisoire, peut-être pour toute la vie. Mais si vous imaginez, un jour, que vous pouvez ne pas "en être", que ferez-vous de vos désirs ? C'est une bonne question, car ça permettrait d'" en être" avec plus de lucidité et peut-être plus de sens critique."&lt;br /&gt;Enfin Julia Kristeva concluait par quelques mots sur la révolte de la démarche analytique, et la révolte de la démarche communiste." Je suis de ceux qui ont traversé, dans ma jeunesse, les mouvements communistes, puis je m'en suis écartée. Je trouve aussi qu'on est en train de fermer une parenthèse, celle du discrédit du communisme. Vous savez autant que moi qu'il y a mille raisons à ce discrédit. Néanmoins, en considérant l'histoire de ce pays, et celle de l'Europe, je crois que nous appartenons, nous les analystes, et certains communistes - disons les communistes moins les staliniens - à un courant qui est la pensée du négatif. Cette pensée du négatif est un des bons côtés de notre civilisation (en le valorisant on pourrait être à la fois national et européen). Par pensée du négatif, j'entends l'interrogation, l'inquiétude, la contestation, la révolte; cela consiste à ne pas se contenter des valeurs et des réponses acquises. Cette tradition remonte à Platon: il y a l'être, je peux interroger l'être, ça donne lieu au dialogue, à la prière chrétienne."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit souvent que les analystes sont une version laïque des catholiques, et les communistes des cathos décolorés. Il y a quelque chose d'intéressant dans cet amalgame, qui est généralement fautif. Dans la démarche qui conduit une personne en analyse, il y a une interrogation. Dans la démarche de celui qui prend sa carte au parti, il y a ce mécontentement, des questionnements, ce souci d'interroger, de se cramponner. Celui qui adhère se dit "ça y est, j'ai trouvé". S'il ne se pose plus de questions, cela donne la dérive des dogmatismes qu'on a connus dans le passé. Dans une analyse, l'individu apprend la nécessité de l'éternel questionnement et, lorsqu'il arrive à la fin de l'analyse, le lien est rompu, contrairement à ce qui se passe avec les obédiences religieuses, y compris les plus respectueuses. Mais bien sûr, chacun peut avoir en tête bien des exceptions..."&lt;br /&gt;Il appartenait à Elisabeth Roudinesco d'intervenir la dernière: " Tout Freud est dans le travail du négatif, dans l'inacceptation au fond de quelque chose qui est donné. Pourquoi va-t-on voir un psychanalyste ? Parce qu'on n'est pas content soit de ce qu'on est, soit de la manière dont on le vit. Et je crois que c'est pour cela qu'entre nous il y a toujours eu ces liens. Beaucoup de communistes se sont fait analyser, d'après ma pratique. Il y a une histoire commune entre, disons, ce qu'a pu être la diaspora des communistes, les interrogations du marxisme, et l'histoire de la psychanalyse. Ce sont deux internationales, dans nos deux histoires il y a des juifs, et puis il y a ce travail du négatif, cette révolte dont parle Julia. Et cette communauté entre ces deux histoires, se retrouve aussi dans la pratique. Pourquoi ? Parce que, tout de même, même s'il y a beaucoup de psychanalystes de droite, individuellement, la psychanalyse a toujours été portée par des valeurs de gauche."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychanalyse vient du nietzschéisme, de quelque chose qui est critique, qui soupçonne, qui est port
